Teasing : Experts Web

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Experts Web… Les plus anciens lecteurs de ce blog ont peut être déjà lu quelque chose à ce sujet. Il y a quelques années, nous avions été plusieurs prestataires à nous « associer » sous ce terme. Depuis, chacun a évolué, nos chemins se sont séparés, mais j’ai quand même gardé les noms de domaines sous le coude, on ne sait jamais.

Depuis maintenant quelques mois, un projet me trotte dans la tête, un projet qui prend de plus en plus forme. Certains de mes amis et partenaires les plus proches en ont déjà un peu entendu parler. Maintenant je vous en parle, un peu…

On va, dans un premier temps, résumer le projet sous le terme un peu fourre tout de réseau social dédié aux professionnels du web français (agences, web, freelances, développeurs, webdesigner, infographistes, référenceurs, webmarketers, intégrateurs, rédacteurs…) , mais croyez moi, au final ce sera plus, bien plus. Le projet est ambitieux et je vais tout faire pour le mener à bien.

Pour l’instant, le site du projet est en cours de développement, il sera probablement architecturé dans un premier temps autour de WordPress + Buddypress, ça avance, mais ce n’est pas fini.

En attendant, vous pouvez aller sur la page d’attente Experts Web, et si le projet vous parle, inscrivez vous pour être prévenus lors du lancement officiel du projet.

Ces inscriptions ne vous engagent à rien, mais pourront me permettre d’avoir de premiers retours sur l’intérêt que peut susciter un projet comme celui-ci et de pouvoir lancer certaines opérations nécessaires à la bonne marche du projet.

Je ne peux pas en dire beaucoup plus pour le moment, mais sachez juste que plus vous serez nombreux, plus le projet pourra vous « rapporter » et ce de différentes façons.

Donc, une fois n’est pas coutume, je vais faire appel à ma « communauté » et vous demander de diffuser cette information de toutes les façons possibles, blogs, forums, twitter, facebook, linkedin…

Merci d’avance,  nous avons tous à y gagner.

Rappel : Être prévenu du lancement officiel du site Experts Web.

Glooland.com : le projet

Oui, je sais, le nom peut vous sembler ridicule, mais il a une petite histoire, que vous pourrez retrouver, en partie, sur le site éponyme.

Glooland.com, c’est quoi ?

C’est un projet, que j’ai décidé de mettre en place avec ma femme, un projet de site/blog (appelez ça comme vous voulez), de partage et de discussion.

Glooland.com, c’est également un pari et une expérience, si ça marche, c’est bien, sinon, tant pis, on passera à autre chose, mais j’ai vraiment envie que ça marche.

Le but initial de Glooland, c’est, actuellement pour ma femme et moi, de créer un site/blog « personnel » où l’on parle de ce qu’on aime, où l’on partage nos connaissances, nos passions, dans la plus totale transparence, le but du projet étant de devenir rentable « financièrement » à l’avenir, c’est même annoncé sur le site :

Pour le gratuit, c’est tout simple, ce site est une expérience, nous allons essayer de voir si avec les moyens actuels d’internet (et principalement la publicité) il est possible de gagner sa vie tout en se faisant plaisir. Vous voyez, on ne vous cache rien, on vous dit tout.

Sur Glooland, on parle de tout, de rien, de la vie de tous les jours… Un site me plait, hop une petite fiche, j’ai envie de réagir à l’actualité, un petit billet, bébé9 fait une promo sur les biberons, j’en fais profiter… etc.

Mais pourquoi ne pas faire ça sur l’AJblog

Pour plusieurs raisons, premièrement, parce que je veux que ce blog reste mon blog pro, deuxièmement, parce que ma femme ne se sentirait pas « chez elle ».

En quoi ça nous concerne ?

Et bien, ça vous concerne de deux façons différentes :

1 – La communication

Pas de secrets, la meilleure façon de lancer un projet, c’est de faire parler de lui et c’est là que je compte sur vous. Un petit lien dans une Blogroll, un petit billet pour annoncer la naissance du site, rien du tout, c’est comme vous voulez, mais ça me ferait quand même plaisir.

2 – C’est un projet ouvert

Ouvert, ça veut dire quoi ? Ca veut dire que nombre d’entre nous ont des blogs « pros » ou thématiques, que bien souvent on hésite à balancer un billet plus personnel ou totalement en dehors de notre « charte éditoriale » histoire de garder une ligne directrice claire pour nos lecteurs, et c’est là que Glooland intervient.

