Pétition pour l’accessibilité numérique des services publics

Pétition et lettre ouverte au premier ministre et au président de la république :

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre,

Plus de trois ans après la sortie de la loi pour « l’égalité des droits et des chances,… », le décret qui doit préciser les modalités d’application de l’accessibilité numérique n’est toujours pas sorti. Cette situation ne peut pas durer !

Pour la première fois dans l’histoire, l’informatique, notamment le Web, offre la possibilité aux personnes handicapées d’avoir accès au même moment aux mêmes informations que les autres et de communiquer avec les autres quels qu’ils soient. Pour ce faire, les applications informatiques, en particulier Web, doivent être conçues pour tous en se conformant aux exigences de l’accessibilité numérique.
Web pour tous : Pétition pour l’accessibilité numérique des services publics maintenant !

Déjà fait pour moi, essayez de prendre quelques minutes pour signer.

L’Accessibilité Numérique ne fait plus parler d’elle

Et c’est une bonne chose !

Non, il ne s’agit pas d’un troll déguisé, je m’en vais de ce pas vous expliquer mon point de vue.

Pour faire passer un message, il n’y a pas de secret, il faut y aller en force, crier sur tous les toits, provoquer, attaquer (buzzer ?)…

Vous connaissez l’expression : Il n’y que les veaux qui gueulent qui tètent ?

Et bien pour la communication, c’est pareil, soit on a des moyens énormes pour faire passer un message, soit on gueule, et fort, pour se faire entendre, il faut faire du bruit.

C’est ce qui s’est passé avec l’accessibilité numérique, quelques acteurs à un moment donné ont tapé du poing sur la table et se sont mis à faire passer leur message et de la façon la plus intransigeante qui soit : IL FAUT FAIRE DES SITES LES PLUS ACCESSIBLES POSSIBLES !

Car pour qu’une idée s’impose à chacun, il ne faut pas qu’elle soit teintée de demi mesures, il faut qu’elle soit radicale (L’Irak possède des armes de destruction massive , et non pas, nous soupçonnons l’Irak d’être peut-être en possession d’armes potentiellement très dangereuses), pour que les gens se posent des questions sur le bien fondée de cette idée et creusent un peu plus loin (oui bon, d’accord, pour l’Irak, ce n’était pas vraiment le but de la manœuvre), pour alimenter les débats.

Pourquoi est-ce une bonne chose que l’on parle moins d’accessibilité numérique ces derniers temps ? Tout simplement parce que cela veut dire que le message a été entendu et qu’il est en phase de digestion par les différents acteurs concernés.

Et c’est maintenant qu’il faut être vigilant, surveiller de loin quelle direction sera prise au niveau des prestataires internet en ce qui concerne l’accessibilité et surtout veiller à ce qu’elle ne soit pas servie à toutes les sauces.

Le message a été entendu, c’est une chose, mais a-t-il été compris et assimilé (surtout quand on voit encore des couacs comme le site de la fête de la musique) ?

Pour ma part, vue ce que je peux lire ou voir à droite et à gauche, je m’attends à un retour en force du bruit d’ici la fin de l’année, je verrais bien si l’actualité me donne raison ou non.

Lancement du site RGAA : Référentiel Général d’Accessibilité pour les Administrations

Pour une fois, un simple relai d’information, un peu en retard pour cause d’activité professionnelle et personnelle intensive.

C’est ici que ça se trouve : Référentiel Général d’Accessibilité pour les Administrations

Comme ils sont déjà nombreux à en avoir parlé et bien parlé, je vous propose juste une liste d’articles à lire :

Bonne lecture pour une bonne nouvelle.

Un nouveau Blog agrégateur d’articles liés à l’accessibilité : Planète Accessibilité

Sébastien Billard sur le Blog Référencement Design et Cie, Vincent Battaglia sur Le blog de Vincent Battaglia et Raphael Goetter sur le Blog Alsacréations en ont déjà parlé, mais un peu de surplus d’information ne fait jamais de mal en ce qui concerne l’accessibilité numérique.

Donc Planète Accessibilité (c’est son nom) regroupe les articles liés à l’accessibilité numérique de plusieurs blogs dont voici une liste que je pense temporaire :

Le contenu devrait s’étoffer petit à petit au rythme des publications futures et des ajouts de nouvelles sources.

Je n’utiliserais pas personnellement ce service, étant déjà abonné à la plupart des flux utilisés comme ressources, mais c’est un canal de diffusion intéressant, à la fois pour grossir le nombre de sources trouvable sur les moteurs de recherche mais également pour promouvoir les auteurs engagés dans le processus d’information et de vulgarisation du concept.

En tous cas un grand bravo à Sébastien Delorme de Tentatives Accessibles pour l’idée et le concept, et bonne continuation.

