Paris Web 2009, c’était bien

Oui, Paris Web 2009, c’était bien, encore mieux que Paris Web 2008. Je sais, c’est facile à dire et on dit ça chaque année en comparaison de l’année passée.

Mais croyez moi, si on le dit, c’est que c’est vrai.

Une organisation sans failles réalisée par des passionnés, des gens qui aiment ce qu’ils font et ça se sent, ça se voit.

Je le redis du fond du coeur : bravo et merci à l’équipe organisatrice de paris Web, vous faites un travail qui force le respect.

Passons aux conférences, j’avais fait un retour précis en 2007, pas en 2008 ou mon Paris Web avait été un peu « bordélique » entre la perte de mon téléphone et les dossiers à gérer en urgence.

Paris Web 2009 : les conférences du Jeudi

Utilisabilité : quand le webdesign rencontre le marketing

Par : Christophe Zlobinski-Furmaniak

Mon avis sur la conférence :

La conférence est intéressante, bien que déjà « sensibilisé » aux problèmes de marketing liés au design web, une piqure de rappel ne fait jamais de mal, Christophe est passionné par son sujet on pourrait même dire qu’il est habité, peut être un peu trop.

Le seul problème de la conférence, c’est que Christophe agresse un peu son auditoire en martelant ses vérités avec un arrière goût de « c’est comme ça et pas autrement » ce qui ne facilite pas forcément la discussion post conférence.

Webdesigner, l’homme qui parlait à l’oreille des intégrateurs

Par : Gilles Vauvarin

Mon avis sur la conférence :

Je connaissais le but de la conférence car Gilles m’avait fait parvenir un petit questionnaire sur le sujet de la relation designer / Intégrateur.

Gilles est à l’aise, il connait son sujet, on parle de problèmes relationnels et de communication entre les deux métiers, d’outils pour uniformiser les process de travail, beaucoup de réactions dans la salle, tout le monde se retrouve à un moment ou à un autre dans les sujets évoqués.

Ca se ressent dans les questions et les discussions post conférence et l’on pourrait résumer en un mot ce qui est nécessaire pour améliorer les relations entre les créatifs et les intégrateurs : communication.

Le Webdesign orienté business

Par : Jeremie Patonnier

Mon avis sur la conférence :

Deuxième conf sur le webdesign orienté marketing, le sujet est vaste et Jérémie nous apporte de nombreuses pistes de réflexion sur des sujets aussi divers que la relation client, l’intégration des problématiques marketing et ROI dans l’élaboration des designs.

J’ai beaucoup aimé la conférence, seulement, comme je l’ai souligné plus tard, on reste orienté « grands comptes », à nous de transférer les apprentissages dans nos process plus « modestes ».

Mobile, nouvelles fonctionnalités

Par : Charles McCathieNeville

Mon avis sur la conférence :

Charles a fait l’effort de faire sa conférence en français, d’un côté c’est appréciable pour les non anglophiles, d’un autre, ça retire pas mal de peps à la conférence.

Charles fait un tour d’horizon du marché des navigateurs mobiles, des technologies embarquées, des possibilités offertes à l’heure actuelle et à venir.

Je ne me suis pas encore trop penché sur le transfert de compétences vers le marché mobile, il me manque donc pas mal de connaissances pour apréhender certaines informations transmises lors de la conférence.

Webdesign et qualité

Par : Florent Verschelde (O2Sources), Benjamin De Cock

Mon avis sur la conférence :

Je connais bien les deux intervenants et il s’en sortent plutôt bien.

Une conférence pour les web designer, ergonomie, utilisabilité, expérience utilisateur, on passe tout au crible, les conférenciers sont habités par leur sujet et ça se sent, ils font passer leur passion et leurs connaissances avec facilité.

Paris Web 2009 : les conférences du vendredi

Référencement et standards web : la même destination

Par : Thierry Régagnon (RESONEO)

Mon avis sur la conférence :

Jusqu’à maintenant, les conférences traitant de référencement à Paris Web ne m’ont pas convaincu, trop orientées auto promo et « bisounours faites ce que google vous dit don’t be evil ».

Le début de la conférence me surprend très agréablement, Thierry connait très bien son sujet (le référencement) et drive parfaitement l’introduction de sa conférence.

La conférence traite surtout de l’effet de l’usage des micro formats et de RDFa dans les affichages des snippets dans les SERPs actuelles et à venir. Seul regret, pas d’informations sur un impact potentiel sur le positionnement, on reste plus dans des données marketing (SEM).

De l’ergonomie pour mon ecommerce

Par : Amélie Boucher

Mon avis sur la conférence :

Bonnes pratiques en matière de communication et d’ergonomie pour les sites d’ecommerce. Bonnes pratiques rentrant parfois en conflit avec les standards d’utilisalité.

Pensez vente et seulement vente, testez vos designs sur des groupes tests, connaissez votre cible, adaptez des bonnes pratiques commerciales qui ont fait leur preuves IRL, compensez le manque de conseil d’un vrai vendeur par de l’information distilée au bon endroit.

Amélie est habituée des conférence et ça se voit, bonne conférence, rien à dire.

ROI et performance web : intégrer la culture de l’optimisation à la stratégie internet

Par : Arnaud Brin

Mon avis sur la conférence :

Je vais être direct : chiant à mourrir.

Le sujet était potentiellement intéressant, mais au bout d’un quart d’heure de slides surchargés, j’ai décroché.

Arnaud à fait sa conférence comme on présente les résultats d’un audit à un client, en petit comité, et là, franchement ça ne fonctionnait pas du tout.

WCAG 2.0, Flash, PDF, Javascript et les autres sont dans un bateau…

Par : Aurélien Levy (Temesis), Sébastien Delorme

Mon avis sur la conférence :

Pas trop dur, les deux connaissent leur sujet sur le bout des doigts.

Présentation des WCAG 2.0, flash « accessible », PDF « accessible », ARIA outils open source, un beau tour d’horizon bien traité et bien géré.

Une seule question demeure, Aurélien, c’est quoi ton programme sportif ? On veut savoir, parce que l’année dernière, Aurélien, c’était plutôt comme moi, format Homer Simpson, et cette année c’est plutôt format athlète de compétition avec des bras comme mes cuisses.

Paris Web 2009 : les gens

L’autre grand point important de Apris Web, c’est la rencontre de plein de gens avec lesquels on échange toute l’année, soit sur leurs blogs, leur twitter, skype…

Cette année encore on a pu parler, partager, discuter, plus ou moins longtemps, mais se voir est déjà important.

Avec en vrac :

J’en passe et des meilleurs, j’ai parlé avec de nombreuses personnes dont je ne connaissais pas forcément le nom, surtout lors des repas du jeudi midi et soir, donc n’hésitez pas à vous présenter dans les commentaires si vous passez par là, j’aime bien savoir avec qui j’ai échangé.