Voici ce que je propose aux personnes intéressées :

On vous crée un compte de rédacteur sur Glooland, vous avez un truc à dire, à partager, vous voulez parler de vos passions, de l’actualité, du temps qui passe, du dernier album que vous avez écouté, du dernier film que vous avez vu, faites-le sur Glooland.

A partir du moment où votre compte est créé, vous faites partie de l’aventure, et vous avez bien sûr, votre mot à dire sur les évolutions, améliorations, etc. Surtout que le site en est encore à sa version alpha 0.001, que le design n’est pas fini et les finalités non encore fixées.

Et vous y gagnez quoi ?

Sincèrement, pour l’instant et pour quelques mois encore, pas grand chose, le site ne dégagera pas de réels bénéfices tout de suite.

D’ici là, nous aurons le temps d’y réfléchir, j’ai déjà quelques pistes de réflexion, mais ce n’est pas encore très clair pour l’instant.

Ce que je vous propose en clair, c’est de tenter une aventure commune, de voir si il est possible de vivre d’internet, en étant honnête, en partageant réellement ses passions, ses savoirs, ses idées.

Glooland n’a pas pour vocation de faire du Buzz, ça ne m’intéresse pas, mais bien de créer du contenu de qualité et personnel qui peut potentiellement intéresser monsieur et madame tout le monde, c’est à dire nous.

Pour l’instant, je pense limiter le nombre de rédacteurs à 5, et peut être passer à 10 si le mode de fonctionnement un peu artisanal actuellement peut le gérer.

Oui, mais ça existe déjà sous plein de formes

C’est vrai, ce n’est pas un concept nouveau, mais franchement, nous avons pour la plupart des compétences fortes sur internet, des réseaux de communication, ce serait le diable si nous n’arrivions pas à faire de ce site un succès.

Si vous êtes intéressés, contactez-moi, soit par la voie habituelle (en haut à droite) soit via un des formulaires de contact du site Glooland.com.

Ah oui, c’est par ici que ça se passe : http://www.glooland.com

Connaissez-vous un bon Webdesigner ou un bon Chef de projet web sur Montpellier ?

Parce que franchement, sur ce sujet, Google n’est pas mon ami. :(

Je cherche actuellement, pour un client, un prestataire sur la région de Montpellier, un prestataire capable de prendre en charge un dossier de communication d’entreprise complet et ce avec une bonne qualité de services.

Franchement je pensais trouver assez facilement quelqu’un, mais vu les résultats que me renvoie Google sur des requêtes comme « création de site internet Montpellier » ou « Création web montpellier » ou encore « webdesigner Montpellier » et « chef de projet web montpellier », ça me fait un peu peur.

Mes yeux pleurent encore des horreurs qu’ils ont eu à supporter (et les résultats des pages jaunes ce n’est guère mieux)…

Donc, comme je suis sur qu’il y a des gens qui travaillent bien sur la région de Montpellier, de vrais professionnels, je vous demande, si possible, de me les signaler, j’ai du boulot pour eux.

Au revoir Blogbang, bonjour Text link Ads

Pour blogbang, on va attendre un peu que le système se stabilise et que les nouvelles campagnes de la rentrée se lancent. D’ici là j’aurais peut être trouvé le temps de bidouiller un script pour styler les publicités à la volée pour qu’elles se fondent dans le design du blog.

Il faut quand même avouer que la pollution visuelle de ces publicités est à son rendement maximum.

Bref, sur le coup j’ai décidé de tester Text Link Ads (<< attention lien pouvant me rapporter des sous) dont les gains (rohh le vilain mot diront certains) me semblent plus intéressants dans la configuration de ce blog et la pollution visuelle moindre.

Si vous ne connaissez pas encore Text Link Ads, c’est un système d’achat/vente de liens textes dont le prix dépend de différents facteurs (principalement le PageRank d’après ce que j’ai compris).

Je risque à l’avenir de tester différentes régies sur le blog car je compte créer quelques services (mes Kawa Yaka) qui seront essentiellement financés par la publicité, et de fait, le blog est un bon laboratoire.

J’aurais l’occasion d’en reparler de toutes façons, la rentrée risque d’être très très chargée.

Genèse d’une société : IV – AJcréa

Après avoir repris contact avec différents réseaux professionnels, j’ai commencé à m’intéresser aux discussions tournant autour des standards. Un nom revenait souvent dans les discussions : Alsacréations.

