Appel à compétences

Pour des raisons multiples et diverses, mon activité est amenée à changer dans les semaines et mois à venir.

C’est pourquoi, j’ai besoin actuellement d’élargir et de renouveler mon réseau de compétences.

Donc pour résumer, si vous êtes freelance (ou petite agence) dans le domaine du web vous m’intéressez.

J’ai besoin de tout type de profil, que vous soyez ultra spécialisé ou au contraire avec des compétences pluridisciplinaires, dans les domaines suivants :

Graphisme / Webdesign

Intégration / Developpement

Référencement / Netlinking

Je recherche, bien sur, des personnes motivées, ayant à cœur de réaliser un travail de qualité et qui sachent communiquer avec leurs clients.

Donc, si vous voulez étendre votre réseau de prescription, contactez-moi soit via le formulaire de contact du blog soit par email (ajacquet [at] ajcrea.com) en me précisant :

  • Vos compétences en précisant si possible votre niveau d’expertise
  • Les CMS que vous connaissez sur le bout des ongles
  • Des références visibles (oui je sais plus simple pour des profils graphiques, mais je sais aussi reconnaitre une bonne intégration et une structure de code bien pensée).
  • Votre coût horaire ou journalier

Vous pouvez également diffuser cette demande autour de vous, je suis preneur d’un maximum de profils.

Pub copinage : Profession graphiste indépendant

Désolé Julien, oui, je sais, je suis très en retard, mais chose promise…

Profession graphiste inépendantProfession Graphiste Indépendant est un ouvrage traitant des problématiques liées à l’exercice de la profession de graphiste indépendant (oui, comme son titre l’indique).

L’ouvrage est co-écrit par Julien Moya (graphiste/DA freelance) Et Eric Delamarre (photographe Freelance).

J’ai déjà eu l’occasion d’échanger avec Julien, et si nos avis divergent sur de nombreux points et que nos échanges ont parfois été tendus et enflammés (oui c’est aussi une grande gueule qui ne mâche pas ses mots), Julien a tout mon respect car c’est quelqu’un qui a un vrai sens du partage de son expérience, de son métier, vous le trouverez principalement sur des forums comme kob-one et 1dcafé ou il exerce le difficile rôle de modérateur. Moi, les gens qui partagent sans compter, je respecte plus que tout.

Je ne peux hélas pas vous en dire plus sur le livre étant donné que julien n’a pas eu la bonne idée de m’en faire parvenir un exemplaire, mais je ne saurais trop vous conseiller d’aller voir le site dédié : Profession Graphiste Indépendant où vous trouverez toutes les informations utiles.

Paris Web 2009, c’était bien

Oui, Paris Web 2009, c’était bien, encore mieux que Paris Web 2008. Je sais, c’est facile à dire et on dit ça chaque année en comparaison de l’année passée.

Mais croyez moi, si on le dit, c’est que c’est vrai.

Une organisation sans failles réalisée par des passionnés, des gens qui aiment ce qu’ils font et ça se sent, ça se voit.

Je le redis du fond du coeur : bravo et merci à l’équipe organisatrice de paris Web, vous faites un travail qui force le respect.

Passons aux conférences, j’avais fait un retour précis en 2007, pas en 2008 ou mon Paris Web avait été un peu « bordélique » entre la perte de mon téléphone et les dossiers à gérer en urgence.

Paris Web 2009 : les conférences du Jeudi

Utilisabilité : quand le webdesign rencontre le marketing

Par : Christophe Zlobinski-Furmaniak

Mon avis sur la conférence :

La conférence est intéressante, bien que déjà « sensibilisé » aux problèmes de marketing liés au design web, une piqure de rappel ne fait jamais de mal, Christophe est passionné par son sujet on pourrait même dire qu’il est habité, peut être un peu trop.

Le seul problème de la conférence, c’est que Christophe agresse un peu son auditoire en martelant ses vérités avec un arrière goût de « c’est comme ça et pas autrement » ce qui ne facilite pas forcément la discussion post conférence.

Webdesigner, l’homme qui parlait à l’oreille des intégrateurs

Par : Gilles Vauvarin

Mon avis sur la conférence :

Je connaissais le but de la conférence car Gilles m’avait fait parvenir un petit questionnaire sur le sujet de la relation designer / Intégrateur.

Gilles est à l’aise, il connait son sujet, on parle de problèmes relationnels et de communication entre les deux métiers, d’outils pour uniformiser les process de travail, beaucoup de réactions dans la salle, tout le monde se retrouve à un moment ou à un autre dans les sujets évoqués.