I’m a Big Buzz Blogger… ou pas

Nuage de mots de l'article I'm a Big Buzz Blogger... ou pas.

Il y a 15 jours, je reçois un email surprenant par le formulaire de contact du blog.

D’après mon interlocutrice, mon blog serait dans le top 10 d’un classement de blogs dont je n’avais encore jamais entendu parlé : Les Big Buzz Blogs (moi aussi je sais faire des liens en nofollow) du site lepost.fr, catégorie Geeks.

Surprenant sur plusieurs points, déjà que mon blog fasse partie d’un top 10 quelconque (j’ai quitté le top 100 de Wikio depuis bien longtemps) ensuite, je suis classé en catégorie Geeks, alors qu’on ne peut pas vraiment dire que ce blog traite de la culture Geek.

Renseignements pris, d’après la société partenaire de lepost.fr, le cabinet RCA, le classement a été réalisé à partir de deux critères principaux étudiés sur les dernières semaines : L’évolution du nombre de commentaires et de liens entrants (Plus un mystérieux critère de pondération).

On m’invite donc à aller participer au petit déjeuner organisé pour dévoiler le classement à La Cantine. Je réfléchis un peu, me renseigne, un contact professionnel risque d’y être, j’ai des rendez-vous à caser à Paris…

Finalement j’irai, l’expérience peut être intéressante et au passage, si on peut prendre du contact business, ce serait tout benef.

Donc, me voila le mercredi matin, accueilli par Aude Baron, la journaliste qui m’avait contacté. Petite discussion rapide, nous sommes deux blogueurs présents sur les 10 « primés », Pierre Lecourt, de Blogeee.net et moi même.

Une vingtaine de personnes sont présentes pour assister à la « cérémonie », des curieux, probablement quelques personnes de la com ou journalistes et quelques professionnels du secteur.

Vient le moment de la présentation vidéo, présentation du principe et du but des Big Buzz Blogs, du site lepost.fr, présentation du cabinet RCA et des critères étudiés pour créer le classement, et enfin, présentation vidéo des Blogs du fameux top 10.

On va faire simple, voici la liste, que vous connaissez peut-être déjà :

  1. Blogeee.net : www.blogeee.net/
  2. Le Journal du Mac : www.journaldumac.com
  3. Daria blogue : daria.servhome.org
  4. AJ blog : www.ajblog.fr
  5. Korben : www.korben.info
  6. Simon Robic : www.simonrobic.com
  7. Le blog d’Antoine : www.leblogdantoine.com
  8. Travailleurs du Web : www.travailleursduweb.com
  9. Gonzague Dambricourt : gonzague.me
  10. Le Journal du blog : www.lejournaldublog.com

Et là, franchement, je me demande ce que je fais dans la liste. Surtout que bien que je connaisse quasiment tous les blogs de la liste, je n’en lis aucun. Enfin si, mais aucun ne fait partie des blogs que je suis dans mon agrégateur, tout simplement parce que aucun de ces blogs ne traite réellement des sujets sur lesquels je fais de la vieille.

Cela ne m’empêche pas de les parcourir souvent, pour le plaisirs ou pour rechercher une information.

Autre point étonnant, ce classement mixe de gros blogs et des blogs plus confidentiels. Il a été annoncé qu’un des buts des Big Buzz Blogs est justement de permettre de « lancer » certains blog, mais tout de même.

Maintenant, passons à la chose vraiment intéressante, que peut rapporter à un blog de faire partie de ce classement.

La réponse, dans mon cas, est simple, pas grand chose.

Apport en terme de « jus » de liens :

De la part du site du post, quasiment rien, comme tous les sites de presse en ligne, lepost.fr pratique la logique du nofollow (bon au moins ils font des liens pas comme certains), ce qui limite fortement les transferts d’autorité. Il y a un gain, un lien est un lien, mais très fortement pondéré par le nofollow.

Le gain est ailleurs, des sites qui parlent de l’opération, je n’ai pas la liste sous les yeux, mais grosso modo moins d’une dizaine de sites ont repris l’information, soit autant de backlinks, c’est déjà mieux.

Apport en terme de trafic :

Faible, comparé à l’audience du site, en gros à peu près 200 visiteurs sont venus sur mon blog depuis le site du post suite à la publication des articles sur les Big Buzz Blogs, en comparaison, simpleentrepreneur.com qui a fait un lien vers l’ajblog dans un de ses articles le jeudi a apporté un trafic direct de 80 personnes, si on ajoute le trafic provenant des divers agrégateurs de flux rss, on doit être à peu près dans les 200 également.

Les sites divers qui ont relayé l’information sur les Big Buzz Blogs ont apporté un peu moins de 50 visiteurs.

Un bon point tout de même aux lecteurs du post, qui semblent assez curieux, car la moyenne de pages vues par visite est de 3,15 et el temps moyen passé sur le blog est de 4,44 minutes.

Apport en terme d’image :

Difficilement quantifiable, faible je pense, mais j’en suis probablement le premier responsable pour plusieurs raisons.

Je ne traite plus avec la presse depuis longtemps et j’ai perdu l’habitude de rentrer dans la logique de mon interlocuteur, aussi mes réponses à l’interview d’Aude Baron n’étaient pas percutantes ni réellement orientées Marketing. Surtout que, sans surprise, seules quelques réponses ont été utilisées dans les articles du post et les liens proposés vers certains de mes articles ne reflétaient pas vraiment les thématiques traitées.

Autre point, dés la fin de la présentation, je suis allé discuter avec des contacts professionnels potentiels, je en suis pas resté « vendre » mon blog aux journalistes ou personnes de la com ou d’agences RP dans la salle.

Apport en terme de Business :

Deux contacts professionnels travaillant chez orange et rencontrés sur place.

Une discussion très intéressante avec Pierre Lecourt, de Blogeee.net, pas vraiment orientée business, mais le personnage est intéressant et nos échanges le furent tout autant.

Pour le reste, j’ai eu des prises de contact par le formulaire du blog, mais rien de très probant, agences de RP, ce genre de choses.

Sur ces bonnes paroles, comme toujours, je retourne travailler.

PS : amusant, le nuage de mots de l’article ressemble à la Bretagne.

Comment lancer son entreprise sur internet sans argent

Nuage des informations contenues dans l'article

Ou plutôt presque sans argent, parce que quand même, il faut un minimum pour commencer.

J’ai décidé de publier cet article suite à une discussion par email avec le Webmaster de lightsentinel.com qui n’a pas désiré s’exprimer dans les commentaires, de peur de se faire rabrouer (aucun jugement ici, je le comprends).