Eric Delcroix semblait porter cette communauté en très haute estime, c’est donc tout naturellement que je suis allé voir. Erreur, monumentale erreur.

Plus je lisais les discussions du forum plus je me rendais compte que moi, qui croyais être un professionnel, je n’étais en fait qu’un bidouilleur de première.

Je pouvais me donner l’excuse d’avoir travaillé de nombreuses années dans une société ou la veille n’était pas de mise, mais je ne pouvais plus décemment continuer à travailler avec de mauvaises méthodes.

J’ai donc décidé de remettre en cause toutes mes compétences professionnelles et de tout reprendre à 0, et croyez moi, ce n’est pas si simple.

Pendant 1 mois, je n’ai fait que ça, des exercices, des tests, de la lecture de ressources, de nouveaux tests plus poussés pour enfin finir par réaliser une nouvelle version de mon site professionnel, respectueuse des standards et entièrement habillé graphiquement par CSS.

C’est donc avec fierté que je propose mon bébé à la vindicte populaire de la partie du forum Alsacréations nommée : Ergonomie et esthétique générale, demandes d’avis et de critiques.

Le code semble bon, mais on me parle de différents problèmes touchant à l’accessibilité… L’accessiquoi ?

Je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais je suis quelqu’un de curieux et de perfectionniste, et quand on me parle de quelque chose touchant à mon métier, j’aime bien savoir de quoi on me parle.

Me voici donc à la découverte d’une autre évolution de mes compétences : l’accessibilité et la qualité.

Et croyez moi, quoi qu’on en dise, ce n’est pas si simple de s’y retrouver dans toutes les bonnes pratiques liées à l’accessibilité : WCAG, WAI, Accessiweb, handicaps multiples et divers, ce qu’en disent les uns, ce qu’en pensent les autres, les pour, les contres, bonnes pratiques pour les uns, hérésie pour les autres.

L’accessibilité numérique est un des domaines de notre métier qui a une forte implication émotionnelle et qui, de fait, entraine parfois des comportements extrémistes.

En parallèle, je travaille à mon positionnement commercial et professionnel.

Ayant déménagé dans un environnement rural, je décide de prendre contact avec tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une association ou une organisation professionnelle.

Je prends, en particulier, contact avec l’association principale d’entrepreneurs des environs, dirigée par un entrepreneur très connu, le PDG des entreprises Beillevaire qui est impliqué dans a peu près toutes les associations et organisation locales.

Pour la petite histoire, il m’a fallu plusieurs appels à son siège social pour prendre contact avec lui, pas mal de messages laissés à son secrétariat avec la promesse qu’il allait me rappeler.

Et il m’a rappelé, un des moments les plus humiliants de ma vie de professionnel.

Exceptionnellement, j’avais ma fille à la maison, elle était malade et donc impossible de la laisser chez sa nounou, on joue un peu, puis vient le moment de lui changer sa couche… Je vous laisse deviner la suite, le téléphone sonne, je réponds… Bonjour, ici monsieur Beillevaire… PAPA!!!!!!!!!! PAPA!!!!!!! PAPAAAAAAAA!!!!!!

Euhhh, est-ce que peux vous rappeler un peu plus tard ? J’ai ma fille là… problème… malade… changement de couche….

Réponse de mon interlocuteur (je sens bien qu’il est plié de rire au téléphone) : Je vous rappelle un peu plus tard.

Et merdeeeeee…

Heureusement, il a rappelé. J’ai évité le suicide par immersion prolongée dans le bac à couches.

De mes échanges avec monsieur Beillevaire, un élément principal va se dégager : si je désire m’installer dans le coin et prospecter au niveau local, il me faudra créer une société, le portage salarial n’est pas encore forcément bien intégré et les gens aiment bien savoir qui travaille pour eux.

Je décide donc de prendre contact avec différents professionnels ou administrations à même de me conseiller et principalement :

  • Le responsable local de la chambre des métiers et de la chambre de commerce et de l’industrie.
  • Un expert comptable

Si vous avez l’envie de vous installer, surtout dans une zone rurale, ces deux interlocuteurs sont obligatoires. Ils connaissent parfaitement le tissus économique local, ils connaissent les bons interlocuteurs en fonction de votre secteur, ils connaissent tous les réseaux, bref, ils sont incontournables.

