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Un peu de moi

Marre des créations "professionnelles" par des amateurs

Un peu de blues, un peu énervé, un peu plein le dos.

Plein le dos des parasites qui vendent de la création de sites dès qu’ils savent aligner deux lignes de code.

Je reviens du forum Alsacréations (qui n’est pas ici mis en cause) et particulièrement d’une escapade dans le salon “Ergonomie et esthétique générale, demandes d’avis et de critiques”.

On y trouve de tout, du bon et du moins bon, et heureusement la plupart du temps des amateurs qui viennent en quête d’apprentissage.

Et il y a les autres, les pseudo créateurs, qui viennent montrer un site “professionnel”, un truc vendu on ne sait trop comment, mais vendu, merci pour le pigeon client…

Je ne place pas dans le lot ceux qui sont dans un emploi, qui ne sont pas designers et à qui on demande de la créa, ce n’est pas leur métier, mais je connais bien le monde de l’entreprise et je sais qu’ils n’ont pas le choix.

Je parle des autres, ceux qui se disent “indépendants”, “freelances”, “Webdesigners”, parce qu’ils savent aligner deux lignes de code (oui je sais, je me répète) et qui écument tous les tutoriels pour faire des effets “comme les pros”, ceux dont on essaie de se débarrasser parce qu’ils ont rendu notre profession aussi douteuse dans l’esprit des gens que les garagistes à leur époque, ceux qui ne savent pas ce que communication veut dire.

Des fois, par conscience professionnelle, j’ai même envie de contacter leurs clients pour leur dire : vous savez, pour presque rien, vous pouvez avoir un site professionnel avec plein de fonctionnalités sur une plateforme, certes les designs ne sont pas personnalisés, mais ce sera toujours mieux que ce que l’on vous a vendu.

Parce que, il ne faut pas se leurrer, même 100 euros dépensés dans un site qui ne servira à rien, ça reste cher pour de la bouse.

C’est pas parce que je sais aligner deux parpaings et faire du ciment ou du béton que je vais aller prospecter comme maçon, alors encore une fois faites-nous plaisir, disparaissez, loin de préférence.

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Quelle est l’utilité des plateformes de sites internet "tout en un" ?

En dehors de nos CMS adorés ou de nos développements sur mesure, il existe un certain nombre de plateformes d’hébergement proposant des solutions de gestion de sites internet.

Ces plateformes proposent à leurs clients des sites “clé en main” avec des fonctionnalités plus ou moins avancées, du blog à la boutique complète en passant par le site corporate et le catalogue produit.

Si je vous dis typepad ou blogger, vous voyez de quoi je veux parler, même si ces deux exemples ne proposent à la base que des offres de blogs ?

Bref, ce type d’offres existe presque depuis les débuts d’internet et jusqu’à maintenant je ne m’y étais que peu intéressé.

Sauf que les produits évoluent, en bien, et c’est sans honte que j’avoue avoir été approché par une de ces plateformes pour créer du template ou revendre leur solution à mes clients, leur produit me semble de qualité mais je n’ai pas encore pris de décision pour l’instant.

Pour revenir à la question à l’origine de ce billet je vais essayer de dresser une liste assez simple de l’utilité de ce type de plateformes tant du point de vue du client lambda que du professionnel du web.

Utilité pour le client lambda :

  • Il peut se créer son blog, son site internet en 5 minutes top chrono avec un rendu professionnel.
  • Il peut du coup n’avoir qu’un seul interlocuteur puisque certaines de ces plateformes gèrent également le nom de domaine (attention je ne dis pas forcément que c’est bien, juste que pour beaucoup de personnes, c’est pratique).
  • C’est un coût maîtrisé, le client sait combien il va payer chaque mois.
  • l’investissement initial est moindre : pour une jeune société avec un petit capital, créer son site internet peut être un énorme investissement.

Utilité pour le professionnel :
Attention, j’entends ici par “professionnel”, un indépendant dans mon cas, principalement Webdesigner pour qui la partie gestion/hébergement/entretien n’est pas à forte valeur ajoutée.

  • Peu ou pas de besoins spécifiques en programmation.
  • Des produits techniques “clé en main” répondant souvent assez bien à des besoins de projets “simples”.
  • Les mises à jour techniques/failles de sécurité sont gérées par la plateforme.
  • On peut souvent gérer de multiples comptes et nombre d’options que l’on ne trouve pas sur un CMS classique sont proposées (principalement des fonctions liées à l’hébergement).
  • Centralisation des projets et uniformité des solutions.

Inconvénients (et oui, tout n’est pas rose dans le monde des plateformes) :

  • Prise en main souvent limitée au niveau de la structure html.
  • De fait il est souvent difficile de travailler l’accessibilité en profondeur.
  • Technologies souvent propriétaires.
  • Portabilité des projets pour des évolutions futures loin d’être optimum.
  • Possibilités d’évolutions limitées, bien que souvent ces plateformes sont assez réactives face aux besoins de leurs utilisateurs.
  • Coût important sur le long terme sachant qu’en fonction des besoins des projets ces plateformes font des abonnements allant de 15 à 60 euros et plus par mois.

Il n’empêche que pour des projets assez “simples”, ce type de solutions peut parfaitement suffire pour gérer des sites internet, elles proposent même assez souvent des gestions de médias très avancées là où il faut souvent bidouiller pour obtenir des outils similaires sur nos CMS préférés.