Je peux tout de suite le rassurer, ce n’est pas le genre de la maison, je laisse toujours la possibilité de s’expliquer aux personnes que je « fustige ».

J’ai le coup de gueule facile je l’avoue, mais je suis toujours ouvert à la discussion et plus d’une fois je suis revenu sur mon idée première suite à un échange avec les personnes incriminées.

Un point de l’email reçu par cette personne a retenu mon attention, une question simple : comment lancer son entreprise sur internet quand on n’a ni argent ni relations dans le milieu ?

Vu que j’étais un peu dans ce cas quand j’ai lancé ma société, je peux me permettre de donner deux ou trois conseils.

1 Soyez patient

Je sais,  ça semble facile à dire, mais sincèrement, il ne faut pas s’attendre à un ROI immédiat, un projet se construit petit à petit et ne devient souvent rentable qu’au bout de quelques mois, voir quelques années.

Quand j’ai monté ma société, je l’ai fait avec 1000 euros en poche pour assurer les premiers frais. Je sortais de plus de deux années de chômage qui avaient laissé ma petite famille dans la dèche la plus complète.

J’ai attendu un an avant de me verser mon premier salaire, 800 euros par mois, une folie, puis encore six mois pour m’augmenter et passer à 1500 euros par mois. j’avais prévu de m’augmenter fin 2008, mais à la place j’ai embauché.

2 Prenez le temps de créer des réseaux

Encore un conseil qui semble facile, mais tout seul dans son coin, on ne va pas bien loin. Internet est un formidable espace de communication et d’échanges, il faut s’en servir et à fond, surtout si le business qu’on monte sera exclusivement online.

Les réseaux sont multiples et n’ont pas attendu l’émergence des réseaux sociaux pour exister :

  • Forums professionnels ou de passionnés
  • Listes de diffusions
  • Amis
  • Famille (souvent le premier réseau prescripteur quand on se lance)
  • Blogs et autres lieux d’échange
  • Clubs et associations d’entrepreneurs

Si vous voulez vous lancer dans le business online mais que vous avez une activité internet inexistante, effectivement ça va être un peu difficile pour vous.

Ces réseaux vous permettront de lancer les bases de votre communication, ne culpabilisez pas, tout le monde le fait, c’est même bien souvent la raison d’être de ces réseaux.

3 Faites parler de votre projet, de vos produits

Si vous êtes passé par la case réseau, vous avez fait le premier pas, vous pouvez commencer à parler de votre produit.

Vous pouvez monter un blog parlant de votre projet (exemple simpleentrepreneur.com), lancer une campagne « décalée » (la buzzrace de mrBoo pour lancer hellotipi).

Vous voulez que des blogueurs parlent de votre projet ? ne les spammez pas, contactez les directement en expliquant votre projet, votre démarche. Si vous avez un produit à vendre, proposez leur ce produit gratuitement en échange de… rien du tout. Ne leur demandez pas de parler de votre produit, proposez leur de le tester et si le produit leur plait, ils en parleront d’eux même.

Il existe je pense suffisamment de blogueurs technophiles à contacter pour faire parler d’un produit touchant les technos internet.

Ne spammez pas vos prescripteurs potentiels, nous sommes tous tellement sollicités et emmerdés à longueur de journée par des centaines d’emails que forcément vous aurez des réactions comme la mienne.

4 Faites appel à un référenceur

Un référenceur ça coûte cher il parait.

Mais savez vous que de nombreux référenceurs fonctionnent parfois comme des agents commerciaux ? En prenant un pourcentage sur les ventes générées par le trafic des moteurs de recherche ?

Pour vous donner un exemple concret, une personne a pris contacte avec moi il y a quelques semaines, elle a un projet de boutique en ligne mais pas de budget.

Après discussion et pensant son projet viable, je lui ai proposé de tout prendre en charge, contre un intéressement aux ventes générées par internet et une prise de participations dans sa société.

5 vous vendez un produit ? Un service ? Pensez à l’affiliation.

Créer des partenariats par affiliation est le meilleur moyen d’intéresser des personnes plus expertes que vous dans les mécanismes de communication internet et du référencement.

Je connais des boutiques dont la majeure partie du CA est généré par affiliation. Il existe de nombreux sites et forums pour se renseigner sur le sujet.

Et je vais m’arrêter là tellement les possibilités offertes par internet sont presque sans limites. Mais pour ça, il faut savoir communiquer, ou apprendre, ou prendre un associé qui sait.

Si je regarde les différents entrepreneurs dont je suis les aventures via leurs blogs, ce sont tous des communicants, je ne dis pas des commerciaux, mais des personnes qui croient en leurs projets et savent faire passer passion et cette conviction que leur projet est bon.

Mon blog a été lors de mes deux premiers exercices mon principal apporteur d’affaire, il est maintenant dépassé par mes réseaux de prescripteurs (principalement mes clients), mais il a été le support fidèle de ma communication depuis que je me suis lancé.

Par contre, il ne faut pas se leurrer, ça m’a pris du temps, beaucoup de temps, à défaut de m’avoir coûté cher.

Je n’ai pas parlé dans cet article de business model, de qualité de produit ni de ciblage clients, je n’ai parlé que de certains aspects possibles de la communication sur internet.

Pour le reste, à vous de savoir si votre produit est bon et surtout, si il a un marché potentiel.

Article référence sur les Landing Pages

…La landing page d’un site internet peut être comparée à la bande annonce d’un film. En effet la bande annonce d’un film ne dure que 2 secondes et possède 2 caractéristiques communes avec une landing page :

1. Ambassadrice du film auprès du public, elle va le convaincre d’aller le voir, sans elle le film n’aura certainement pas le même succès, elle est donc le premier point de contact dont tout dépend.
2. Economique à réaliser, elle permet aussi de “recycler” les acteurs du film, les décors, les costumes, les dialogues et les effets spéciaux, tout ce qui coûte cher et sans quoi elle n’aurait aucun impact.La bande annonce contient donc la quintessence des ressources d’un film.
Par Alexandre Tomic et publié par Marie Pourreyron : Les landing pages.

Si l’étude des Landing Pages vous intéresse, c’est, à mon avis, le meilleur article francophone que j’ai pu lire sur le sujet. Prévoyez du temps, c’est long, complet et argumenté.

Publicité, sponsoring… monétisation du contenu et effets pervers. Deuxième partie : Le contenu, cette nouvelle richesse

Le contenu, c’est pas nouveau

Les sites « persos » ne sont pas nouveaux, ils existent pour ainsi dire depuis les débuts de la démocratisation d’internet. Disons plutôt depuis que les fournisseurs d’accès proposent des hébergements gratuits avec leurs abonnements de connexion.

