L’échec

En novembre dernier, j’embauchais un développeur, Julien Appert, début aout, j’ai été obligé de m’en séparer et croyez-moi, ce ne fut pas de gaité de cœur.

Pourquoi « l’échec » ? Tout simplement parce que cette embauche « ratée » est mon premier et seul réel échec depuis que j’ai lancé mon entreprise.

Les raisons sont nombreuses et me prouvent que même si tout semble aller, la vie d’une entreprise est tout de même très fragile.

Pourquoi j’ai embauché ?

C’est un peu la chose la plus importante, les raisons de cette embauche étaient assez diverses.

Vers Septembre de l’année dernière, mon activité a explosé, à tel point que j’ai aligné des semaines à 100 heures de travail sans même m’en rendre compte. Mon corps, lui, s’en est rendu compte et m’a lancé un gros signal sous la forme d’une bonne grosse bronchite qui a trainé en longueur, j’ai dû alors prévenir tous mes clients de la situation et que les dossiers prendraient du retard.

Cette explosion d’activité n’était pas qu’à court terme, mon planning de fin d’année était quasi complet et de nombreux dossiers arrivaient au fur et à mesure avec des perspectives de travail assurées jusqu’à fin juin.

J’avais également créé une trésorerie importante (plus de 20 000 euros) me permettant au besoin d’assurer à l’avenir une baisse possible d’activité sans trop en sentir les effets, pour peu qu’elle ne dure pas trop longtemps.

De plus, j’avais de nombreux projets en tête, mais pour certains de ces projets, il me manquait des compétences techniques, comme vous le savez, je ne suis pas développeur et même si je bidouille du code, je n’aurai jamais la prétention de l’être.

Avoir un développeur était aussi une plus-value pour l’entreprise, un apport de compétences, de possibles nouveaux produits à vendre à mes clients.

Brefs, tous les signaux étaient au vert, je cherchais un développeur, Julien voulait quitter son boulot, on se connaissait un peu d’internet, je l’ai donc embauché.

En février, j’ai également embauché ma femme à mi temps, c’était prévu de longue date, elle s’occupe de la compta et a des compétences de rédactrice et traductrice que je compte bien exploiter.

Vous avez bien tout lu ? Chronique d’un échec annoncé ou presque, j’avais oublié le facteur X dans l’équation.

10 mois plus tard, Julien quitte l’entreprise, alors que les signes sont toujours au vert.

10 mois plus tard, mon entreprise n’a plus de trésorerie ou presque plus.

10 mois plus tard, je dois tout reconstruire ou presque.

La raison principale est simple : tous les dossiers prévus ou signés pour 2009 ont été repoussés à… plus tard.

Soit, près de 60 000 euros de contrats qui devaient se faire entre Décembre et Juin. Nous n’avons vécu que du tout venant, des contrats annexes, des contrats de maintenance et de référencement.

Avec le recul, je ne sais même pas comment nous avons fait pour tenir aussi longtemps.

Je vous donne la liste, c’est amusant, ou pas :

Pour information, la plupart des dossiers dont je parle ici sont des dossiers entre 8k et 20 k.

Premier contrat : gros contrat prévu pour se dérouler entre Décembre 2008 et Février 2009.

Le dossier prend du retard, rien d’inhabituel, le client doit travailler sur ses contenus, c’est un gros boulot, il attend des éléments de différentes sociétés dont il est revendeur exclusif.

Nous travaillons donc sur la structure technique et le design, installons les premiers contenus qui sont déjà importants, puis, plus rien, pas de nouvelles du client.

On arrive à se contacter et là il m’apprend que sa société est rachetée, tout est gelé, il me tient au courant, mais ça va prendre des mois.

Deuxième contrat : très gros contrat pour un partenaire devant commencer en Janvier 2009 et être livré pour fin mai.

Une période de consultation / conseil est prévue, elle se déroule bien, pas de soucis de ce côté et puis plus rien.