Ca se ressent dans les questions et les discussions post conférence et l’on pourrait résumer en un mot ce qui est nécessaire pour améliorer les relations entre les créatifs et les intégrateurs : communication.

Le Webdesign orienté business

Par : Jeremie Patonnier

Mon avis sur la conférence :

Deuxième conf sur le webdesign orienté marketing, le sujet est vaste et Jérémie nous apporte de nombreuses pistes de réflexion sur des sujets aussi divers que la relation client, l’intégration des problématiques marketing et ROI dans l’élaboration des designs.

J’ai beaucoup aimé la conférence, seulement, comme je l’ai souligné plus tard, on reste orienté « grands comptes », à nous de transférer les apprentissages dans nos process plus « modestes ».

Mobile, nouvelles fonctionnalités

Par : Charles McCathieNeville

Mon avis sur la conférence :

Charles a fait l’effort de faire sa conférence en français, d’un côté c’est appréciable pour les non anglophiles, d’un autre, ça retire pas mal de peps à la conférence.

Charles fait un tour d’horizon du marché des navigateurs mobiles, des technologies embarquées, des possibilités offertes à l’heure actuelle et à venir.

Je ne me suis pas encore trop penché sur le transfert de compétences vers le marché mobile, il me manque donc pas mal de connaissances pour apréhender certaines informations transmises lors de la conférence.

Webdesign et qualité

Par : Florent Verschelde (O2Sources), Benjamin De Cock

Mon avis sur la conférence :

Je connais bien les deux intervenants et il s’en sortent plutôt bien.

Une conférence pour les web designer, ergonomie, utilisabilité, expérience utilisateur, on passe tout au crible, les conférenciers sont habités par leur sujet et ça se sent, ils font passer leur passion et leurs connaissances avec facilité.

Paris Web 2009 : les conférences du vendredi

Référencement et standards web : la même destination

Par : Thierry Régagnon (RESONEO)

Mon avis sur la conférence :

Jusqu’à maintenant, les conférences traitant de référencement à Paris Web ne m’ont pas convaincu, trop orientées auto promo et « bisounours faites ce que google vous dit don’t be evil ».

Le début de la conférence me surprend très agréablement, Thierry connait très bien son sujet (le référencement) et drive parfaitement l’introduction de sa conférence.

La conférence traite surtout de l’effet de l’usage des micro formats et de RDFa dans les affichages des snippets dans les SERPs actuelles et à venir. Seul regret, pas d’informations sur un impact potentiel sur le positionnement, on reste plus dans des données marketing (SEM).

De l’ergonomie pour mon ecommerce

Par : Amélie Boucher

Mon avis sur la conférence :

Bonnes pratiques en matière de communication et d’ergonomie pour les sites d’ecommerce. Bonnes pratiques rentrant parfois en conflit avec les standards d’utilisalité.

Pensez vente et seulement vente, testez vos designs sur des groupes tests, connaissez votre cible, adaptez des bonnes pratiques commerciales qui ont fait leur preuves IRL, compensez le manque de conseil d’un vrai vendeur par de l’information distilée au bon endroit.

Amélie est habituée des conférence et ça se voit, bonne conférence, rien à dire.

ROI et performance web : intégrer la culture de l’optimisation à la stratégie internet

Par : Arnaud Brin

Mon avis sur la conférence :

Je vais être direct : chiant à mourrir.

Le sujet était potentiellement intéressant, mais au bout d’un quart d’heure de slides surchargés, j’ai décroché.

Arnaud à fait sa conférence comme on présente les résultats d’un audit à un client, en petit comité, et là, franchement ça ne fonctionnait pas du tout.

WCAG 2.0, Flash, PDF, Javascript et les autres sont dans un bateau…

Par : Aurélien Levy (Temesis), Sébastien Delorme

Mon avis sur la conférence :

Pas trop dur, les deux connaissent leur sujet sur le bout des doigts.

Présentation des WCAG 2.0, flash « accessible », PDF « accessible », ARIA outils open source, un beau tour d’horizon bien traité et bien géré.

Une seule question demeure, Aurélien, c’est quoi ton programme sportif ? On veut savoir, parce que l’année dernière, Aurélien, c’était plutôt comme moi, format Homer Simpson, et cette année c’est plutôt format athlète de compétition avec des bras comme mes cuisses.

Paris Web 2009 : les gens

L’autre grand point important de Apris Web, c’est la rencontre de plein de gens avec lesquels on échange toute l’année, soit sur leurs blogs, leur twitter, skype…

Cette année encore on a pu parler, partager, discuter, plus ou moins longtemps, mais se voir est déjà important.