Ce qui a changé, c’est la relative facilité d’accès à des outils permettant de publier du contenu en ligne, je parle bien de contenu, et non pas seulement de textes.

Fichiers Vidéos, audios, images, et bien sur, les fameux textes.

Les évolutions technologies aident à « héberger » ces contenus, mais ce qui nous amène à la situation actuelle, ce n’est pas le problème de l’hébergement de ces contenus, mais bien leur diffusion.

Nous créons du contenu, mais surtout, surtout, nous faisons tout pour qu’il soit diffusé le plus largement possible, sacré Andy Warhol.

Les « anciens » gros sites de contenu, on les connait, ils s’appellent Forums, sites communautaires, sites d’information, portails.

Ne vous y trompez pas, hormis certains « blogs » anglophones, peu, pour ne pas dire aucun « blog » francophone ne peut rivaliser tant en terme d' »influence » que de trafic avec ces sites.

D’ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais au travers des blogs, via nos agrégateurs, nous nous construisons notre forum idéal.

Les sites « noeud » d’information l’ont bien compris, car si on y regarde de plus près, le fonctionnement est très proche de la page « Quoi de neuf ?/Les derniers sujets » que possèdent la quasi totalité des moteurs de forums et qui regroupe les derniers messages postés, toutes catégories confondues ?

L’explosion des blogs à créé une décentralisation de l’information, là ou avant on s’empressait de diffuser une info sur le Forum approprié, maintenant, on la diffuse sur son blog.

Chaque « blogueur » a commencé à générer son propre trafic, ses propres lecteurs, ses propres réseaux de diffusion, et croyez-moi, ça demande du travail, il était donc logique que la notion de « gain » fasse son apparition à un moment ou à un autre.

Toute peine mérite salaire

Nous gagnons tous quelque chose à « bloguer », tous, et ce quelque soit la forme de ce gain : satisfaction personnelle, image, financier.

Pour beaucoup des early adopters, ces gains sont venus sur le tard, ou plutôt, l’idée de retirer des gains financiers est arrivée sur le tard, les gains de satisfaction personnelle ou d’image étaient déjà là, alors pourquoi pas aller au bout de la logique et gagner de l’argent ? Et pourquoi pas vivre de son blog ? Comme un écrivain ou un journaliste vivent de leurs écrits, mais avec une indépendance comme on n’en a rarement vu.

Et c’est là que les ennuis commencent.

Bon, ce n’est pas intrinsèquement la faute des blogueurs, mais bien des diverses agences qui ont commencé à s’intéresser à ce « phénomène », les blogs à forte visibilité ont fini par très sérieusement intéresser le milieu de la com et de la pub. Ont suivi les entreprises avec un business model basé sur la communication via les blogs.

Le problème actuellement, c’est que de plus en plus de monde créé un blogue, non pas pour dire quelque chose, mais bien pour espérer y gagner quelque chose, et qu’est ce que ça donne au final, du contenu, du contenu et encore du contenu…

Trop d’information tue l’information.

Ou l’on reparle des blogs « influents »

Lors du précédent article, j’avais pointé le fait que dans la catégorie blogs « influents », les blogs technologiques trustaient la majorité des premières places des divers classements.

Plusieurs raison à ça.

Premièrement, beaucoup de personnes dans le milieu du web ont un blog, ensuite toute personne plus ou moins intéressée par le web finit par en avoir un. Et qui a un blog, s’intéresse aux blogs, ou aux technologies autour des blogs et parlent donc de ce qu’ils lisent.

Et il faut bien l’avouer, les blogs les plus anciens ou les plus lus, à un moment ou à un autre on tombe dessus, la majorité sont de qualité, bien renseignés, bien écris, alors on en parle à son tour, on les lit, on les cite.

Une autre raison à cette « toute puissance » des blogs technos, c’est qu’ils sont peu polémiques dans le sens « humain » du terme, on ne prend pas trop de risque quand on lance un petit troll sur Apple ou microsoft, le logiciel libre, les CMS ou que l’on parle du dernier service Web 2.0 à la mode, par contre s’engager politiquement, parler de sa vie, de sa sexualité, de la société, c’est s’engager personnellement, et ça, peu de personnes le font réellement.

Je pointe ici un des premiers effets pervers de l’évolution des contenus, ces blogs sont des sources d’information, parfois de réflexion, et sont donc cités, cités et cités encore.

C’est un des points qui m’a amusé lors de la discussion sur les billets sponsorisés, un des intervenants pointait le danger de la multiplication d’informations « semblables », mais c’est déjà le cas.

Combien de blogs font un billet pour annoncer la sortie du dernier Firefox ? La mise à jour du Firmware Iphone ? La dernière mouture de WordPress ?

Et les blogbusters alors ?

Pour les blogbusters (blogs à fort et très fort trafic), la problématique est toute autre et porte un nom : référencement.

La plupart des blogs à fort trafic parlent des choses recherchées par les internautes, ils suivent l’actualité générale, les dernières vidéos à la mode, tout ce qui a un fort potentiel viral, les exemples récents sont aisés à trouver : Laure manaudou quelqu’un ?

Le problème, c’est que certains de ces blogs sont extrêmement bien référencés et trustent de nombreux résultats de recherche dans les moteurs de recherche.

Pour reprendre l’exemple Manaudou, si vous faites une simple recherche sur son nom et prénom dans Google, vous allez avoir droit à ce dont tout le monde, ou presque, a parlé en Décembre, pas de l’information utile (en plus le site officiel est en rade au moment ou j’écris ces lignes), juste 40000 fois la même information.

Et quand je dis 40000, j’exagère à peine.

Et là, il y a un vrai problème. Ces réponses sont-elles pertinentes ? Répondent-elles à ma simple requête sur Laure Manaudou ? Non, elles me donnent juste des résultats de sites bien référencés, encore et toujours la même la même information.

Résultat, je dois filtrer plus que jamais l’information et mettre à profit mes connaissances pour chercher l’information utile.

Moi, je sais le faire, mais l’utilisateur lambda d’internet pour qui la recherche se limite à Google ou au portail de son FAI ?

Et la monétisation dans tout ça ?

Je partage la vision d’Arnaud Jeulin sur le sponsoring des gros Blogs, qu’ils soient « influents » ou « Blogbusters », et l’information récente semble donner raison à cette théorie.

Pour les autres, il restera les quelques euros ou dizaines d’euros gagnés via adsense, critéo, blogbang, ebuzz et compagnie, alors qu’ils feraient mieux d’aller boire un coup avec leurs copains.

Quand ils auront compris, peut être que les blogs « humains » retrouveront leur place dans cet océan de vide et de répétition.

