Pandi panda, petit ourson de chine

Pour la référence, soit vous avez des enfants, soit vous avez des souvenirs qui remontent à loin (du genre je vous parle d’un temps que les moins de 20 ne peuvent pas connaître…). Un indice : Tao tao.

Pour le reste, vous vous doutez que je vais bien sur vous parler de l’opération Google : Protect Adwords Need Dollars Action – PANDA.

Pour commencer, je vous propose d’aller lire la transcription faite par Sylvain sur le blog Axenet  (Google et les ravages du panda) d’un article de searchengineland (Lessons Learned at SMX West: Google’s Farmer/Panda Update, White Hat Cloaking, And Link Building) publié après les révélations du SMX West à San josé.

Autrement voici un résumé des annonces sur PANDA :

  1. Lutte contre le contenu de faible qualité : un site entier peut être pénalisé pour quelques pages de faible qualité.
  2. Plus de cloaking du tout : vous aviez fait une jolie version html du site en flash de votre client ? C’est mort.
  3. Linkbuilding : pour la xième fois, oubliez, vos liens doivent être 100% naturels et spontanés.
  4. Liens via des communiqués de presse : gros fumage de moquette, leur information est sujette à des tonnes d’interprétations possibles.
  5. Achat de liens : rien de nouveau, c’est toujours mal (vont-ils pénaliser les sites acheteurs ? Pour l’instant ils ne pénalisaient que les vendeurs).
  6. Mots clés dans le domaine : pénalité potentielle, fort signal de spam.
  7. Trop de publicité sur votre site : ouch, vous êtes probablement un spammeur.

Que retenir de Panda, quels signaux, quelles réelles informations ?

Premièrement, il y a une chose qu’il faut bien comprendre, Google n’aime pas les référenceurs. Depuis des années, GG serre de plus en plus la vis et complique de plus en plus notre travail.

En théorie, tout ça dans le but de contrer le spam de son bel index par les méchants  référenceurs Black Hat. En pratique, soyons clairs, ça ne fait chier que les White Hat.

Je n’ai lu quasiment rien sur le sujet, mais je peux vous le dire, depuis 3 ans, notre travail s’est considérablement compliqué. C’est presque intangible au niveau des procédures, mais c’est visible au niveau des résultats : il faut de plus en plus de travail de netlinking pour obtenir et fixer des positions correctes dès que l’on est dans du concurrentiel.

Et, ça a un impact direct sur le ROI de nos clients : plus de travail = plus de coûts = ROI plus faible.

Ce que je vois dans PANDA, c’est plus une volonté de serrer encore un peu plus la vis de la part de Google, de rendre notre travail encore plus complexe, plus long, plus coûteux que de vraiment lutter contre le « spam ».

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis un an, on parle de plus en plus de techniques de référencement Black Hat (ou techniques de référencement avancées… n’est-ce pas Paul ?) et si vous avez l’impression qu’on en parle beaucoup, c’est tout simplement parce que devant les difficultés croissantes, de plus en plus de référenceurs White Hat s’y intéressent et s’y mettent.

Et ils s’y mettent dans l’espoir d’automatiser ou « industrialiser » certains process pour réduire les coûts et donc rester compétitifs.

Mais compétitifs par rapport à quoi ? A la concurrence qui est confrontée aux mêmes problèmes ?

Non, compétitifs face au « référencement payant » : Adwords.

Rappelez-vous : Google est une entreprise commerciale, et les référenceurs sont les concurrents directs d’Adwords.

Alors, vous allez lire à droite et à gauche, le métier de référenceur à l’ancienne est mort, il faut évoluer, travailler l’image de l’entreprise, sa présence en ligne, utiliser les réseaux sociaux…

C’est vrai, pour de gros clients, parce que, soyons clairs, créer une présence en ligne, une identité, une marque, ça demande beaucoup de temps et d’investissements, c’est quelque chose de très coûteux, c’est une prestation que peu d’entreprises peuvent réellement se payer.

Je peux vous en parler, je gère toute la présence en ligne d’un de mes clients, et ça représente plusieurs jours de travail par mois, je vous laisse vous faire une idée du coût d’une prestation de ce type. Et franchement, ce n’est pas le plombier du coin qui peut se permettre d’investir dans ce type de prestations, car le ROI est loin d’être assuré et l’investissement énorme, car on vise du moyen et long terme.

Le jour où il sera plus intéressant pour une entreprise, même à long terme, de payer de l’Adwords que d’investir dans un référencement White Hat durable, Google aura gagné une bataille…

… mais perdu la guerre.

Je vous laisse deviner pourquoi.

Cordialement,
Aymeric Jacquet

Tags : , , ,