PS : Monique, Sébastien, vous auriez pu m’en parler quand même. On ne me dit jamais rien à moi. ;)

Missouri, l’avenir de l’accessibilité aux non ou mal voyants?

Mike de mots and co m’a envoyé ça tout à l’heure :

Le monde Informatique :
Un standard pour combler les lacunes d’accessibilité aux non-voyants

Un projet commun à IBM, Oracle, Sun et SAP, proposé sous la forme d’APIs (nom de code iAccessible2).

Bref lisez l’article vu que je n’ai pas le droit de citer.

Vous en avez déjà entendu parler? Vous avez des retours sur ce projet?

Réponse à : accessibilité, le cul entre deux chaises…

Pour commencer voici l’objet du délit : accessibilité, le cul entre deux chaises….

Maintenant, ma réponse.

Étant formateur comme Eric, je connais bien les raisons qui le poussent à se poser ces questions, vu que je suis également confronté à des problèmes équivalents dans l’exercice de mon métier.

Je vais commencer par répondre à la question concernant la création html en elle-même, et surtout « faut il enseigner l’HTML dans des formations de création web« .

Ma réponse est oui, oui et encore oui et je ne cesse de me battre avec les centres de formations avec lesquels je travaille ou pour lesquels j’interviens comme jury.

Comme toujours, je m’explique.

La majorité des formations web, soit disant faites pour former des futurs professionnels du web, ne sont en fait qu’un ensemble de formations « outils » mises bout à bout, enrobées avec un discours sur les réalités du métier.

Nous parlons ici de formations orientées création, pas pure code.

Mais surtout nous parlons de professionnels, pas d’amateurs, et pour cela orientons-nous vers des comportements professionnels, et non plus de la bidouille.

Eric parle de dreamweaver, de ses limitations, de son usage purement orienté tableaux.
Dreamweaver n’est qu’un outil, et comme tous les outils, globalement il ne fait que ce qu’on lui demande, certes certaines « facilités » ont été mises en avant et poussent à de mauvais usages, mais rien n’empêche de faire du propre avec dreamweaver, loin de là.

C’est un des gros problèmes de notre secteur, cette impression qu’il est gouverné par des outils et non par des compétences, nous finissons par former des futurs professionnels à utiliser ces outils, non pas à exercer leur métier.

Pour faire un petit parallèle, quand j’étais étudiant en design graphique, j’ai eu une engueulade mémorable avec un de mes enseignants suite à un travail rendu.
Nous devions rendre une étude sur un objet avec des déclinaisons de couleurs, j’avais fait mes études de couleur à l’acrylique, en me prenant la tête à tester des dizaines de teintes pour obtenir ce qui me semblait aller le mieux avec mon produit.

Dans ce métier, les roughs (études préliminaires) sont notoirement réalisées avec des feutres, de préférence des feutres pantone (à l’époque ils coûtaient 50 francs pièce et duraient grosso modo 2 semaines), mon « prof » qui était un designer automobile m’engueule donc car je n’avais pas utilisé les « outils » classiques pour ce type de boulot.

Ma réponse était simple : Vous voyez les boulots des autres élèves là? Aucun n’a fait de réelle étude de couleurs, ils ont juste choisi leurs feutres les moins usés dans la gamme de 30 feutres qu’ils ont et basta!

J’étais réellement en colère, j’avais acquis des compétences professionnelles, je connaissais les valeurs symboliques des couleurs, leur impact psychologique, leur impact sur les formes, leur façon de rendre selon telle ou telle lumière, je savais obtenir les couleurs que je voulais à partir de mes couleurs primaires, mais malgré ça, on me disait qu’un OUTIL primait sur mes compétences.

Arrêtons de former des « pousse boutons », créons des professionnels, apprenons-leur leur métier avec de réelles compétences, ils seront capables de s’adapter au besoin, ou alors qu’ils changent de métier.

Ca c’était mon positionnement face au métier.

Passons à l’accessibilité numérique.

Je suis personnellement convaincu que le combat actuel, du moins le positionnement de nombreuses personnes face à l’accessibilité, est trop manichéen.

J’ai été très surpris, lors d’un échange sur la liste de diffusion Accessiweb, de voir que pour la majorité des intervenants, la définition de l’accessibilité numérique ne concernait que les personnes handicapées.

Surpris car ce n’est pas mon point de vue, pour moi elle concerne tout le monde, l’accessibilité numérique, c’est la mise en place de bonne pratiques permettant l’accès à l’information pour tous.

Et ces bonnes pratiques ne sont pas difficiles à intégrer au processus de création, il suffirait pour cela de les inclure dans toutes les formations « web« .