N’hésitez pas à rencontrer plusieurs experts comptables d’entreprises différentes, eux même vous le conseilleront si ils sont professionnels, tout simplement pour agrandir votre réseau de connaissances au niveau local.

Pour créer les statuts de mon entreprise, j’ai utilisé les services de deux personnes : mon futur comptable, et mon avocate (bon là ce n’est pas obligatoire, mais j’ai une soeur avocate, autant la faire travailler).

Contrairement aux idées reçues, créer sa société, ce n’est ni long ni difficile, à partir du moment que vous savez ce que vous faites, que vous êtes motivé et que votre projet tient la route.

Ce qui est long, c’est la réflexion autour du projet, quel statut, quel capital, quel nom…

Pour ma part, j’ai fait confiance aux professionnels qui m’ont conseillé, qui ont réfléchi avec moi, sachant que rare sont les choix qui sont irréversibles.

Fin Juillet, mon entreprise était officiellement créée : l’EURL AJcréa.

Comme vous pouvez le voir, je ne me suis pas foulé pour le nom, je n’avais pas envie de trop chercher, sachant que j’allais me présenter en nom propre la plupart du temps. Dans les faits, l’entreprise c’est moi, Aymeric Jacquet.

Mi Aout, je signais le premier contrat de la société, plutôt un signe encourageant.

Programme des billets prévus cette semaine : du 18 au 24 Juin 2007

Je vais essayer dorénavant, chaque lundi matin, de vous proposer la liste des sujets que je pense traiter dans la semaine.

Cette liste a plusieurs buts, le principal étant de me pousser à me tenir à un certain planning, un minimum d’organisation dans la rédaction du blog.

Donc cette semaine, voici ce que je pense traiter :

Ces trois sujets sont les chantiers que je vais essayer de me forcer à finir cette semaine. Le reste, ce sera du bonus.

Je compte sur vous aussi pour me « rappeler à l’ordre » si rien n’avance, les commentaires sur ce billet seront là pour ça.

Les autres articles/billets en attente : la suite de la série sur la Genèse de ma société et le gros chantier, le travail sur le plan de formation complet sur l’apprentissage des CSS (et donc du html).

Dans la série chainalakon : le Kawa Yaka

La faute à Br1o de css4design.com qui n’a rien d’autre à faire dans la vie que de faire perdre leur temps aux honnêtes travailleurs blogueurs.

Pour présenter le truc, autant pomper honteusement ce que Br1o dit sur son billet lançant la chaine :

Le but est de présenter un avant-goût des projets web perso qu’on réalise souvent entre midi et deux ou tard le soir. Kawa ? Bien qu’on en parle autour de la machine à café, ces projets s’accumulent et prennent souvent la poussière…

Alors, pour ma part, j’ai dans les cartons des dizaines de projets.

Le plus précis au niveau de l’idée, c’est un projet de site communautaire de village, plus précisément, du village où j’habite : Paulx en Loire Atlantique… près de Machecoul… Mais si, vous connaissez surement, 40 kilomètres au sud de Nantes.

Le maire du village est plutôt ce que l’on peut appeler de la vieille école et donc le site Internet « officiel » du village ce n’est pas pour demain, c’est dommage, c’est un petit coin plutôt actif.

Bref, c’est un projet qui est assez complet sur le papier, mais que je peine à caser dans mon planning.

Donc, maintenant, à qui vais-je balancer la patate chaude ? Totalement au hasard, donc de façon parfaitement arbitraire : Mike, Sébastien, Florent, Monique, JulienA, Romain, Lanza, Aurélien, clb56, Eric, Gilles, Vincent, Damien, Jean Philippe, shao69 et tous les autres lecteurs qui le désirent (désolé pour ceux que j’ai oublié, et ceux que je ne connais pas encore).

C’est la fête aux backlinks, Br1o ayant oublié de préciser la moindre limitation au nombre de personnes à qui envoyer la patate chaude.

Le billet d’origine chez Br1o : Kawa-Yaka ? Sortons le plumeau du placard…

Genèse d’une société : III – L’intermède

J’en étais donc à mon choix de faire un pari sur l’avenir et donc, de me focaliser sur ma formation en priorité et de laisser mon activité professionnelle de côté pendant quelques temps.