En conclusion

J’ai bien peur que le phénomène ne s’amplifie encore pendant quelques temps mais je ne serais pas étonné que les acteurs de la recherche sur internet prennent des décisions dans les mois à venir pour reclasser tout ça.

Un exemple ? Je vois bien Google faire en second gros ménage et revenir à un modèle vieux comme internet : la classification. Les Blogs dans google blog search, les sites d’actualités dans Google News, etc…

Peut être garder le centre névralgique qu’est leur moteur de recherche, mais mettre en avant les moyens de recherche alternatifs pour palier aux faiblesses de leur outil principal.

Quand l’information se disperse, il faut la classer.

Publicité, sponsoring… monétisation du contenu et effets pervers. Première partie : Trafic et influence

Trafic d’influence

Le Trafic et l’influence sont actuellement deux critères fortement utilisés par les agences de com/Relations Publiques/publicité/marketing pour décider si oui ou non un site est intéressant « publicitairement » parlant (à Hollywood on dirait bankable).

Bien que cela puisse sembler surprenant, trafic et influence ne vont pas forcément de pair.

Je vais uniquement m’intéresser au microcosme des « blogs », car ils sont au coeur de notre histoire.

C’est quoi un blog influent ?

Un blog dit influent, c’est un blog faisant partie des classements plutôt du type Web 2.0, les noeuds d’information du type technorati ou Wikio. Pourquoi influent ? Tout simplement parce que ces classements se basent sur les interconnexions de sites, en clair, plus on parle de vous (on vous lie), plus vous avancez dans ces classements.

Si on vous lie, c’est que votre contenu doit être de qualité non ? Donc par raccourci, ces classement permettent de définir votre degré de popularité, de crédibilité, donc votre influence sur vos lecteurs.

Les blogs « influents » ont un cercle de diffusion souvent assez restreint mais par contre extraordinairement ciblé d’un point de vue marketing.

Il n’est en effet pas très difficile de cibler les lecteurs d’un site parlant de nouvelles technologies, de cuisine ou de politique (quoi que pour ce dernier l’éventail de lecteurs soit plus large).

Ces blogs sont donc une cible « facile » pour toutes ces agences dont le fonctionnement me fait penser au recrutement des leaders d’opinion dans les Collèges ou Lycées par des grandes marques de vêtements histoire d’évangéliser un peu toutes ces petites têtes blondes.

Ben oui, si Kevin porte des Neki lui qui est si cool, c’est que forcément pour être cool, faut des Neki.

Ces blogs « influents », vous en connaissez la plupart, pour faire un raccourci, on va prendre le top 10 « Global » de Wikio du mois de Novembre :

  1. TechCrunch High-Tech
  2. Presse Citron High-Tech
  3. FredCavazza High-Tech
  4. Mashable High-Tech
  5. Kelblog High-Tech
  6. Versac Politique
  7. Loïc le Meur High-Tech
  8. Embruns Politique
  9. Transnets High-Tech
  10. GuiM High-Tech

Vous remarquerez que 8 blogs sur 10 sont classés en high-tech, cette donnée a son importance, j’y reviendrai plus tard. D’ailleurs si on regarde plus loin dans le classement, on se rend compte que les blogs high-tech trustent la majorité des places du haut du classement.

Une constante des blogs « influents », c’est le contenu, la plupart du temps à forte valeur ajoutée et de qualité, de gens qui savent communiquer, ou pour le moins communiquer leur passion à leur lectorat.

C’est quoi un blog à fort trafic ?

Un blog à fort trafic, ou Blogbuster pour reprendre l’expression d’Eric Dupin, c’est un blog dont le nombre de visiteurs par jour dépasse les 5000 visiteurs uniques voir même plutôt les 10000.

Etrangement, les blogs à plus fort trafic sont absents des classements « qualitatifs » Web 2.0, mais par contre on les retrouve dans tout classement à base de trafic ou du Sacro Saint Pagerank : Toutlemendenblogue, Criteo, annuaires divers…

Eux, n’intéressent pas les agences dont nous avons parlé plus haut, ou très peu, par contre leur est ouvert tout gain publicitaire à base de trafic, de Google adsense à Blogbang (oui parce que Blogbang, si vous ne faites pas un trafic de malade…), en passant par le Saint Graal de certaines régies d’affiliation qui ne s’intéressent qu’aux gros et très gros trafics.

Ces blogs ont un point commun, du contenu faible, optimisé, collant de préférence à l’actualité, usant voir abusant de techniques de référencement et de diffusion.

Attention, contenu faible ne veut pas forcément dire inintéressant, sauf qu’en général ces contenus on les retrouve ailleurs, en plus développé, dans les blogs de la première catégorie.

Encore une fois, ces blogs vous les connaissez, ou vous en avez au moins entendu parlé, voir vous êtes déjà allé dessus car certains d’entre eux sont présents sur des centaines voir des milliers de requêtes dans les moteurs de recherche, et bien souvent, en première page.

En exemple avec le top 10 du classement Critéo :

  1. Otto le Chauffeur de Buzz
  2. Tuxboard
  3. La revue web d’El Gringo
  4. LeGroom People – news & fun !
  5. Le Bouzin
  6. Jeux Gratuits
  7. Da-KolkoZ
  8. Webstorming
  9. La tourte
  10. Romain Libeau.com

Attention : le classement critéo ne concerne que les sites ayant installé le widget autoroll de critéo.
Attention bis : certains « blogs » influents, peuvent rivaliser en terme de trafic avec certains blogs à « fort trafic » , mais c’est loin d’être la majorité.

Fin de l’introduction.

Pour l’instant, je me suis borné à dresser un tableau un peu schématique de ces deux types de « blogs ».

Je ne porte pas de jugement de valeur sur la qualité et la pertinence des uns et des autres, par contre je vais essayer de m’intéresser aux effets de bords et effets pervers engendrés par cette débauche de contenus, et croyez moi, des effets pervers il y en a.

La suite au prochain numéro, c’est à dire très probablement la semaine prochaine, vu mon rythme de publication actuel.

Le titre devrait ressembler à ça :

Publicité, sponsoring… monétisation du contenu et effets pervers. Deuxième partie : Le contenu, cette nouvelle richesse

Ps : je me relis et corrige les fautes, disons demain ?

Retour sur le coup de gueule sur les "amateurs" du web et les contributions des lecteurs

Pour rappel, le billet d’origine : Marre des créations « professionnelles » par des amateurs.

De ce qui n’était, à la base, qu’un coup de colère (d’accord, à fort potentiel trollesque), c’est un peu transformé en règlement de compte et défouloir de chacun contre tel ou tel type « d’amateur » que nous percevons à tort ou à raison comme nuisibles à notre profession. Mais le sont-ils réellement?