Je vais essayer à l’avenir de faire quelques tests de plateformes du genre qui me semblent prometteuses, je vous tiendrai au courant.

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Entreprise

Politique commerciale : le prix de réserve

J’applique, depuis quelques temps, sur les contrats ce que j’appelle un prix de réserve, ou prix de sécurité.

Ce n’est pas une lubie ou une invention pour gonfler mes devis, juste une application tarifaire logique à notre secteur.

Pourquoi un prix de réserve ?

Les cahiers des charges de projets web sont encore bien souvent incomplets ou au contraire surchargés d’informations inutiles voir contradictoires.

Evidemment, cela dépend grandement de votre cible commerciale mais dans mon cas, mon coeur de cible se situant plutôt au niveau des TPEs et PMEs, le cahier des charges se résume souvent à : “Nous voulons faire un site internet.”

Beaucoup d’entreprises se lancent encore dans l’aventure internet, car c’est un nouveau canal de communication (oui, internet c’est encore nouveau), sans avoir réellement pensé leur projet.

Ce manque de réflexion entraine de nombreuses choses dans la gestion d’un dossier :

  • l’entreprise est grandement demandeuse de conseils mais est rarement prête à les payer.
  • ces conseils entrainent souvent de nouvelles pistes de réflexion aux entreprises.
  • ces nouvelles pistes de réflexion entrainent souvent des modifications/évolutions des dossiers en cours de réalisation.

Beaucoup de choses qui en entrainent d’autres…

Ce qui fait que, très souvent, au final, le temps passé sur le dossier dépasse, et des fois largement, ce qui a été devisé initialement.

Je parle ici de petits ajouts/modifications de ci, de là, pas de gros changements en profondeur qui eux font, en général, l’objet d’un nouveau devis.

J’ai donc décidé, quand je fais un devis pour un client, d’intégrer ce que j’appelle le “prix de réserve“.

Sur quoi se baser ?

C’est assez simple, en fonction du facteur “risque” du dossier, des points techniques que vous n’arrivez pas à clarifier immédiatement, vous arrivez a calculer un prix de base (fouchette basse) auquel vous ajoutez un montant estimé des points “obscurs” (fourchette haute).

Un exemple pour mieux comprendre

Autant prendre un dossier réel :
Un client me contacte pour un dossier d’intégration html assez pointu et d’intégration/installation/personnalisation d’un moteur WordPress.

C’est un dossier de sous-traitance, il lui faut un chiffre dans l’heure pour finaliser son devis. Quelques points techniques attirent mon attention, il est possible que des plugins WordPress répondent à ce besoin directement, il est possible également que si plugins il y a, il y ait besoin de les personnaliser, il est également possible qu’il soit nécessaire de développer des outils spécifiques pour répondre à la demande du client.

Nous avons donc une base de devis sans grosses surprises (je sais comment ce client travaille et il en sait autant sur moi), mais avec une partie difficilement chiffrable dans l’urgence, n’ayant pas le temps de chercher/tester si des plugins existent et si ils répondent exactement à la demande.

Je vais donc proposer le chiffre haut, intégrant le développement spécifique d’outils tout en précisant que si je trouve un moyen plus rapide et donc moins couteux de répondre a ces besoins spécifiques je l’utiliserai en priorité.

Le devis initial tournait autour de 2500 euros, il se trouve que le mix de deux plugins WordPress un peu bidouillés permettait de répondre parfaitement à ses besoins, il n’a payé au final que 1800 euros.

Comment le présenter ?

En général quand j’explique ce système, je donne mon estimation de la fourchette du cout de production, mais je fais signer au prix haut de la fourchette.

Le tout est de le présenter et de l’argumenter de façon claire :

Je ne facture au final que le temps effectif passé sur le dossier si il est inférieur au temps estimé initialement (donc au prix).
Si je dépasse le temps de travail estimé initialement et que c’est de mon fait, je ne facture que le prix de réserve, à moi de savoir chiffrer mes dossiers.

Le client a l’assurance que son projet ne dépassera pas ce prix annoncé à partir du moment qu’il n’y a pas de gros changements par rapport au cahier des charges initial et croyez moi, en expliquant bien la démarche avec une argumentation honnête, le client le comprend et l’accepte tout à fait.

Toutefois, ce mode de devis ne peut fonctionner que si vous arrivez à créer un climat de confiance entre vous et votre client, c’est d’autant plus aisé pour moi que ma clientèle se créé à plus de 90% par réseau, donc les gens qui prennent contact avec moi ont déjà une idée du prestataire avec lequel ils vont travailler, il est plus que probable que le “prix de réserve” ne fonctionne pas dans un mode de prospection plus classique.

Pour finir

Un dernier point qui me semble important de souligner, c’est que parfois, le client perçoit ce “prix de réserve” comme une “réserve” de travail. Il m’est déjà arrivé qu’un client dont le projet était fini et dont la facturation finale était inférieure au prix de réserve me demande ce qu’il était possible et utile d’ajouter à son site pour aller au bout du prix annoncé. Il était heureux de pouvoir greffer à son projet de nouvelles fonctionnalités dont il avait eu l’idée tout en restant dans un budget auquel il s’était préparé.

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