Juste pour préciser avant de continuer, arrêter son activité, même pour une période qui peut sembler courte, c’est perdre presque tout le bénéfice de vos premiers mois passés à vous faire connaitre, les gens (les clients en clair) vous oublient (bon d’accord pas tous), et vite. Ils ont besoin de réactivité, une réactivité que vous ne pouvez plus leur donner, ils finissent par aller voir ailleurs, et le pire, c’est que c’est avec votre bénédiction (si si je connais quelqu’un de très bien pour continuer à travailler sur votre projet). En plus on se fait plein d’amis dans la concurrence.

C’était donc parti pour 8 mois de formation, dur, très dur.

Ce qu’il y a d’amusant dans les formations professionnelles, c’est que l’on vous dit bien que non, ce n’est pas l’école, ça n’a rien à voir, mais on vous remet rapidement à votre place dés que vous prenez des libertés. Et à 34 ans, c’est très dur de retourner à l’école surtout quand vous venez d’être papa.

La formation en elle-même fut un réel gain, tant du point de vue des compétences de formateur que pour ma pratique professionnelle. En effet, un des fils directeurs de cette formation est la remise en cause permanente de ses propres compétences, on analyse tous les mécanismes nécessaires à l’exercice de telle ou telle activité, tous les savoirs que cela peut demander (ne vous attendez pas à retrouver du jargon de formateur, il me hérisse au plus haut point).

Autre point qui change, pour quelqu’un comme moi ayant l’habitude de travailler à domicile : refaire du trajet matin et soir, se prendre la tête dans les embouteillages, stresser sur l’horaire… Plein de choses que je ne connaissais plus depuis des années puisque même lors de mon activité salariée, j’habitais à 10 minutes à pied de ma société.

Le télétravail c’est bien, mangez-en (ceci est un message subliminal).

Si je devais faire un descriptif de cette formation, je dirais techniquement très bien, humainement très pauvre.

Le groupe de stagiaires était ce que l’on appelle une exception, un groupe composé d’individualités fortes, d’horizons très différents, mais un groupe extraordinairement soudé. Groupe qui en dépit des prévisions du formateur et de son travail de sape s’est entraidé jusqu’au bout. Ce côté humain-là était parfait et croyez-moi d’expérience, c’est très rare.

Là où humainement l’expérience fut pauvre, c’est au niveau de nos relations avec l’AFPA et avec le formateur. Un formateur qui avait décidé de ne pas s’intégrer au groupe, mais de rester en dehors choix que je pense peu judicieux puisqu’il a dû faire face à une entité soudée et solidaire (le groupe).

De plus, la responsable du pôle formation de formateurs était, comment dire, puante…

Pour la petite histoire, nous devions faire trois stages lors de cette formation pour appliquer et valider les apprentissages dans un cadre professionnel.

Le centre de formation où j’ai réalisé mon premier stage, voyant mes compétences professionnelles me demande d’intégrer le Jury pour le passage de titre de leur formation d’Infographiste. Vous vous en doutez, j’accepte, ce n’est pas le genre d’opportunités que l’on refuse.

Lors d’une réunion post stage à l’AFPA en présence de notre formateur et de la responsable du « service », nous faisons un tour de table pour parler du déroulement de notre stage. Quand vient mon tour, je précise que tout s’était très bien passé, bonne relations avec l’équipe du centre de formation, qu’ils m’avaient proposé d’être jury sur une de leurs formations et que bien sur j’avais accepté.

Réaction immédiate et cinglante de la responsable : Ah bon, vous avez le niveau ?

Je suis resté muet de stupéfaction, ceux qui me connaissent pourront vous dire que ce n’est pourtant pas mon genre. Je crois que dans d’autres circonstances je l’aurais hachée menu (difficile mais faisable, la personne en question étant très forte en communication interpersonnelle – traduction : manipulatrice).

Je crois avec le recul, que je suis resté stupéfait, car l’attaque était gratuite, je ne l’avais absolument pas sentie venir, surtout venant d’une personne sensée diriger le pôle de formation et donc connaître les profils de chaque stagiaire. J’ai compris par la suite que c’était certainement volontaire, la dame étant habituée à rabaisser ses interlocuteurs.

Cerise sur le gâteau, nous avons pris une cuite monumentale le dernier soir du passage des titres, nous savions que nous avions nos titres et que nous devions passer les chercher le lendemain matin.

Arrivés à l’AFPA, salle de formation, personne à l’heure prévue, nous attendons, la responsable arrive, nous prévient que le notre formateur ne serait pas là, en arrêt maladie, nous remet nos titres, au revoir, merci d’être venus… Sympa et respectueux…

Mon titre en main, je décide donc de réorienter mon activité d’indépendant en ciblant la formation comme activité principale.