De nombreux avatars de ces « nuisibles » ont été cités, je vais essayer d’en dresser la liste et de vous donner mon avis sur chacun d’eux.

Ces concurrents que l’on aime détester

Le champion toutes catégories : le neveu du cousin du beau-frère qui a programmé son premier jeu à 6 ans

Vous ne pouvez tout simplement pas lutter, il est trop fort en plus il rend service à la famille et la plupart du temps il travaille gratuitement ou pour pas grand chose.

Ce n’est pas un concurrent, pas encore, mais il peut le devenir à l’avenir. Par contre, c’est un casseur de dossier et c’est là que réside son réel potentiel de nuisance. Il risque de « profiter », la plupart du temps involontairement, des conseils que vous avez prodigués à votre client. Ca se joue en général au détour d’une conversation familiale. « Ah tu veux faire un site internet ? Ca tombe bien, Kévin en fait, tu devrais lui demander. »

Mais attention, Kévin est parfois très efficace, si il est réellement passionné, il écume tous les forums qui parlent technologies Web et Design, même s’il lui manque l’expérience métier et une connaissance approfondie de la communication, il a souvent de réelles compétences techniques.

Rassurez-vous, un client qui préfère faire réaliser son projet par son neveu n’était pas réellement un client pour vous, alors pas de regrets (on se rassure comme on peu hein).

L’étudiant qui veut se faire des références et qui travaille

On y retrouve majoritairement des étudiants en arts graphiques ou filière proches. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que ce sont à peu près les seuls qui ont la culture du book.

Leur clientèle principale : les associations.

Il travaille souvent au noir, pas très cher, il veut surtout améliorer son ordinaire et on ne peut pas lui en vouloir.

Il écume souvent les « places de marchés » et a de réelles capacités de création graphique qui peuvent bluffer un client potentiel, mais bien souvent, ça s’arrête là.

Bien que je ne le considère pas comme un concurrent direct (nous ne ciblons en général pas la même clientèle) il se transforme bien souvent en ce que j’appelle mon « ennemi héréditaire » :

Le graphiste qui fait du web

Attention, je dis bien, « qui fait du web » et non pas « qui sait faire du web« , je connais des graphistes qui se sont réellement investis dans le métier et qui ont fait évoluer leurs compétences en fonction.

« Le graphiste qui fait du web » est un réel concurrent car il bluffe souvent sa clientèle par une création « qui pête ». Flash est son ami, l’html c’est bon pour les geeks et ces binoclards d’informaticiens.

Sa nuisance sur le marché est facile à identifier, il a un réel pouvoir de captation de la clientèle du fait de son positionnement sur le marché de la communication graphique, il « package » : « je vous fais votre logo, votre plaquette et votre site web dans la foulée ».

De fait, intégrant la réalisation web dans un processus plus complet, il tire les prix vers le bas, d’autant plus que ses méthodes de production lui permettent de réaliser des sites internet très rapidement.

Croyez-moi, quelqu’un qui a de vraies compétences graphiques et qui maîtrise bien flash peut vous faire un site qui a de la gueule, qui bouge, qui bluffe en beaucoup moins de temps qu’il ne vous en faut pour ne serait-ce que vendre votre produit et vos conseils.

Ne pas oublier que bien souvent il a de bonnes connaissances en communication graphique et que, de fait, ses réalisations tiennent la route jusqu’à un certain point.

Mais il n’est pas le seul à se positionner sur le marché de la création Internet, pour beaucoup de personnes, c’est un véritable eldorado, c’est ainsi que l’on va retrouver l’avatar suivant :

Mon boucher fait des sites web

Je suis volontairement ironique, c’est cette catégorie que « j’attaquais » dans mon billet coup de gueule.

Le nombre d’entreprises, de tous secteurs (pour peu qu’ils aient un rapport plus ou moins lointain avec l’informatique), qui prétendent faire des sites internet est tout simplement impressionnant.

L’exemple le plus marquant : les magasins d’informatique. Je crois bien que tous les magasins dans lesquels j’ai pu aller récemment font des sites internet, parfois ils ont même de vraies web agencies intégrées, mais là on n’est plus dans la même catégorie.

Leur force ? Comme le graphiste, un pouvoir de captation important via un autre produit ou service, une clientèle d’entreprises ou de particuliers (et la plupart des particuliers travaillent dans une entreprise), pignon sur rue ET une vitrine/devanture, ainsi qu’une proximité importante avec leur clientèle.

Ile ne sont pas des professionnels du secteur, mais des utilisateurs avertis d’internet et de ce fait peuvent aisément passer pour des professionnels auprès d’une clientèle potentielle.

Ils sont, à mon avis, les concurrents qui ont le plus grand potentiel de nuisance sur le marché et ce pour plusieurs raisons :

  • Des prix en général plus bas (grosso modo pour les mêmes raisons que le graphiste, mais là, c’est dreamweaver qui est leur ami).
  • Un fort pouvoir de captation de la clientèle locale.
  • Ils sont perçus comme des professionnels (et avec raison) mais de leur secteur d’activité sauf que bien souvent pour le client final c’est du pareil au même.
  • Les relations professionnelles qu’ils ont avec leurs clients vont biaiser la vision de ces derniers face au marché.
  • Internet n’est pour eux, souvent, qu’un plus à leur activité et n’auront pas de réels suivis des projets de leur clientèle au niveau de l’évolution de leurs besoins.

Leurs clients, vous aurez du mal à les récupérer, sauf si eux-mêmes ont entre temps appris et pris conscience de ce qu’internet pouvait réellement leur apporter, mais hélas, bien souvent ils auront dépensé de l’argent pour pas grand chose et ne seront pas à même d’en dépenser à nouveau.

J’ai gardé pour la fin ceux qui semblent le plus vous marquer :

Les casseurs de prix

Vous avez été presque unanimes sur les casseurs de prix, comme si ceux-ci vous faisaient réellement peur.

Je vous donne tout de suite mon avis : moquez-vous en, comme de votre première chaussette.

On pourrait créer deux sous catégories dans ce domaine :

Les vrais casseurs de prix

Ceux qui font des devis au ras des pâquerettes, ceux dont un client vous a déjà présenté un devis et vous avez eu beau recalculer dans tous les sens, vous n’avez pas réussi à comprendre comment il pouvait proposer des tarifs aussi bas.

Plusieurs raisons à ça, il peut s’agir soit d’un négociant qui ne travaille qu’avec des entreprises étrangères où la main d’oeuvre et les charges sont à faible coût.

