Ces patrons qui nous font honte

Un gros coup de gueule du lundi matin pour vous parler d’une pratique que je trouve à vomir.

Voici la petite histoire…

Au mois de décembre, la nounou de notre fille nous annonce qu’elle est d’obligée d’arrêter son activité de garde d’enfants, pour des raisons financières. Ce que nous comprenons très bien.

Elle voudrait faire une formation de reconversion, nous en parlons, et je lui conseille d’essayer de travailler un maximum avant le début d’une potentielle formation, pour s’assurer des ressources « correctes ». Croyez-moi, se lancer dans un cycle long de formation sans le sou, c’est aller droit dans le mur.

Bref, elle cherche donc du travail en tant que serveuse, ayant une assez longue expérience du métier.

Je passe sur les divers, on vous rappellera, finalement nous avons pris quelqu’un de plus jeune, etc.

Vendredi dernier, elle passe me voir pour me demander un papier en rapport avec sa précédente activité et m’annonce avec un grand sourire qu’elle a enfin trouvé un travail, ils l’ont embauchée directement, un CDI, le bonheur en clair. Je la sens heureuse et libérée, je suis content pour elle.

Ce matin, ma femme est allée lui déposer le papier demandé, et à son retour, elle m’annonce : La nounou est au trente sixième dessous, en fait ils ne l’embauchent pas.

Voici ce qui s’est, apparemment passé :

Mercredi dernier, elle reçoit un appel pour un poste dans un restaurant nantais qui a un fort besoin de personnel, elle doit venir dés le lendemain pour une « journée » d’essai (pratique courante dans le milieu de la restauration), la journée ce passe bien et ils lui annoncent qu’ils l’embauchent.
Elle retourne donc travailler le vendredi, ou on lui dit qu’on s’occupera du contrat après le week-end parce que pour l’instant il n’y a pas le temps.

Dimanche, on lui annonce que finalement on n’a pas besoin d’elle, au revoir, merci d’avoir travaillé trois jours gratuitement, excuses bidons pour expliquer que finalement elle n’a pas le profile…

J’ai envie de vomir.

Voici ce qui d’après moi c’est passé; il faut savoir que le Château des Ducs de Bretagne vient de réouvrir ses portes après trois ans de travaux, c’est un des hauts lieux touristiques nantais. le restaurant incriminé étant très proche du château a vu sa fréquentation augmenter de façon subite et à donc décidé de prendre quelqu’un pour répondre à cet afflux de clients.

Mais, pourquoi embaucher quelqu’un en urgence ou prendre un intérimaire, alors que l’on peut facilement faire venir une personne pour un « essai » vu que c’est une pratique courante dans le secteur, comme ça on a le personnel pour assurer la fin de semaine de vacances et en plus on ne le paie pas, on lui fait miroiter un poste pour qu’il se défonce bien au boulot, et une fois la période passée, on le jette avec de bonnes excuses bien bidon.

Je ne donne pas le nom du restaurant, car je n’ai pas de certitude quand au déroulement exact de l’histoire, mais franchement, j’ai honte pour eux, j’ai même envie d’aller leur faire un bien joli scandale dans la semaine.

Bref, ce n’est pas ce genre de comportements qui va redorer le blason du patronat français.

Cordialement,
Aymeric Jacquet

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4 Commentaires pour Ces patrons qui nous font honte

  • Je connais un peu le milieu, mes parents étaient restaurateurs et j’ai fait quelques saisons. Ce genre de pratique est non seulement détestable mais imbécile. Quand on est restaurateur c’est toujours intéressant d’avoir un carnet d’adresses de serveurs (-euses) compétents et disponibles pour un extra.

    Concernant la réouverture du château, j’ai eu la chance de me trouver au bon endroit au bon moment. On cherchait un resto avec des amis architectes et on a vu de la lumière… On entre, histoire de voir leur beau travail de rénovation, et oh surprise, à boire et à manger… Gratis ! Nous avons fait ripaille au frais de la princesse (ou de la reine Anne). Quelques amis ont tenté de nous rejoindre mais ils n’ont pu entrer faute d’invitations. Nous avions visiblement profité d’une baisse de vigilance des portiers ;-)

    Le 19 février 2007 à 12 h 19 min

  • tellos

    si si il faut donner le nom:-)

    Le 19 février 2007 à 12 h 40 min

  • @tellos : je ne donne un nom que quand j’ai constaté moi même les faits ou quand je suis sur à 100% que les choses se sont bien passées comme dit. Comme ici je ne me base que sur des faits rapportés et donc obligatoirement interprétés, je préfère donc ne pas citer de nom.

    Le 19 février 2007 à 15 h 47 min

  • Mathias Poujol–Rost (C*m*t*k)

    Un autre type de patron «particulier», ce sont ceux qui gèrent des agences « one shot », du nom de la méthode de vente. Ils ont en général en vision bien singulière de l’éthique, du management, ou encore de la communication.
    J’ai été assigné à deux reprises par l’une d’elle (à chaque fois en référé) et en moins de deux mois, pour avoir publié un témoignage de client insatisfait, et suggéré une réparation pécuniaire des frais de justice, après le débouté de première instance, de la première affaire.
    Quand on va lire les avis de *prétendus* employés sur NoteTonEntreprise, c’est assez surprenant ! Les conditions de travail, objectifs, méthodes de management sembleraient loin d’une agence de communication éthique.
    La première condamnation en Appel : http://mpr.soup.io/post/121768177/ .

    Le 19 juin 2011 à 15 h 08 min