Je ne peux pas rentrer dans les détails, mais il s’agit d’un gros compte avec toutes les implications que ça peut avoir.

Et le bloquage fut imprévu. Le dossier était dépendant d’un autre dossier de com du client final, devant l’actualité, le premier dossier a été gelé et par effet de bord, le nôtre aussi.

A ce jour je ne sais même pas quand il reprendra.

Troisième contrat : encore un gros dossier avec un partenaire pour un client pour qui nous avons déjà réalisé un blog. Prévu entre mars et Juin 2009.

Il s’agit d’une refonte complète de leur site internet, avec des prestations diverses dont une grosse partie de référencement.

Premières consultations, livraison de recommandations, livraison de wireframes, puis… plus rien.

Nous apprenons alors que la société a décidé de se faire normaliser ISO et de fait, toutes les ressources humaines et financières sont dédiées à ce projet.

Normalement il doit reprendre prochainement… normalement.

Quatrième contrat : un dossier important pour un de mes meilleurs clients dont je m’occupe depuis les débuts de ma société ou presque. Le dossier devait être réalisé sur Juin, début Juillet.

Comme il s’agit de soutenir le lancement de nouveaux produits hors de leur cible actuelle et que le dossier est très orienté référencement, je réalise un audit sectoriel et concurrentiel pré projet pour orienter les travaux à venir.

Suite au résultat de cet audit, le dossier a besoin d’être recadré et est donc repoussé à… Septembre

Heureusement, celui-là, il est en train de se faire.

Cinquième contrat : celui-ci, il est juste pour illustrer la loi de Murphy. Normalement prévu pour fin Juin, début Juillet.

Un petit dossier, un blog d’entreprise, mais qui, quelque part, conditionne également la récupération totale de la communication internet de l’entreprise.

Consultation faite, contenus initiaux récupérés, blog installé, configuré, une première maquette est proposée…

Et là, plus de nouvelles du client. Je relance, mail, téléphone (messagerie), rien.

Quelques semaines plus tard, le client me contacte pour me prévenir qu’il a été hospitalisé et qu’il reprendra le dossier en main dés que possible.

A ce jour, le dossier est toujours en attente.

Ajoutez à tout ça 10 000 euros d’impayés (dont je n’ai récupéré une partie qu’en Septembre) de 2008 et une régule de charges de 9000 euros prévue pour Novembre et vous aurez une petite idée de l’état dans lequel je me trouve depuis Avril/Mai.

En fait, ce qui a faussé la donne durant ces mois, c’est la trésorerie que j’avais sur le compte de l’entreprise. Cette trésorerie a masqué les faibles rentrées d’argent, tant qu’on peut payer les salaires, ça va, quitte à ne pas me payer, jusqu’au moment où ce n’est plus possible, qu’on se rend compte qu’on va droit dans le mur.

J’ai réagi en Juin, quand le quatrième contrat a été repoussé, je n’avais plus de visibilité à moyen terme, je ne pouvais plus qu’espérer qu’un des contrats se débloquerait ce que j’ai attendu… attendu… en vain.

Fin Juin, bouffé par le stress j’annonce donc à Julien que je vais devoir le licencier, je ne le prends pas en traître, il a  bien vu qu’il n’y avait quasiment pas de travail et je ne lui ai jamais rien caché de la situation.

Et croyez-moi, quoi qu’en disent les bouffeurs de patrons, avoir à licencier quelqu’un, quand on est quelqu’un de normal, je ne le souhaite pas à mon pire ennemi. je crois que je commence tout juste à m’en remettre physiquement tellement la tension et le stress m’ont bouffé pendant des semaines.

En tous cas, cette expérience, bien que malheureuse, aura été riche en apprentissages :

  • Je travaille mieux seul
  • Avoir un employé c’est s’imposer des contraintes auxquelles je n’étais plus habitué
  • Je n’ai en fait, pas besoin d’un développeur à plein temps, mes projets sont surtout des projets de com pure et de référencement
  • Je ne suis pas forcément fait pour être patron
  • Rien n’est jamais acquis (oui celle-là est facile mais quand on se prend une bonne grosse claque on l’assimile mieux)
  • Quand les signes de difficultés sont là, il faut réagir et vite. Si j’avais réagi plus vite la situation serait plus simple actuellement.