Là, sincèrement, impossible de lutter car vous avez affaire à des gens intelligents qui peuvent en plus proposer des services de qualité, voir de très grande qualité à des prix imbattables; bienvenue dans la mondialisation des marchés et des compétences. ;)

A savoir que je reçois toutes les semaines des propositions de services de sociétés du Maghreb, d’Afrique Noire, de Madagascar, de Hongrie, de Pologne ou d’ailleurs.

Et je peux vous dire que certaines de ces entreprises font un très très bon travail.

Pour vous rassurer, je vais vous dire ce que j’ai répondu à un étudiant en formation d’infographiste qui m’avait balancé que les mecs comme moi étaient voués à disparaitre face à la concurrence étrangère :

Tu sais, les professionnels de mon secteur d’activité sur Paris sont en général entre 25% et 50% plus chers que moi. A ce jour, je pense qu’il y a toujours des gens qui travaillent sur Paris non ?

Ensuite dans la classe des « vrais casseurs de prix » on retrouve aussi les professionnels qui font du rab, qui arrondissent les fins de mois en faisant du free, soit parce qu’on le leur demande, soit parce qu’ils ont des réseaux ou écument les places de marchés.

Ils font des tarifs bas car dans les faits, c’est de l’argent de poche, ils ont déjà un salaire, qu’ils ont des charges minimales, soit en micro entreprise soit en portage salarial (le portage salarial a la préférences puisque en plus on ne s’emmerde plus avec l’administratif).

Encore une fois, difficile de lutter, car bien souvent ce sont de réels professionnels et qui peuvent capter une clientèle qui aurait pu être la vôtre de par sa présence dans de multiples réseaux.

Le gros souci face à cette concurrence est que effectivement il peut « casser le marché », il s’en moque, pour lui c’est un plus à rajouter à son salaire.

Passons à la sous catégorie suivante :

Les pseudo casseurs de prix

Je prends l’exemple de Lionel car il a eu le courage d’exprimer son point de vue ‘à part » dans un sujet assez chaud : la location ou paiement mensuel en fonction du contenu.

Ce n’est pas un « cassage » de prix, même si ça peut fortement y ressembler, c’est juste un modèle économique totalement différent du nôtre qui, je le pense sincèrement, ne concerne pas la même clientèle, du moins pas dans son entier.

Ce n’est pas un modèle économique auquel j’adhère personnellement, mais dans les faits, quelle est la différence avec les plateformes de sites « tout en un » ? Aucune, si ce n’est, peut-être, un service plus personnalisé.

Là où la différence fondamentale réside, c’est dans la rapidité du gain pour l’entreprise.

Je réalise, je facture : gain immédiat.
Je réalise, je fais payer un peu chaque mois : gain à long terme potentiellement supérieur au gain immédiat.

C’est effectivement un positionnement commercial dangereux car dans l’esprit du client (si il ne calcule pas à long terme) on se rapproche d’un service presque gratuit.

Pour en finir avec cette histoire

Cette liste, on pourrait la transposer dans pas mal de secteurs d’activité, secteurs qui pour certains marchent très bien (je pense particulièrement au bâtiment).

Cette concurrence existe, nous le savons et nous devons faire avec, à nous de prouver à notre clientèle que nous valons les prix que nous proposons avec une politique commerciale claire, une offre réelle, une réelle qualité.

Quelques conseils (suprême prétention) simples pour finir ce billet qui commence à être réellement très long :

  • Ayez un positionnement commercial clair (suis-je dans le qualitatif ou le quantitatif ?).
  • Choisissez vos clients (oui je sais, cela semble facile à dire, mais si vous ne sentez pas un client, laissez tomber, un client pénible ou chieur le sera du début à la fin et vous aurez du mal à vous faire payer au final vous perdrez de l’argent.)
  • Donnez-vous à fond pour vos clients, toujours.
  • Soyez honnête, toujours.

Ce sera tout pour aujourd’hui je pense.

Une bonne idée pour lancer son produit : la buzzrace

Oui, je sais, encore un billet parlant d’un truc tendance sooo Web2.0.

MrBoo alias François Rochebouet (d’après ce que j’ai pu comprendre) a décidé de promouvoir son projet professionnel Hellotipi en touchant la corde sensible des blogueurs : leur « influence ».

Il l’explique lui même dans ce billet du blog de la buzzrace :

Pourquoi BuzzRace ?
Tout simplement pour faire connaitre, de manière originale, mon projet d’entreprise: www.hellotipi.com
Hellotipi est le premier réseau social spécialisé dans la famille.

Comment ça marche ?
BuzzRace fonctionne sur le principe du passage de relai:
Chaque bloggueur participant au jeu se voit attribuer une image qui lui est propre (image hébergée par BuzzRace).
Son objectif:
faire afficher par un maximum de monde possible sa vignette.
Le bloggueur qui a montré (sur son blog et surtout sur d’autres blogs) sa vignette au plus de personnes différentes aura gagné.

Et force est de constater que ça marche, de nombreux blogueurs se sont inscrits à la buzzrace, pour le fun, ou pour la reconnaissance. Le retour sur investissement pour le projet hellotipi a de grandes chances d’être très intéressant pour François.

Et comme je trouve l’idée franchement bonne et que certaines personnes que je connais ou apprécie participent à cette buzzrace, voici les images de ceux que je soutiens :

Eric de presse-citron.net car j’aime ses articles sur notre métier :

Code de l’image pour soutenir Eric : http://s3.amazonaws.com/buzzrace/13

Il en parle ici : Buzzrace : drapeau vert pour la course au buzz !

Vincent de vinch.be parce que c’est un de mes lecteurs :

Code de l’image pour soutenir Vincent : http://s3.amazonaws.com/buzzrace/23

Il en parle ici : BuzzRace : j’ai besoin de vous !

Gonzague de http://blog.gonzaguedambricourt.com/ parce que sa vidéo taquinant Eric m’a bien fait rire :

Code de l’image pour soutenir Gonzague : http://s3.amazonaws.com/buzzrace/25

La vidéo est ici : BuzzRace : j’ai le plus gros… (parrain)

Donc si vous avez envie de voter pour un de ces blogueurs, ou pour un blogueur que vous appréciez et qui est inscrit dans la course, n’hésitez pas à insérer l’image lui correspondant quelque part dans votre site ou votre blog.

Politique commerciale : le prix de réserve

J’applique, depuis quelques temps, sur les contrats ce que j’appelle un prix de réserve, ou prix de sécurité.

Ce n’est pas une lubie ou une invention pour gonfler mes devis, juste une application tarifaire logique à notre secteur.

Pourquoi un prix de réserve ?

Les cahiers des charges de projets web sont encore bien souvent incomplets ou au contraire surchargés d’informations inutiles voir contradictoires.