Je repars à la pêche au client. ;)

Un peu compliqué pour la formation, je passe des mois à tisser des contacts avec des centres de formation, des formateurs indépendants, me faire connaitre. Problème, le milieu de la formation est assez particulier et en pleine « crise » depuis un grand nettoyage de printemps en 2003 (chasse aux arnaques et aux pseudo centres de formation profitant des largesses des deniers publics).

La plupart des « petits » centres de formation font peu ou pas de veille sectorielle, ils se contentent de suivre le mouvement initié par les gros groupes principalement pour des raisons budgétaires et structurelles. L’AFPA, pour exemple, a des services d’ingénieurs de formation pour créer et faire évoluer leurs programmes, coût financier difficilement supportable par un petit centre de formation (même pour l’AFPA qui finit par « dégraisser »).

Il y a un « cassage » de prix encore plus important que dans les métiers du web. Un centre de formation qui avait besoin d’un formateur Web pluridisciplinaire me contacte, je les rencontre, le rendez-vous se passe bien, comme ils me proposent une masse de jours de formation mensuelle conséquente, nous négocions au niveau des tarifs pour arriver à une facturation journalière de 300 euros HT. C’est loin de mon taux journalier habituel, mais il faut prendre en compte la masse de travail proposée, qu’ils s’occupent de tout le process pré et post formation, qu’ils ont des programmes et des supports déjà existants.

La personne devait me rappeler en fin de semaine, chose qu’elle n’a pas faite, vous vous en doutez, ils avaient entre temps rencontré un formateur qui leur facturait la journée à 200 euros TTC.

J’ai de plus, pendant cette période, essayé de lancer divers projets tournant autour de la formation professionnelle, celui qui a été le plus près d’aboutir était un projet de création de cellules d’accompagnement/orientation pour les élèves de collège/lycée. Idée que j’avais eu suite à une discussion avec un professeur de Géographie en faculté qui constatait qu’en gros la moitié des élèves arrivant en faculté ne savaient même pas ce qu’ils faisaient là, ils venaient parce qu’ils avaient eu de bonnes notes dans la matière pendant leur scolarité.

Le projet avançait bien, j’avais de bons retours, des débuts de partenariats, et puis le 27 Octobre 2005, la crise des banlieues arrive.

Une annonce du premier ministre, parlant de création d’antennes d’orientation professionnelle pour les scolaires signe l’arrêt de mort de mon projet.

Bref, retour à la case départ, je dois bien avouer mon echec au niveau du recadrage de mon activité vers la formation professionnelle. Quelques mois à m’en remettre, il faut tout reprendre depuis le début, tout analyser. Et surtout rassurer ma femme qui commence à trouver le temps long et mon humeur médiocre.

Qu’à cela ne tienne, on va reprendre les bonnes habitudes et faire ce que je sais faire le mieux : du Web Design !!

La suite de la série « Genèse d’une société » dès que possible : AJcréa, la société.

Quelle est l’utilité des plateformes de sites internet "tout en un" ?

En dehors de nos CMS adorés ou de nos développements sur mesure, il existe un certain nombre de plateformes d’hébergement proposant des solutions de gestion de sites internet.

Ces plateformes proposent à leurs clients des sites « clé en main » avec des fonctionnalités plus ou moins avancées, du blog à la boutique complète en passant par le site corporate et le catalogue produit.

Si je vous dis typepad ou blogger, vous voyez de quoi je veux parler, même si ces deux exemples ne proposent à la base que des offres de blogs ?

Bref, ce type d’offres existe presque depuis les débuts d’internet et jusqu’à maintenant je ne m’y étais que peu intéressé.

Sauf que les produits évoluent, en bien, et c’est sans honte que j’avoue avoir été approché par une de ces plateformes pour créer du template ou revendre leur solution à mes clients, leur produit me semble de qualité mais je n’ai pas encore pris de décision pour l’instant.

Pour revenir à la question à l’origine de ce billet je vais essayer de dresser une liste assez simple de l’utilité de ce type de plateformes tant du point de vue du client lambda que du professionnel du web.