Pour le reste, pas d’inquiétudes, ma société va s’en sortir, et probablement avec un CA supérieur à celui de l’année dernière, mais pas suffisant pour absorber l’énorme augmentation de charges que représente une double embauche.

Le bon côté des choses, c’est que si mon entreprise a survécu à cette année catastrophique, je pense et j’espère qu’à l’avenir elle résistera à tout.

Cordialement,
Aymeric Jacquet

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16 Commentaires pour L’échec

  • Ravi de ces nouvelles.
    Juste pour dire que j’ai connu aussi ces moments salement « spiraleux » où à peine un problème résolu, d’autres tombent, où les institutions, les connaissances tournent le dos sans aucune hésitation.
    Mais, comme disais je ne sais plus quel auteur « Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort… »
    Alors tout mon soutien à celles et ceux qui traversent ces turbulences. Quelques suggestions tirées de mes modestes expériences pour tenter d’y faire face :
    – Ne pas cacher ce qui nous arrive, même si nous avons fait quelques erreurs (d’associés dans mon cas). Il n’y pas de honte ! (Merci chaleureux à ceux qui témoignent ici)
    – Prendre un maximum de recul (très facile à dire), il ne s’agit ni de la santé, ni de l’honneur, mais d’un problème bêtement et purement technique. Combien de navigateurs que j’admire se sont trouvés dans des positions très difficiles sans pour autant quitter leurs sport préféré au prétexte qu’ils avaient cassés lors de leur dernière traversée.
    – Chercher partout de l’aide, ne pas porter seul le fardeau. Par exemple, se faire aider au maximum par des associations, des syndicats pro, des connaissances, qui ont pignon sur rue, qui sont gratuits ou non financièrement intéressés, pour négocier, négocier encore et toujours.
    – Etre persuadé que la banque n’a qu’un objectif « gagner de l’argent » et que tout ce qui n’est pas formellement écrit n’est que des promesses sans engagement.
    –  se convaincre que l’ échec fait partie de la vie, c’est comme ça. Quelques moments pénibles ne doivent pas nous gâcher les nombreux moments heureux passés mais aussi à venir.
    – que les non entrepreneurs, ne peuvent absolument pas comprendre ce qui vous arrive.
    Ce préparer au pire : il n’arrive jamais !
    Chaleureuses salutations à toutes et tous

    Le 21 octobre 2009 à 10 h 23 min

  • @ Aymeric Jacquet
    A vous lire on mesure le sérieux et la rigueur de votre activité et à quel point vous êtes dans une situation dont vous ne semblez aucunement responsable. Ce sont, hélas, les aléas des marchés.
    Alors pour prendre une image qui m’est chère, vous êtes en pleine navigation (certains ne quittent même  pas le port ;-) en train d’affronter une tempête ! Le navire, son équipage et son capitaine sont sur le pont, à la manœuvre et tiennent bon.
    Mais après la tempête, vient fatalement le beau temps. Je ne doute pas que ce mauvais moment ne soit qu’un épisode.
    Bravo pour votre prévoyance et votre ténacité et aussi pour la transmission du goût d’entreprendre.
     
    Bons vents et merci pour ce forum passionnant

    Le 21 octobre 2009 à 10 h 37 min

  • @Jean-Jacques : il faut juste que la tempête ne dure pas trop longtemps. :)

