Rebondir

Je sais, le dernier article date du 24 Septembre dernier, presque 4 mois, mais il s’est passé plein de choses en 4 mois, trop de choses.

La dernière fois que j’ai publié sur le blog, j’avais plein de projets en tête, une entreprise à relancer, j’étais motivé et remonté à bloc !

Et ce qui devait arriver, arriva, et bien pire que ce à quoi nous nous étions préparés.

Dans mon article Reprendre à zéro, j’avais expliqué qu’une personne qui m’était proche était atteinte du cancer, il s’agissait de ma soeur. Ce que je ne vous ai pas dit, c’est qu’une deuxième personne qui m’était proche était également atteinte du cancer : mon père.

Courant Septembre, ma sœur est hospitalisée pour une infection pulmonaire, pour une personne dans sont état, c’était considéré comme très grave et de fait, on nous fait venir rapidement à l’hôpital pour faire nos adieux car les médecins considèrent qu’elle a peu de chances de passer la nuit.

Cette situation arrivera deux fois en l’espace d’une semaine, deux fois où toute la famille est appelée à venir faire ses adieux, sincèrement, je ne souhaite ça à personne.

Contre tous pronostics ma sœur s’en sortira et sortira de l’hôpital après une vingtaine de jours, fatiguée, mais vivante.

Quelques jours plus tard, des connaissances de mon père inquiets de ne pas l’avoir vu depuis plusieurs jours nous contactent, il ne répond ni au téléphone ni aux personnes qui frappent à sa porte. Après plusieurs jours à batailler avec lui et les services médicaux, nous finissons par lui faire accepter d’être hospitaliser.

Il ne quittera jamais l’hôpital où il s’éteindra dans la nuit du 31 Octobre au premier novembre. Nous avons compris par la suite qu’il avait tout simplement décidé de mourir et avait donc arrêté de se battre contre le cancer.

Ma sœur fut, sans surprise, de nouveau hospitalisée quelques jours plus tard et mourra le matin du 16 Novembre, la maladie avait fini par gagner.

Je vous laisse imaginer, tout simplement car c’est très difficile à exprimer, l’état d’esprit dans lequel je me trouve ces derniers mois, car en plus du chagrin se sont ajoutés de gros problèmes administratifs liés à la situation de mon père et quand je dis gros, le mot est faible.

Je n’ai tout simplement quasiment pas pu travailler de mi-septembre jusqu’à fin décembre alors qu’en général je fais 50% de mon chiffre d’affaire annuel pendant cette période, autant vous dire que si en août la situation n’était pas brillante, elle est maintenant totalement catastrophique.

Je ne vous explique même pas ma réaction quand j’ai reçu en décembre le courrier me prévenant d’un contrôle URSSAF pour début janvier… J’ai cru à une mauvaise blague.

Mais bon, même si les nuits sont encore difficiles, il faut rebondir, aller de l’avant comme on dit, de toutes façons 2013 pourra être difficilement pire que 2012.

Ah oui, dernier point, si par malheur vous connaissez une personne dans votre entourage qui vit des moments difficiles, évitez de lui dire « courage », il aura envie de vous égorger avec une petite cuillère.

Au passage, je remercie tous ceux qui nous ont soutenus pendant cette période, que ce soit en actes ou en parole, merci encore du fond du cœur.

Cordialement,
Aymeric Jacquet