Avec en vrac :

J’en passe et des meilleurs, j’ai parlé avec de nombreuses personnes dont je ne connaissais pas forcément le nom, surtout lors des repas du jeudi midi et soir, donc n’hésitez pas à vous présenter dans les commentaires si vous passez par là, j’aime bien savoir avec qui j’ai échangé.

Evitez ces contrats comme la peste

je confirme le vécu de tout ça, et je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec ma dernière présentation à Paris Web 2008, qui montre les travers de l’autre côté du miroir, côté client. Pour l’anecdote, j’ai réussi à convaincre Jeffrey Zeldman et Douglas Bowman de travailler sur le redesign d’un gros site en prenant bien soin d’éviter à peu près la moitié de la liste ci-dessus :p, sinon je savais d’avance qu’ils nous auraient envoyés sur les roses. Travailler avec des freelances de ce calibre est un pur bonheur, et certains seraient surpris de constater que c’est souvent moins cher que les grosses agences, encore faut-il les convaincre que votre projet vaut le coup et que vous les laisserez vous donner le meilleur d’eux-mêmes sans interférences nuisibles (ça s’applique aussi aux agences). Le parallèle n’est donc pas fortuit !

François Nonnenmacher (aka Padawan) : 20 signes que vous ne voulez pas de ce projet de design web

François nous a traduit un article de Jeffrey Zeldman sur les petits signes visibles ou invisibles qui permettent de savoir si le dossier sur lequel vous vous penchez va aller au bout ou se terminer dans le mur.

Je crois bien, pour ma part, avoir été confronté a l’ensemble des 20 situations citées depuis que je travaille dans le web, plus quelques autres, comme le client qui disparait en cours de route alors qu’il a payé l’ensemble de son site…

Si vous ne sentez pas un client ou un dossier, ne le prenez pas, tout simplement. Je sais, ça semble plus facile à dire qu’à faire, mais croyez moi, un client chiant, le sera du début du contrat jusqu’au bout et vous aurez bien souvent du mal à vous faire payer.

Réflexions en vrac sur le Web post Paris Web 2007

Côté emploi :

Si vous êtes intégrateur, trouvez un poste, vite, il ne vous reste plus que quelques mois pour que votre métier devienne tellement banal que les salaires vont fondre comme neige au soleil.

Ce métier a été surcôté devant le manque de personnes vraiment compétentes, les premiers ont été les mieux servis, puis ont été ajouté des compétences aux demandes d’emploi, pour se rapprocher petit à petit de celles d’un développeur (Javascript, php, ROR, AJAX…), les salaires étant rapidement arrivés à des barèmes forts, ils ont cessé d’augmenter depuis longtemps. La tendance est, maintenant, à la baisse. Par contre, les compétences demandées, elles, restent à leur degré le plus haut.

Si vous êtes plutôt littéraire, que vous avez une forte pratique du web, et qu’en plus vous avez des connaissances en HTML (tiens, ça me rappelle quelqu’un), alors, s’ouvre à vous une période faste d’offres d’emploi. Mais attention, les formations « rédaction pour le web » commence à fleurir dans les centres de formations, ça veut dire qu’il faudra faire attention aux formations fournies, mais également que le secteur d’embauche risque d’être rapidement saturé.

Côté métier (internet) :

Le web « classique »

Je suis très sceptique face à ce qui est en train de se construire.

L’évolution quasi nulle de l’html et des CSS ainsi que leur implémentation dans les navigateurs sont un gros frein à l’évolution de notre métier.

N’en déplaise à Daniel Glazman, je pense sincèrement que des projets comme Air d’Adobe ou Silverlight de Microsoft et l’évolution des RDAs et autres outils Desktop sont un premier pas vers la disparition des Navigateurs comme nous les connaissons.

Il ne faut pas se leurrer, les professionnels du net attendent depuis trop longtemps certaines fonctionnalités d’HTML et des CSS, fonctionnalités que nous ne verrons probablement jamais implémentées ou utilisables dans un cadre professionnel (un jour svg, un jour…).

HTML 5 n’est pas prévu avant 2010… et CSS 3 ? Ajoutez à ça l’inertie de l’évolution des navigateurs grand public..

Allons nous attendre 2015 pour pouvoir enfin travailler sereinement avec ces outils ? Alors même qu’en 2007 l’implémentation des CSS2 n’est pas normalisée au niveau de tous les navigateurs, ce qui coute des fortunes, soit aux société éditrices soit aux clients.

