Reprendre à zéro

Hmmm oui, ça me va, ce titre est assez parlant.

En fait ce titre résume assez bien la situation professionnelle dans laquelle je me trouve actuelle, un peu comme l’impression de revenir 6 ans en arrière (création de ma société), voir 9 ans en arrière (quand je me suis lancé en freelance)…

Les dernières années ont été compliquées (principalement depuis 2009) et ont inextricablement conduit à la situation actuelle, celle d’une entreprise fragilisée.

Résumons les éléments importants :

  • 2009 – Travail :  nous prenons la crise en pleine face, avec du retard sur d’autres secteurs, mais au final on se la prend. Je dois licencier et emprunter à la banque pour assurer ma régule de fin d’année et un peu de BFR de sécurité.
    Personnel :  une personne qui m’est très proche fait une rechute de son cancer, nous pensions même à l’époque qu’elle ne passerait pas l’année.
  • 2010 – Travail : début d’année très stressant, nous travaillons bien les 3 premiers mois, puis plus rien et surtout aucun paiement, rien, nada… la tréso est dans le rouge tout va mal. Heureusement un ami nous file un coup de pouce en nous payant d’avance un dossier. Juin arrive, les dossiers avec, plein de dossier, trop de dossiers. Quasiment tout ce qui ne s’était pas fait en 2009 tombe maintenant, on prend tout, pas le choix. J’enchaine les semaines entre 75 et 100 heures de travail, ma famille part en vacances sans moi, normal. Obligé de sous traiter certains dossiers, au final,l’année nous permet d’absorber 2009, ni plus, ni moins.
    Personnel : stand by pour le cancer, il est bien de retour mais les traitements font leur travail, avec des hauts et des bas. Notre fils lui commence à développer de sévères troubles de la personnalité. Nous apprendrons plus tard que ces troubles sont probablement consécutifs au stress et aux événements de l’année 2009. Je finis l’année sur les rotules, plusieurs fois malade (et oui, je n’ai plus 20 ans).
  • 2011 – Travail : année moyenne, nous rentrons assez de travail pour payer les charges, mis pas assez pour générer une nouvelle trésorerie. Le paiement de la fin du prêt réalisé en 2009 nous plombe les chiffres et nous finissons l’année avec un bilan un peu négatif : 4000 euros.  Pas la mort, mais c’est un bilan négatif. Je fais une saturation d’informations suite à 2010 et me « retire » en grande partie des réseaux sociaux.
    Personnel : au mois d’aout, nouvelle rechute pour le cancer, tout va de mal en pis, disons clairement le choses, le processus de fin de vie est en cours, le reste c’est du temps gagné.
  • 2012 – Travail : comme 2010, l’année commence bien, puis plus rien. Comme 2010 les paiements sont en retard. Nous perdons deux gros clients, ils coulent. D’autres réduisent leurs budgets de communication, la crise nous rattrape et bien. Cerise sur le gâteau, Pinguin nous fait perdre un client (et oui ça arrive). On prend les décisions nécessaires, on réduit les charges, l’entreprise c’est notre vie, notre avenir, elle doit survivre.
    Personnel : voir l’année 2011, en pire.

Comme vous le voyez, le tableau est plutôt sombre, et je vais vous dire le pire dans tout ça : c’est entièrement de ma faute.

Retenez bien cette phrase : quand une entreprise va mal, c’est toujours, je dis bien toujours un problème de management.

Bien sur la période n’a pas été facile, le personnel ayant très fortement pesé sur le moral et apporté sa part de stress.

Mais je ne pense pas être le seul entrepreneur ayant eu à souffrir de problèmes personnels.

J’ai manqué de prise de recul, de lucidité et d’analyse, tout simplement.

Il faut comprendre que nous ne sommes jamais sortis de la crise de 2008/2009, nous sommes toujours dedans et pour un bon moment encore…

Alors quelles furent mes erreurs ? Elles sont simples, elles sont basiques et peuvent se résumer en une seule phrase : j’étais tellement préoccupé par le fait de remonter la pente après 2009 que j’ai oublié tout le reste.

Depuis que je me suis lancé en freelance et encore plus depuis que j’ai lancé ma société, je ne travaille que par prescription. Je n’ai jamais prospecté « activement ».

Un réseau de prescription, ça prend du temps à mettre en place, mais ça prend aussi du temps à faire vivre et évoluer. Quand on perd un prescripteur, il faut le remplacer.