Evidemment, cela dépend grandement de votre cible commerciale mais dans mon cas, mon coeur de cible se situant plutôt au niveau des TPEs et PMEs, le cahier des charges se résume souvent à : « Nous voulons faire un site internet. »

Beaucoup d’entreprises se lancent encore dans l’aventure internet, car c’est un nouveau canal de communication (oui, internet c’est encore nouveau), sans avoir réellement pensé leur projet.

Ce manque de réflexion entraine de nombreuses choses dans la gestion d’un dossier :

  • l’entreprise est grandement demandeuse de conseils mais est rarement prête à les payer.
  • ces conseils entrainent souvent de nouvelles pistes de réflexion aux entreprises.
  • ces nouvelles pistes de réflexion entrainent souvent des modifications/évolutions des dossiers en cours de réalisation.

Beaucoup de choses qui en entrainent d’autres…

Ce qui fait que, très souvent, au final, le temps passé sur le dossier dépasse, et des fois largement, ce qui a été devisé initialement.

Je parle ici de petits ajouts/modifications de ci, de là, pas de gros changements en profondeur qui eux font, en général, l’objet d’un nouveau devis.

J’ai donc décidé, quand je fais un devis pour un client, d’intégrer ce que j’appelle le « prix de réserve« .

Sur quoi se baser ?

C’est assez simple, en fonction du facteur « risque » du dossier, des points techniques que vous n’arrivez pas à clarifier immédiatement, vous arrivez a calculer un prix de base (fouchette basse) auquel vous ajoutez un montant estimé des points « obscurs » (fourchette haute).

Un exemple pour mieux comprendre

Autant prendre un dossier réel :
Un client me contacte pour un dossier d’intégration html assez pointu et d’intégration/installation/personnalisation d’un moteur WordPress.

C’est un dossier de sous-traitance, il lui faut un chiffre dans l’heure pour finaliser son devis. Quelques points techniques attirent mon attention, il est possible que des plugins WordPress répondent à ce besoin directement, il est possible également que si plugins il y a, il y ait besoin de les personnaliser, il est également possible qu’il soit nécessaire de développer des outils spécifiques pour répondre à la demande du client.

Nous avons donc une base de devis sans grosses surprises (je sais comment ce client travaille et il en sait autant sur moi), mais avec une partie difficilement chiffrable dans l’urgence, n’ayant pas le temps de chercher/tester si des plugins existent et si ils répondent exactement à la demande.

Je vais donc proposer le chiffre haut, intégrant le développement spécifique d’outils tout en précisant que si je trouve un moyen plus rapide et donc moins couteux de répondre a ces besoins spécifiques je l’utiliserai en priorité.

Le devis initial tournait autour de 2500 euros, il se trouve que le mix de deux plugins WordPress un peu bidouillés permettait de répondre parfaitement à ses besoins, il n’a payé au final que 1800 euros.

Comment le présenter ?

En général quand j’explique ce système, je donne mon estimation de la fourchette du cout de production, mais je fais signer au prix haut de la fourchette.

Le tout est de le présenter et de l’argumenter de façon claire :

Je ne facture au final que le temps effectif passé sur le dossier si il est inférieur au temps estimé initialement (donc au prix).
Si je dépasse le temps de travail estimé initialement et que c’est de mon fait, je ne facture que le prix de réserve, à moi de savoir chiffrer mes dossiers.

Le client a l’assurance que son projet ne dépassera pas ce prix annoncé à partir du moment qu’il n’y a pas de gros changements par rapport au cahier des charges initial et croyez moi, en expliquant bien la démarche avec une argumentation honnête, le client le comprend et l’accepte tout à fait.

Toutefois, ce mode de devis ne peut fonctionner que si vous arrivez à créer un climat de confiance entre vous et votre client, c’est d’autant plus aisé pour moi que ma clientèle se créé à plus de 90% par réseau, donc les gens qui prennent contact avec moi ont déjà une idée du prestataire avec lequel ils vont travailler, il est plus que probable que le « prix de réserve » ne fonctionne pas dans un mode de prospection plus classique.

Pour finir

Un dernier point qui me semble important de souligner, c’est que parfois, le client perçoit ce « prix de réserve » comme une « réserve » de travail. Il m’est déjà arrivé qu’un client dont le projet était fini et dont la facturation finale était inférieure au prix de réserve me demande ce qu’il était possible et utile d’ajouter à son site pour aller au bout du prix annoncé. Il était heureux de pouvoir greffer à son projet de nouvelles fonctionnalités dont il avait eu l’idée tout en restant dans un budget auquel il s’était préparé.

En complément à cet article vous pouvez lire les articles suivants :

Thème Dotclear orienté communication/promotion

Vous l’avez surement remarqué, j’ai très peu publié de nouveaux articles ces dernières semaines.

Plusieurs raisons à cela, pas mal de travail, un trop plein d’information et un manque d’envie venant de ce trop plein.

L’énorme masse d’informations due principalement à la période des élections m’a un peu surchauffé les neurones et du coup, je n’avais plus envie d’écrire, plus la tête à ça. Et si l’on n’a pas l’envie, ça ne sers à rien de se forcer, ça ne donnera rien de bon.

Une autre raison est que je me suis posé des question à propos du blog, créé initialement comme un canal de communication supplémentaire pour mon activité professionnelle, il s’est orienté par la suite, plus naturellement pour moi vers une ligne éditoriale mi professionnelle/mi personnelle et ça me convient assez bien.

Seulement, j’arrive à une période critique de mon activité et de sa communication, le blog est un outil efficace et je veux continuer d’en profiter, je ne vais pas vous le cacher, j’ai toujours été honnête avec mes lecteurs.

J’ai donc décidé de tester quelques options et outils de promotion dédiés aux blogs au travers d’un thème spécifique en cours de construction mais que je viens de mettre comme thème par défaut.

Le design de ce thème va évoluer petit à petit pour aller vers quelque chose de plus « professionnel » et moins personnel, pour une question d’image, tout visiteur de ce blog est un client potentiel donc il faut que je le « rassure » potentiellement avec un environnement plus « corporate », moins personnel (quoi que).

Si je parle de thème, c’est bien parce que les autres thèmes du blog ne seront pas touchés par cette évolution plus « publicitaire ». Donc les lecteurs habitués, et les autres, pourront faire leur choix et garder leurs habitudes au besoin.

Ma ligne éditoriale ne devrait pas changer, je ne passerai pas mon temps à repomper des infos que l’on trouve déjà partout, ça ne m’intéresse pas et je pense que ce n’est pas ce que vous venez chercher ici.

Donc si ça vous préférez un design plus personnel et moins d’outils « marketing », n’hésitez pas à habiller le blog comme vous le désirez, mais si vous avez une envie folle de participer à la promotion du blog, il ne faut surtout pas vous gêner ;).