Mais il faut être réaliste, vous ne pouvez pas demander d’appliquer les 40000 points WCAG, Accessiweb ou autres, nous passons là dans le domaine de la spécialisation surtout que de nombreux points sont sujets à controverse, presque inapplicables, ou tout simplement en voie de disparition à cause des nombreuses discussions sur telle ou telle précision d’application.

Sur le forum Alsacréations, il y avait eu une discussion du type : quels sont les dix points principaux du développement web pour faciliter l’accessibilité? Et je crois sincèrement que la réponse est là, une liste simple, de bonnes pratiques facilement compréhensibles et applicables, facilitant l’accessibilité à la majorité, et classons le reste dans un domaine de spécialité.

Pour moi, le besoin de perfection et d’absolu que l’on retrouve dans un grand nombre de forums, de listes de diffusions ou de blogs traitant d’accessibilité ne concerne effectivement qu’un milieu de « convertis« , ce que veut dire Eric, je le pense, en parlant de Geeks.

On ne pourra jamais rendre un site 100% accessible à toutes et à tous, mais on pourra faire en sorte que le plus grand nombre puisse en profiter, mais ce ne sera possible que par une mutation des principes de la formation professionnelle.

N’essayez pas de demander aux sociétés de rendre leurs sites déjà existants accessibles, vous vous prendrez une banane, premièrement parce qu’il faut bien le dire, la majorité s’en foutent cordialement, et deuxièmement difficile de leur dire qu’il faudra dépenser encore une « fortune » pour refaire un produit pour lequel ils ont souvent déjà du mal à percevoir le retour sur investissement.

La bonne nouvelle, c’est que la mutation s’opère doucement, de plus en plus de sociétés se mettent à travailler proprement, en respectant les standards et en incluant de fait une bonne base de pratiques facilitant l’accessibilité.

Maintenant, là où je rejoins Eric, au-delà d’une bonne construction facilitant l’accessibilité, le reste est hélas question de volonté des clients, est-ce qu’ils veulent étendre cette accessibilité au plus grand nombre? Quelle accessibilité, et pour qui?

Pour terminer, une petite anecdote :

Je discutais un jour avec un client dont une des activité était la vente de livres en ligne, je lui parlais de l’accessibilité numérique.

Il me répond : Ben, je vend des livres alors hein, les aveugles…

Ma réponse : Certes, mais les aveugles ont le droit d’offrir des livres comme tout le monde.

Concernant l’article d’Eric :

Sébastien billard a répondu sur son blog
Delphine Dumont a répondu sur son blog
Eric nous a répondu sur son blog
Stephane Carpentier le Ven a répondu sur son blog

Vous qui prenez ma place, prenez aussi mon handicap

Cette phrase, marquée sur un panneau devant une place de stationnement réservée aux personnes handicapées fut un ma première réelle rencontre avec les problèmes de prise de conscience face au handicap en France.

En une phrase, tout était dit. Je n’étais plus face à un simple sigle peint au sol, mais face à une réalité.

La force de ce panneau, cette phrase simple « communiquait », me forçait à me poser des questions, je m’imaginais face à une personne handicapée me posant cette problématique.

Tout était là, il y avait un message fort, un message qui communiquait.

Ma première prise de conscience des problèmes de l’accessibilité numérique date d’il y a seulement quelques mois, je n’en ai pas honte, comme dit l’adage, « mieux vaut tard que jamais ».

J’étais à l’époque en pleine remise en cause de mon activité professionnelle, je voulais mieux qu’avant, je voulais pratiquer mon activité encore plus professionnellement.

C’est donc tout naturellement que mes clics de souris m’ont emmené sur le forum d’Alsacréations, j’y ai appris beaucoup, et après plusieurs semaines à me former je décide de confronter mon travail à la vindicte populaire.

Les premiers retours étaient assez bons, mais à un moment un des intervenants lache : par contre au niveau de l’accessibilité numérique, il y aurait pas mal de travail à faire.

La quoi? Mais de quoi on me parle? Bon, je me renseigne.

Et là j’ai découvert un nouveau monde, une nouvelle façon de penser notre travail, de nouvelles problématiques, une envie de faire encore mieux, et pour tous.

On m’avait communiqué quelque chose, quelque chose de nouveau pour moi, mais qui me parlait.

La communication sur l’accessibilité est le coeur du problème, elle n’est pas encore assez généralisée et se cache, hélas, trop souvent derrière des considérations d’ordre plus techniques/financières que philosophiques.

C’est pour ça que nous devons communiquer, c’est pour ça que nous devons parler de la Journée Internationale des handicapés créée par l’ONU.

Ce sera le 3 décembre prochain, le thème en sera cette année l’accessibilité numérique.

Merci à Monique de m’avoir rappelé à l’ordre et je vous conseille la lecture de son billet sur la Journée Internationale des handicapés.

Pour ceux d’entre vous déjà sensibilisés au problème, diffusez l’information sur vos blog ou vos sites.