  • En 2008/2009, j’ai perdu des prescripteurs de deuxième rang qui ont coulé avec la crise, quand je dis deuxième rang, c’est qu’ils ne représentaient qu’un apport de business de quelques centaines à quelques milliers d’euros. J’étais tellement obnubilé par les problèmes liés à la crise que je n’ai pas relevé.
  • En 2010, j’ai tellement travaillé que je n’ai pas pris le temps d’étendre ou de renouveler mon réseau. J’étais tellement occupé à travailler que je n’ai presque pas communiqué. A peine 15 articles sur le blog dont la plupart sont des articles de guest blogging. De plus j’ai deux anciens clients qui ont coulé, clients qui représentaient à eux deux pas loin de 10/15 k euros par an. Comme j’avais trop de travail, j’ai du sous traiter des taches qu’en temps normal je ne sous traite pas, bien que mes clients et partenaires soient au courant, ça a entrainé des tensions avec un d’entre eux car le client final était particulièrement pénible, tensions qui ont fini par me faire perdre mon plus gros partenaire avec qui pourtant je travaillais depuis plus de 3 ans. Bilan perte d’un gros partenaire qui m’apportait entre 20 et 40k par an. Perte également de mon plus gros client historique qui emporte avec lui le GIE dont il assure la direction. Celui là je l’ai pas vu venir.
  • En 2011, on fait le job, on assure les charges, je me rassure en me disant qu’effectivement avec les deux gros apporteurs d’affaire perdus, il va falloir du temps pour relancer tout ça. Sauf que dans le fond, l’envie n’y est plus, comme je l’ai dit, 2010 m’a laissé sur les rotules, on a des dossiers récurrents (traduisez rentrées mensuelles assurées) , une grosse presta de formation qui assure à elle seule 2 mois de CA. On perd 1 client, on en gagne d’autres, mais c’est du one shot. Avec des partenaires nous sentons qu’il y a un besoin de tirer les prix vers le bas, et ça aussi ça se compte et s’anticipe. Je communique très peu, je suis las, je fais aller tant que l’argent rentre. Je n’ai même plus le courage ni l’envie de mener à le gros projet dans lequel, pourtant, je porte de grands espoirs.
  • 2012 n’est au final que le résultat final de ces années passées à « laisser aller » ou à être la tête dans le guidon. Une société évolue, s’étend ou meurt.

Reprendre à zéro, c’est ce que je fais en ce moment. Comme je n’ai presque pas de travail à faire pour des clients, je travaille pour moi. La refonte de mon site pro suit son cours avec de nouveaux contenus et enfin du travail de référencement (cordonniers mal chaussés toussa). Je suis en train de lancer des sites pour me refaire un réseau et générer de nouveaux revenus annexes. J’ai des projets pour des sites existants et l’envie de peut être relancer mon gros projet.

Et surtout, surtout, je recommence à communiquer.

 

Petites précisions à propos de l’article l’echec

Pour ceux qui auraient loupé le premier épisode, vous pouvez aller lire l’article cité : l’échec.

Outre les nombreux commentaires, j’ai eu de plusieurs contacts via mail, twitter, facebook et autres me posant plus ou moins la même question, parfois à demi mots : vais-je m’en sortir ?

La réponse est simple et courte : oui.

Mon activité n’est pas (plus ?) en péril et ce pour plusieurs raison (que je développerais un peu plus dans un futur article) :

La prescription :

J’ai développé ces dernières années une solide base de réseau de prescription, que ce soit via mes clients avec qui j’entretiens en général des relations plus qu’amicales, mais aussi grâce à un réseau de partenaires apporteurs d’affaires très actif.

La récurrence :

Depuis un peu plus d’un an maintenant, je travaille à mettre en place des revenus récurrents, que ce soit sous la forme de prestations de maintenance/mises à jour des sites internet de mes clients ou au rtavers de mes prestations de référencement.

La confiance de mon banquier :

C’est quelque chose que de trop nombreux entrepreneurs négligent, le banquier est votre meilleur ami ou votre pire ennemi, tout dépend bien souvent de vos relations avec lui.

J’ai instauré un climat de confiance avec mon banquier, par des actions de communication simples (le prévenir par exemple d’un soucis temporaire de trésorerie), des prises de rendez-vous pour « faire le point »…

Au final, et ce malgré la situation difficile de mon entreprise cet été, j’ai quand même pu emprunter pour acheter ma maison (merci mes revenus 2008) et mon banquier m’a proposé de lui même de financer ma régulation de charges de mes premières années d’exercice (il fallait quand même que je sorte 10 k€ au mois de novembre, pas facile quand on reconstruit se trésorerie) et mon BFR.