Utilité pour le client lambda :

  • Il peut se créer son blog, son site internet en 5 minutes top chrono avec un rendu professionnel.
  • Il peut du coup n’avoir qu’un seul interlocuteur puisque certaines de ces plateformes gèrent également le nom de domaine (attention je ne dis pas forcément que c’est bien, juste que pour beaucoup de personnes, c’est pratique).
  • C’est un coût maîtrisé, le client sait combien il va payer chaque mois.
  • l’investissement initial est moindre : pour une jeune société avec un petit capital, créer son site internet peut être un énorme investissement.

Utilité pour le professionnel :
Attention, j’entends ici par « professionnel », un indépendant dans mon cas, principalement Webdesigner pour qui la partie gestion/hébergement/entretien n’est pas à forte valeur ajoutée.

  • Peu ou pas de besoins spécifiques en programmation.
  • Des produits techniques « clé en main » répondant souvent assez bien à des besoins de projets « simples ».
  • Les mises à jour techniques/failles de sécurité sont gérées par la plateforme.
  • On peut souvent gérer de multiples comptes et nombre d’options que l’on ne trouve pas sur un CMS classique sont proposées (principalement des fonctions liées à l’hébergement).
  • Centralisation des projets et uniformité des solutions.

Inconvénients (et oui, tout n’est pas rose dans le monde des plateformes) :

  • Prise en main souvent limitée au niveau de la structure html.
  • De fait il est souvent difficile de travailler l’accessibilité en profondeur.
  • Technologies souvent propriétaires.
  • Portabilité des projets pour des évolutions futures loin d’être optimum.
  • Possibilités d’évolutions limitées, bien que souvent ces plateformes sont assez réactives face aux besoins de leurs utilisateurs.
  • Coût important sur le long terme sachant qu’en fonction des besoins des projets ces plateformes font des abonnements allant de 15 à 60 euros et plus par mois.

Il n’empêche que pour des projets assez « simples », ce type de solutions peut parfaitement suffire pour gérer des sites internet, elles proposent même assez souvent des gestions de médias très avancées là où il faut souvent bidouiller pour obtenir des outils similaires sur nos CMS préférés.

Je vais essayer à l’avenir de faire quelques tests de plateformes du genre qui me semblent prometteuses, je vous tiendrai au courant.

Genèse d’une société : II – Le projet

J’expliquais dans le précédent billet que j’étais devenu trop cher pour le marché de l’emploi, je vais vous faire part d’une petite anecdote qui en est l’expression la plus concrète.

Trois mois après mon départ de la société, je reçois, ohh miracle, une offre d’emploi de l’ANPE, un poste d’infographiste ayant des compétences web dans une petite société Nantaise. Comme c’est une offre envoyée par l’ANPE, je dois y répondre avec le kit habituel C.V/lettre de motivation.

Forcément avec mon profil, je suis retenu pour un entretien, nous prenons donc rendez-vous avec le gérant de la société. la discussion va assez rapidement au but, la rémunération que la personne m’annonce, le SMIC, négociable en fonction de l’expérience, tout ça…
Je me retiens d’éclater de rire, la personne en face de moi étant sympathique, et je lui explique que, honnêtement, ça ne va pas être possible, le salaire qu’elle me propose est inférieur à mes allocations ASSEDIC. La personne comprend bien et avoue avoir « tenté le coup », on ne sait jamais, une personne expérimentée, compétente qui accepte de travailler au SMIC, ça se voit tous les jours (hélas).

Bref, revenons à nous moutons, ou plutôt a mes débuts en tant que demandeur d’emploi.

Etre en poste dans une entreprise, c’est bien, mais c’est également souvent restrictif dans l’application de ses connaissances/compétences.
On réalise souvent les mêmes taches avec un panel d’outils limité, on s’encroute, on perd un peu de vue les réalités du secteur, on fait moins de veille technique, on s’enferme dans le train train confortable de l’emploi salarié.

J’avais donc décidé, avant même la fin de mon contrat, de demander à l’ANPE de réaliser un bilan de compétences, un vrai, pas le truc qui se fait en un après midi en groupe, faire ce que l’on appelle dans le jargon de la formation un O.P.I (Objectif Projet Individuel).

C’est un suivi du demandeur d’emploi, souvent réalisé par un prestataire externe de l’ANPE, sur 3 mois. Cela inclut un bilan de compétences complet, des tests psychotechniques, l’élaboration d’un projet professionnel et le suivi/accompagnement par un conseillé en insertion professionnelle.

Bref, la totale et c’est plutôt enrichissant pour se positionner ou se repositionner sur un marché de l’emploi que l’on a quitté depuis si longtemps.

