La déprime du Webdesigner

Je viens de terminer un site pour un projet personnel. Le cahier des charges était de réaliser un site clair, sobre, efficace. J’ai utilisé peu de couleurs, très peu d’images et des polices très visibles pour le menu. J’ai passé un certain temps à peaufiner les détails, car je suis persuadé que ce sont les détails qui font la différence entre un chouette site et un pur site.

Au final, je suis arrivé à un site clair, épuré, et que je croyais être dans le top de la tendance minimaliste. Le contenu ressort bien et en un clin d’oeil on sait de quoi parle le site.

Comme je n’ai pas la science infuse, je montre le résultat à quelques personnes de mon entourage perso et pro. La plupart des retours que j’ai obtenus étaient du genre : « c’est bien, mais c’est cheap. Ca manque un peu d’images et de trucs animés ». Comme je n’ai pas la science infuse, je suis intimement persuadé que au final c’est effectivement bien mais cheap.

Grégoire (Barbablog) : Parfois, le métier de webdesigner me déprime

Celle là aussi, je l’ai vécue il n’y a pas si longtemps, mais pour un site client.

Leur précédent site était aussi coloré qu’inutilisable et personnellement je le trouvais assez moche.

J’ai carte blanche, je leur refait un site propre, sobre car le sujet est « sérieux » avec une navigation bien mieux pensée, du call to action bien placé sans être trop envahissant, bref je suis content de moi et mon interlocuteur chez eux aussi.

Deux jour plus tard mon interlocuteur me contacte pour me donner les retours de là personne en charge de la communication, je cite :

C’est pas top, je trouvais l’ancien site bien mieux, beaucoup plus coloré…

Cordialement,
Aymeric Jacquet

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