Vous êtes vous déjà posé la question du cout des tests navigateurs pour les entreprises travaillant à partir des standards ?

Vous avez une idée vous de ce que sera la technologie en 2015 ?

Si Flash a si bien fonctionné, c’est en partie parce qu’on se libérait du navigateur, en gros, il était possible de faire à peu près ce que l’on voulait, ce que l’HTML ne permettait pas de faire, mais surtout il permet d’outrepasser les limitations des navigateurs.

Alors ? Pourquoi continuer à subir le joug des navigateurs si on peut s’en passer ? Surtout pour le web purement applicatif en train de se créer.

Le web « Mobile »

Il ne faut pas se leurrer, l’arrivée de l’Iphone, tout objet de mode qu’il puisse être, annonce un gros changement dans le petit monde du surf par terminaux mobiles.

Je rejoins assez l’avis que Frédéric Cavazza semble avoir émis lors du « repas » sur le côté plus complémentaire que final du web mobile, du moins pour le moment.

Mais les terminaux mobiles se diversifient et évoluent à grande vitesse en proposant un confort de lecture qui, pour certains, est impressionnant (j’ai testé sur un Ipod touch, et ai été bluffé par la facilité de surf de Safari – tiens encore un navigateur – sur la majorité des sites, seuls les sites couverts de gros placards de pub ou de liens en tous sens sont très difficilement consultables).

Le référencement

Je crois intimement que le mini raz de marée Google, de Septembre/Octobre n’était que le prémisse à un gros changement de l’indexation de l’information.

Il y a un réel problèmes avec le référencement actuel, disons surtout avec l’abus d’optimisation de référencement qui gène fortement la recherche d’information, il y a une telle diversité de sources pour une même information, certaines de ces sources ne sont que du pseudo contenu optimisé, qu’il devient extrêmement difficile de trouver l’information initiale pour un utilisateur lambda.

Pour m’auto citer (oui je sais c’est prétentieux) :

La production n’a aucun intérêt actuellement, c’est la mise en valeur de cette production qui passe avant tout.

L’accessibilité

Trop de référentiels tue les meilleures volontés. A quand l’accessibilité en dix points clé pour les nuls ?

Il faut vraiment que je prenne le temps de lire « Le guide sur l’accessibilité des sites hôteliers« , d’après Sébastien Billard et Jean-Marc Hardy, il est très bien.

Positionnement Commercial

Si vous vous positionnez dans une démarche qualité, tant au niveau du produit que du service, augmentez vos tarifs, j’y pense fortement. Il n’y a pas de raisons qu’un travail de qualité ne soit pas vendu à sa juste valeur.

Pour finir

Je crois, et je ne pense pas être le seul, que nous allons droit vers une division du web en deux parties distinctes, le web applicatif plus orienté desktop et le web média qui pour l’instant va rester encore quelques temps à sa place, au chaud dans nos navigateurs. Mais poru encore combien de temps ?

C’est tout pour aujourd’hui, je sais, je me pose beaucoup de questions et n’apporte pas forcément de réponses, mais que voulez-vous, c’est comme ça pour l’instant.

Les métiers du web : Webdesigner

Beaucoup de retard sur la série (et sur beaucoup d’autres), et donc un deuxième épisode, après la présentation du métier d’ergonome par Raphael de Robiano en Mars dernier.

Donc, aujourd’hui, on va parler de Webdesigner, et c’est votre serviteur qui s’y colle en plus ça permettra de faire une petite présentation vu que je ne l’ai jamais fait sur le blog.

Rappel du billet d’origine : Tu fais quoi déjà comme boulot ?

Une petite présentation

Aymeric Jacquet, 36 ans, vivant à Paulx, une petite bourgade au sud de Nantes (Loire atlantique) en France.
Indépendant depuis 2003 et Gérant de la société AJcréa depuis 2006.

L’intitulé de ton métier

Pour les besoins de l’article, on va dire Webdesigner, même si j’interviens souvent en gestion de projets, conseil et formation.

Cursus initial

  • Je suis Designer graphique de formation, spécialisé en communication par l’objet et ergonomie.
  • J’ai suivi un cursus spécialisant en P.A.O et outils de création Web en 1996
  • Ma dernière formation en date : Formateur Professionnel d’Adultes (F.P.A)

TA définition de ton métier

La question qui fache, notre métier ayant diverses facettes et diverses spécialités, mais je vais essayer de donner ma définition.