Si pour vous l’accessibilité ne veut rien dire, allez lire le billet de Monique, vous y trouverez des adresses pour nombre de ressources sur le sujet.

Un seul mot d’ordre : COMMUNICATION!

Accessibilité : s’inspirer des médias pour personnes handicapées

J’ai récupéré, pour ma fille, il y’a quelques jours un dessin animé (kirikou et les bêtes sauvages pour ne pas le nommer) auprès d’une amie dont l’enfant est malvoyant.

J’ai été bêtement surpris par le fait que le dessin animé était en version pour non voyants/mal voyants, oui je sais, ça semble logique mais je n’ai pas l’habitude de ce type de support.

C’était une expérience très intéressante du point de vue du rédactionnel des descriptions des scènes.

Le film déroule avec sa bande son originale, mais se greffe dessus une bande son complémentaire servant à décrire l’action et l’environnement, le montage est très bien réalisé car il n’ya pas de parasitage d’une bande son à une autre, du moins de mon point de vue de « voyant ».

L’information doit passer vite, être la plus complète et la plus « visuelle » possible. Chaque mot est choisi pour la force de son concept et j’ai été impressionné par la justesse des descriptions et ce avec souvent des phrases très courtes.

Depuis, j’essaie d’appliquer ce que j’ai appris avec ce dessin animé à ma pratique professionnelle, quand j’ai un texte alternatif à penser pour décrire une image.

Je vous conseille de tester l’expérience, c’est vraiment très enrichissant.

Avez-vous également été confronté à ce genre de situation, qu’en avez-vous retiré?

Je cite les « médias » dans le titre, mais on peut étendre cette réflexion à toute action touchant à faciliter la vie des personnes handicapées.

L’accessibilité numérique pas encore au coeur des recherches Google?

Bonne surprise hier en analysant les provenances de mes visiteurs, je vois que quelqu’un est arrivé de google.fr avec le groupe de mots clés « liens d’évitements ».

La bonne surprise en fait, c’est que mon article « Liens d’évitements et politique d’accessibilité » est affiché en première page de résultats sur ces mots clés sur google.fr.

La mauvaise nouvelle, c’est que cet article date du 28 Août, et mes nouveaux articles sont en général rapidement référencés, de l’ordre de 14 à 48 heures.

Donc, une seule personne est arrivée sur mon site en cherchant des informations sur les liens d’évitement, malgré une première page sur google.

Ce qui me lance dans plusieurs réflexions :

Cela peut confirmer qu’en gros, le « chercheur » d’information ne va pas au dela des 5 premiers résultats.

Ca laisse à penser que « liens d’évitements » n’est pas une requète fréquente, et ça, ça me fait peur, vu que l’on présente souvent l’intégration de liens d’évitements dans un site comme le premier pas vers une recherche de l’accessibilité.

Dernier point à creuser, peut-être les ressources sur l’accessibilité sont bien diffusées, et donc la personne qui s’y interesse ne passe pas par google.

Si vous avez des avis sur la question, je suis preneur.

Accessibilité, qualité et référencement naturel

Le site internet de l’élévage du Gesvres est en ligne depuis un peu plus de deux semaines.

Ce site a été construit sur un moteur dotclear qui génère du code respectant les standards du W3C.

Le template html créé pour le site a été également construit en respectant ces normes et en intégrant un certain nombre de bonnes pratiques du WAI.

Voici un petit bilan après deux semaines d’existance sur différents groupes de mots clés :

  • elevage de chevaux de concours complet – 4eme sur google.fr
  • elevage de chevaux de concours complet pour 4eme categorie – premier sur google.fr
  • elevage concours complet – premier sur google.fr
  • concours complet – debut de troisième page sur google.fr
  • chevaux de concour complet a vendre – 6eme sur google.fr
  • bazoges CCI 2006 – 2eme sur google.fr alors que le titre vient d’une actualité qui a à peine une semaine
  • presentation elevage – premier sur google.fr (bon là ok c’est juste pour la frime)

Etc…

Alors oui effectivement, certaines de ces requètes sont très ciblées, mais n’est ce pas ce qu’un client attend? Des prospects qui n’arrivent pas sur son site par hasard, mais suite à une recherche précise? Et qui trouvent un site qui répond à cette demande, ou qui au pire, et c’est la position de l’élevage du gesvres, peut le mettre en relation avec un autre éleveur?

L’exemple de la requète bazoges CCI 2006 est là pour vous montrer également qu’un contenu étoffé et qu’un site qui évolue et a des choses à dire aux internautes gagne en visibilité car il étend ses possibilités d’être trouvé.

Mais, ne pas oublier que votre ligne éditoriale doit rester en relation avec votre activité, au moins le plus possible.

Cordialement,
Aymeric Jacquet