Cet accompagnement m’a alors permis de dégager deux pistes principales pour définir mon projet :

  • Je suis dans un secteur professionnel ou il y a du travail mais pas d’embauche.
  • Bien qu’ayant quelques années d’expérience, je n’ai dans les faits, aucune légitimité en tant que formateur.

J’ai alors décidé de dégager un premier projet : faire une formation de formateur pour acquérir de nouvelles compétences et m’orienter vers la formation professionnelle.

Seulement, on n’entre pas dans une formation comme ça du jour au lendemain, il faut en faire la demande, s’inscrire, passer des tests, des entretiens, bref le parcours du combattant.

Je me suis donc inscrit pour intégrer une formation longue à l’AFPA, seulement, la réponse définitive ne devait être donnée que près de 6 mois plus tard, qu’allais-je bien pouvoir faire pendant 6 mois ? Me la couler douce en profitant de mes allocations ASSEDIC ?

C’est le paradoxe des ASSEDICs, ça permet de pouvoir prendre un peu de temps de réflexion mais l’effet pervers c’est que l’on est pas pressé par une échéance à court terme, étant licencié économique, je profitais d’un PARE (Plan d’Aide au Retour à l’Emploi), c’est à dire que mes allocations étaient maintenues à taux plein pour 23 mois.

Un évènement attendu m’a un peu « forcé la main », j’allais être papa. Et quoi qu’on en dise, la paternité, ça vous colle une bonne grosse couche (sans mauvais jeu de mots) de responsabilité sur votre insouciance de « jeunesse ».

Je précipite donc les choses, on laisse tomber les pseudo idées que de toutes façons je ne pourrais pas mener à bien si je fais ma formation, et je me concentre sur ce que je sais faire : du Webdesign.

En premier, j’opte pour une solution de portage salarial, car cela n’entraine pas d’investissement initial, que j’en ai eu de bons retours lors de discussion à droite et à gauche, et que ça se marie parfaitement bien avec ma situation d’allocataire.

Et là, je préviens la terre entière que je me lance, ça y est, je vais travailler en freelance, je suis disponible, donnez moi vos projets !

Quand je dis la terre entière, ce n’est pas un vain mot, tout ce que je pouvais compter comme contact plus ou moins proche y est passé :

  • L’intégralité de mon carnet d’adresse mail
  • Les amis
  • Les amis de mes amis
  • Des connaissances
  • Tous les forums et toutes les listes de diffusion auxquelles je participais depuis plusieurs années
  • Mon ancienne société
  • D’anciens contacts professionnels rencontrés sur un salon ou un autre
  • Et j’en oublie surement…

Et vous savez quoi ? Ca marche, vraiment (oui bon, ok, être dans le secteur depuis 6 ou 7 ans ça aide).

Deux semaines après l’annonce de mon « installation », je signais mes deux premiers contrats :

  • Avec la société ou j’avais effectué mon OPI car elle lançait un nouveau produit.
  • Avec un ami dont le père reprenait une société dont il désirait moderniser la communication

Plus quelques autres contacts pour des projets à clarifier à plus ou moins long terme.

Un début plutôt encourageant.

Pour vous donner un ordre d’idée, mon CA pour mes 5 premiers (et temporairement seuls) mois d’activité à l’époque a été de 32000 euros.

J’étais alors très motivé et mes perspectives à moyen et long terme étaient plutôt bonnes.

Sauf que…

Sauf que, j’ai été pris dans la formation de formateur que j’avais demandé d’intégrer, et cette formation s’est révélée beaucoup plus intense que ce que j’avais pensé initialement, en clair, une vraie formation à temps plein, de celles qui font qu’il est impossible de cumuler la moindre activité complémentaire.

J’ai du faire un choix, un pari sur l’avenir, croyez moi, ce ne fut pas facile, j’allais diviser par 3 mes revenus sur une durée assez longue (10 mois), devoir prévenir tous mes clients que je cessais mon activité temporairement (en résumé, vous les perdez), et recommencer à 0 après ma formation toute ma partie communication/prospection pour relancer mon activité.

Tout ça pour acquérir des compétences de formateur dont je ne savais même pas si elles me seraient utiles à l’avenir dans le cadre de mon activité.

J’ai fait le pari de l’avenir, j’ai choisi la formation, je ne le regrette pas, mais croyez-moi, je le paie encore aujourd’hui.

La suite de la série « Genèse d’une société » d’ici quelques jours : l’intermède.