Il l’a fait, car il était en confiance : J’ai la tête sur les épaules, j’ai confiance en business, je ne me verse que l’argent que je peux me verser en fonction de mon activité, bref, je gère, et ça, les banquiers, ils aiment bien.

Mon CA de l’année 2009 sera, au final, supérieur à celui de l’année dernière, pas de beaucoup, mais vu les galères de l’année, croyez moi, ça fait du bien.

Et maintenant ?

Maintenant, ça repart, mon mois de décembre est full, des contrats reportés de cette année vont commencer en janvier, j’ai 4 autres contrats en attente de validation, trois déjà signés, pour un montant total de près de 60k€ sur les trois premiers mois de 2010 (je me méfie quand même étant donné que l’année dernière c’était pareil sur le papier).

Donc, pas d’inquiétudes, je vais bien, tout va bien… enfin ça ira mieux quand j’aurais reconstruit une trésorerie décente et que les 10 k€ que j’ai dehors seront rentrés, ça se presse pas à payer en ce moment, je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais c’est usant.

Décollage imminent pour Paris Web 2009

Enfin, décollage, façon de parler puisque j’y vais en train.

En tous cas, d’ici 20h / 20h30 ce soir et jusqu’à samedi matin, je suis sur Paris, pour la conférence annuelle des gens sérieux du web : Paris Web.

Donc, si vous aussi vous êtes à Paris Web, n’hésitez pas à venir me voir, c’est toujours avec plaisir que je rencontre les gens en vrai (pour me reconnaitre vous pouvez voir ma tête sur la page à propos).

A ce soir pour Thanh et à demain pour les autres.

A Paris mardi 19 et mercredi 20 mai

Je suis donc sur Paris pendant deux jours, normalement mardi midi et AP je suis pris par des RDVs clients et mercredi matin, logiquement je me rends à la cantine pour le petit dej Big Buzz Blogs de lepost.fr.

Il parait que mon site devient influent et que je fasse partie du top 10 des blogs qui ont compté en avril bien que je en saches pas comment ni pourquoi. Je me suis dit que ce serait amusant d’aller voir de quoi ça parle.

Bref, je vais être dispo le mardi soir pour une petite rencontre informelle autour d’une bonne bouteille et d’un bon repas.

Si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas à me contacter pour qu’on s’organise un truc.

OpenCoffee demain matin à Nantes

Pour ceux qui sont dans le coin, passez prendre un verre, j’ai prévu d’y aller.

Ça se passe au café Le Flesselles à partir de 10 heures, je reste probablement manger sur Nantes demain midi vu que j’ai un autre rendez-vous en début d’après midi.

Pour l’adresse : Café Le Flesselles 3 allée Flesselles à Nantes (du côté du Bouffay).


View Larger Map

Retour au boulot

On finit de construire le web dans le centre de Lyon vers 2 heures du matin, le temps de choper un taxi et d’aller faire dodo, car la journée du vendredi va être très longue…

7h30, je réalise que, oui, définitivement, loger devant une école primaire est une très, très mauvaise idée surtout quand la fenêtre de la chambre n’a pas de double vitrage. Laisser ses enfants à la maison et se faire réveiller super tôt par une bande de gnomes braillards, c’est quand même très légèrement ironique.

On profite un peu du méga centre commercial proche de la gare en attendant le repas du midi, et c’est parti pour refaire le web, ah non, en fait, on va parler blogs.

Forcément quand on mange avec Florent.V, Nilo (préviens moi si tu veux que je colle ton url), Eric Dupin et Henri Labarre, on cause de quoi ? Blogs, trafic, référencement, monétisation, rédaction… c’est un peu réducteur mais très proche de la réalité (bon d’accord, on a aussi parlé business).

Direction mon rendez-vous, 3h de discussions, d’explications, d’études, très intéressant, mais je finis sur les rotules, heureusement que Than a annulé notre rendez-vous du soir pour cause de piscine, je me vois déjà me coucher tôt et prendre mon train du lendemain matin frais et reposé.

Mouais, j’ai commencé à douter de la possibilité de me reposer quand une sono au loin a commencé à hurler de la musique « populaire », après une analyse rapide, le verdict tombe : fête de quartier.

Et quand les Lyonnais font la fête, ça s’entend, croyez moi.

C’est vendredi… c’est chaines de blogs

Première chaine alakon : Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même

Taggueur : Jérôme des playmobils Playmobils Estropiés & Associés.

Moui, moui, moui… genre celle là, elle est gratinée en matière d’inutilité et de prise de tête.