    Le 21 octobre 2009 à 10 h 44 min

  • Ouaips ! Je suis pas météorologue, mais en général ca dure pas ;-)
    Ce qui est sur c’est qu’on a pas la main sur ce genre d’évènements.
    Quand il y a une baisse d’activité, donc un peu de temps disponible,  je m’efforce de la transformer en aubaine (encore des mots…). Si ca peux donner quelques idées voici comment je m’organise selon deux axes d’occupations :
    – Je prends  du temps pour me remettre en forme en faisant ce que je n’avais pas le temps  auparavant ( sport, famille, balade, lecture, passion, repos, découverte..) pour se ré oxygéner l’esprit.
    – l’autre partie pour remettre en ordre l’entreprise ( revoir les outils, les docs, les prix, les technos, faire de la veille, trouver des idées nouvelles…) et prospecter tranquillement (visite de salons, de zones commerciales, lecture d’annuaires, réunions thématiques, entretien de mon réseau, déjeuner avec des confrères,des fournisseurs, des clients…). Comme par hasard, j’en ressors toujours de nouvelles affaires.
     
    A vos commentaires

    Le 21 octobre 2009 à 11 h 12 min

  • @Martin, ce qui est motivant, c’est la ténacité d’Idem. Son histoire me donne la pêche, car je lis, j’apprends, je constate que l’on peut traverser des tempêtes infernales et s’en sortir. Et puis j’aime les battants.
    Jean-Jacques, mille grâces pour vos sages conseils. Les anciens, c’est une mine d’info ;)

    Le 21 octobre 2009 à 11 h 58 min

  • Idem

    @Aymeric
    Si tu en es encore aux « bonnes relations » avec la banque et les administrations c’est que c’est pas si important que ça, la situation est finalement pas si critique.  Si tu n’as pas encore vu passer un seul huissier tant mieux pour toi ;) Le titre « échec » est peut-être alors un peu exagéré dans ce cas,disons que « revers » aurait été mieux approprié. Ce qui n’enlève rien à la difficulté de le vivre, évidemment.

    Le 21 octobre 2009 à 12 h 05 min

  • AQC

    Une réelle faute de gestion, 20.000 EUR en trésorerie est vraiment très très petit, surtout pour prendre des employés. Vous n’aviez apparemment aucun revenu passif. Avez-vous demandé un acompte de 30 ou 40% NON REMBOURSABLE aux clients avant de commencer a travailler ? Quand il n’y a pas de boulot vous devez faire des sites pour votre société, je dirais même que vous auriez peut-être dû faire ces sites avant d’embaucher afin d’avoir un revenu passif plus ou moins important.
    A votre place j’aurai attendu d’avoir 100.000 EUR de trésorerie, ce qui n’est pas si énorme à la vue des contrats que vous aviez a réaliser.

    Le 21 octobre 2009 à 13 h 30 min

  • Boris

    Je découvre ton site ; et les articles sont vraiment originaux/intéreressants. Celui ci est vraiment instructif ; j’avais aussi une employée en cdd 6 mois te la je m’en separe pour des raisons que tu cites : pas besoin de qqn à plein temps, un employé c du boulot et des contraintes en plus etc…

    Le 22 octobre 2009 à 17 h 33 min

  • AQC

    Tu es partout Boris ^_^

    Le 22 octobre 2009 à 18 h 15 min

  • Article très intéressant ! Je te remercie pour l’analyse bien que je ne comprenne pas comment tu es pu rester autant de temps sans démarcher de nouveaux contrats.

    Courage pour la suite

    Le 23 octobre 2009 à 2 h 00 min

  • @idem : comme je le précise dans le début de l’article, je parle d’echec, car c’est mon premier échec en tant qu’entrepreneur. D’un autre côté, si ma banque ne me finance pas ma régule, je vais commencer à être vraiment dans le l’embarras.

    @AQC : faute de gestion, non, je ne pense pas. Avoir 100k euros de trésorerie pour une société comme la mienne, c’est un peu une hérésie, surtout avec seulement 3 ans d’existence. Erreur de management, ça c’est plus probable, comme je le dis, j’aurais du réagir plus tôt.

    Comme je le précise, encore une fois, je demande toujours 35% d’accompte à la commande.

    @Boris : désolé que tu sois dans la même situation.

    @ma confession : je n’ai jamais dit que je n’avais pas prospecté de nouveaux contrats, et c’est d’ailleurs avec ces conrtats que nous avons pu tenir aussi longtemps.