  1. Je n’aime pas les chiens, pas que j’en ai peur, juste que je n’aime pas les chiens
  2. J’ai une faculté de mimétisme parfois gênante (accents régionaux, phrasé marquant, je me les approprie en 5 minutes top chrono)
  3. Je dis trop souvent « ouais », et vous aussi. Je m’en suis rendu compte depuis que je reprends ma fille.
  4. J’ai vécu en Guyane, le problème c’est que c’était il y a presque 20 ans et quand j’en parle, les gens ont l’impression que c’était hier.
  5. C’est la cinquième fois que j’arrête de fumer, bientôt la sixième
  6. J’arrive toujours en avance à mes rendez-vous, 15/20 minutes.

Ça c’est fait, passons à la deuxième chaine.

deuxième chaine alakon : Pas de titre mais ça parle de nourriture.

Taggeuse : Delphine Dumont – Le blog du monde qui avance

Quel aliment (produit) n’aimez vous pas du tout ?

  1. La cervelle. Ceci dit je ne sais même pas si j’aime, je n’ai juste jamais voulu essayer.

Nommez 3 de vos aliments-produits favoris ?

  1. Côte de bœuf
  2. Rosbeef
  3. Entrecôte

Mais surtout bien saisie à la plancha et bleue ma viande s’il vous plait.

Votre recette favorite ?

Tendancieux, on ne sait pas si c’est celle qu’on sait faire le mieux ou celle qu’on préfère, je vais prendre la première option.

  1. Le porc sucré/caramélisé.

Votre boisson de prédilection ?

  1. Le vin, rouge. Je ne vais pas citer tous les vins que j’aime, ça risque d’être long.

Le plat que vous rêvez de réaliser, mais que vous n’avez toujours pas réalisé ?

Pas d’idée, désolé.

Votre meilleur souvenir culinaire ?

Un midi avec ma femme, nous rentrons dans un restaurant tout nouveau, le patron venait de racheter un fond de commerce de restaurant antillais, donc napes colorées, déco soleil, qui n’allait pas vraiment avec la carte présentée.

Nous nous laissons conseiller par le patron/cuistot/serveur et nous voila partis pour une heure de félicité gustative absolue.

Je me rappelle surtout du dessert : une tarte fine aux pommes avec une boule de glace vanille maison et crème de caramel au beurre salé de Guérande. Et comme je n’aime pas les desserts, pour que je m’en rappelle, c’est qu’elle avait vraiment ce petit quelque chose en plus.

Çà c’est fait, également, maintenant passons aux victimes, il n’y a pas de raisons.

On va faire simple, les 6 derniers commentateurs :

  1. redpeppers
  2. Florent V.
  3. Cedric
  4. JulienA
  5. Mère T.
  6. Boris

Voila, je peux retourner travailler maintenant.

Lundi Soir à Paris

Oui, je sais, je ne suis pas super actif ces derniers temps, mais que voulez vous, priorités, envie, tout ça.

Bref, juste un petit billet pour dire que je suis sur Paris en début de semaine et que j’ai un créneau pour rencontrer des gens lundi soir (mon seul créneau de libre).

Donc si vous voulez vous boire un petit verre ou vous faire un petit resto, n’hésitez pas à vous manifester (commentaires ou mails, au choix).

A plus.

Et si on se rencontrait 2 : à Paris ou à Lille

Je vous rassure, le « Et si on se rencontrait ? 1  » est toujours d’actualité, juste qu’il faut que je prenne le temps d’organiser la chose.

Là je vous parle de tout autre chose, il se trouve que je suis sensé intervenir à la rencontre Blog en Nord : Juin 2007 TPE Blogs.

Je n’en avais pas parlé jusqu’à maintenant car la chose n’était pas confirmée. Maintenant, c’est sur, j’y vais. Je ne sais pas encore trop en quoi va consister mon intervention (au passage si un organisateur passait par là hein…), mais j’y vais.

Ca se passe donc à Lille le 26 Juin prochain, donc si vous passez dans le coin il y a peut-être moyen que l’on se fasse un petit resto sympa, en clair manifestez-vous. Toutes les informations sont sur le billet de Blog en Nord.

Allant à Lille, et donc passant par Paris, je me suis dit qu’il pourrait aussi être bien de rencontrer des gens, il parait qu’il y a aussi plein de gens sympas à Paris.

Il y a de grandes chances que je sois à Paris les 25 et 27 Juin, j’ai pas mal de gens à voir, partenaires, clients, amis, mais je devrais pouvoir trouver des créneaux pour rencontrer d’autres personnes, donc, encore une fois, manifestez-vous si vous voulez vous faire un petit resto ou simplement taper la discute autour d’un verre en terrasse.

En espérant vous rencontrer.