    Le 23 octobre 2009 à 8 h 52 min

  • Mapics

    Merci pour le partage d’expérience, avoir un salarié est toujours délicat car il faut en plus assuré son propre salaire mais aussi celui de la personne que l’on embauche.

    Le 1 mars 2010 à 14 h 26 min

  • Hello Aymeric, très intéressant ton retour d’expérience.
    Cela permet de mieux appréhender les réalités et difficultés du métier d’entrepreneur.

    A la fin de ton post, dans ton bilan, tu dis que tu travailles mieux tout seul.
    Oui, mais dans ces conditions, comment fais-tu face aux pics d’activité ? N’es tu jamais noyé par ta charge de travail ?

    Avoir un employé apporte son lot de contraintes, mais s’il est bien choisi, n’est-il pas une aide non négligeable ?
    Ou alors externalises-tu désormais lorsque tu as besoin d’un coup de main ?
    En tout cas, merci encore, ton article m’a fait réfléchir car je me pose moi-même ces questions; tu as gagné un nouveau lecteur :
    a +
    Baptiste

    Le 7 juin 2010 à 0 h 30 min

  • Étant sous le statut auto entrepreneur depuis peu je comprends ce stress permanent.
    Moi que j’ai beaucoup de travail ( contrat ) ou pas être le seul a bord est vraiment un stress.
    Je ne regrette nullement de mettre lancer a mon compte mais c’est pas évident du tout de gérer tout seul  une entreprise et pouvoir en vivre.
     

    Le 2 août 2010 à 20 h 47 min

  • Comme dit Aymeric, s’être constitué 100 K€ de tréso pour une TPE avec 3 ans d’existence, ce n’est pas possible dans nos domaines d’activité. Et faire du sport, un peu de rangement etc ça va bien quand tu as une petite baisse d’activité passagère mais pas quand tu ne sais plus avec quoi tu vas manger et payer ton loyer le mois prochain. J’ai souri en lisant que les grandes entreprises venaient nous chercher. La plupart du temps, c’est nous qui nous déplaçons pour leur proposer nos services, comme des dizaines d’autres prestataires, alors on est bien content quand ils nous disent « nous avons choisi de vous faire confiance et de vous évaluer sur le projet suivant… »
    @ Idem: tu aurais dû choisir Indemne comme pseudo ! Les galères que tu nous décris sont vraiment poignantes et on s’imagine très bien la situation. C’est fou comme certaines corporations sont peuplées de s****pes (et bien que ce soit un terme féminin, il s’applique tout aussi bien à un homme !). Par contre, tu n’as jamais songé à une liquidation judiciaire dès que tu as vu que ça se barrait en sucette ? Tu plantais là tout ce beau troupeau de vampires en les laissant planter les dents sur le marbre d’une décision de Justice. Déjouer le système en jouant avec les règles du système, c’est la meilleure façon de faire. Par contre, il faut s’organiser en conséquence bien sûr et garder à son nom une vieille 205 pourrie sur lesquels ils iront s’e****rder à essayer de récupérer les sommes qu’ils te réclament en la mettant en vente aux enchères :-))
    Bonne chance à tous, soyez forts !

    Le 11 mai 2011 à 8 h 37 min

  • Ca fait un peu froid dans le dos ton histoire…je trouve ton article tout simplement génial…je me demande si j’ai déjà vu qqun mettre sur son blog à plat avec autant d’humilité l’histoire de son échec…
    Je serai curieux de savoir où est ce que tu en es après 2 ans. Je pense que tu as du largement relevé la tête pour la simple et bonne raison que tu sais te remettre en questions. A partir du moment où tu sais analyser ton échec tu ne peux que faire mieux….
    Je garde cet article au chaud, en espérant que j’arriverai à en faire autant quand j’affronterai mes échecs. merci beaucoup pour cette analyse !

    Le 23 décembre 2011 à 18 h 47 min