Le Webdesigner, c’est en gros, un infographiste qui a fait évoluer ses compétences vers un nouveau média : le web. Avec la connaissance et la prise en charge de toutes les nouvelles contraintes tant techniques que fonctionnelles liées à ce changement.

Un Webdesigner est un spécialiste de ce nouveau média voir un expert, pas une personne qui accessoirement fait du web en plus d’autre chose.

Il existe également des personnes venant plus de la programmation qui on fait a peu près la même migration de compétences.

Les compétences professionnelles qui te semblent incontournables

  • Tout ce qui touche aux fondamentaux de la mise en page. Les designs suivent des effets de mode, mais les fondamentaux, eux restent ou s’adaptent.
  • Une très grande curiosité et un esprit d’analyse et de synthèse affuté
  • Avoir des notions de base en marketing et communication
  • Une grande capacité de remise en cause et d’adaptation
  • Avoir des connaissances approfondies en techniques de programmation, pour pouvoir travailler en liaison, si nécessaire, avec un développeur. Savoir programmer n’est pas obligatoire, mais être capable de lire, comprendre, adapter des codes simples me semble incontournable.
  • Savoir anticiper les besoins d’un client
  • Etre bilingue Français/(x)html
  • Etre bilingue Français/CSS
  • Savoir aller à l’essentiel

Comme précisé dans l’article original, il ne s’agit que de ma vision du métier, si vous avez des choses à ajouter, n’hésitez pas à vous manifester.

On ne peut pas tout gérer avec un CMS

Les lecteurs habitués du blog savent que je m’intéresse de près aux CMS et plus particulièrement aux CMS légers vu que ma cible client est essentiellement constituée de TPE et PME qui, à moins de projets très spécifiques, ont des besoins simples en terme de gestion de contenu.

Il y a quelques jours, je reçois un appel d’un contact professionnel pour des estimations sur différents types de projets simples.

La personne me demande également d’aller voir un site particulier et me demande d’essayer de chiffrer un projet de ce type et de voir si il est réalisable avec un CMS ou demande un développement plus personnel.

Il s’agit d’un gros site de contenu, graphiquement très propre, avec des articles réguliers, tous habillés graphiquement, des sondages personnalisés, chaque contenu nouveau ou ancien a son habillage propre, des titres graphiques, des montages photo, du beau boulot.

En étudiant de près le fonctionnement du site, je me rends compte qu’il pourrait très bien tourner sur un simple WordPress, techniquement, rien d’extraordinaire.

Toute la valeur ajoutée du site, c’est qu’il y a quelqu’un derrière (en plus des rédacteurs), quelqu’un dont le travail est de faire vivre le site graphiquement, de mettre en page les articles pour les rendre le plus attractif possible, d’habiller et de mettre en avant tout contenu important, de gérer l’interface entre le site et ses lecteurs, un webmaster en clair (webmaster editorial serait peut-être plus approprié).

Sans cette personne, le contenu pourrait être facilement géré par les différents contributeurs/rédacteurs, mais il n’aurait pas cette valeur ajoutée qu’apporte ce webmaster, ce qui fait l’esprit graphique du site.

Ceci dit, il n’est pas donné à toute société de pouvoir se payer un webmaster à temps plein sauf si bien sûr le site EST la société, mais je crois qu’il serait bénéfique pour de nombreuses sociétés d’associer des contrats de webmastering à la hauteur de leurs besoins pour faire vivre leurs sites.

C’est un service difficile à vendre particulièrement parce qu’avec des solutions de gestion de contenu, nous vendons aussi à nos clients une autonomie par rapport à leur prestataire qu’ils n’ont pas eue pendant de nombreuses années (faire changer une ligne de texte, un tarif, une adresse, créait souvent une relation conflictuelle) mais je crois que c’est un service qu’il ne faut pas négliger dans nos offres commerciales, en fonction du client et du projet.

Pensez-y.

PS : si je ne donne pas le nom du site, c’est que j’ai un devoir de réserve sur les projets de mes clients.

Comment se comprendre entre infographistes et webmasters ?

C’est une très bonne question que se pose La Blonde sur son blog : Le blog de la Blonde (tout simplement).

Même si pour ma part j’aurais utilisé Webdesigner plutôt que Webmaster, mais c’est une question de détail.

Vous y trouverez un aperçu rapide des différences de perception de la mise en page de ces métiers si proches mais éloignés par l’application à des medium différents.

L’article ne creuse pas en profondeur les différences fondamentales entre ces deux métiers et je ne suis pas forcément d’accord sur certaines des positions de l’auteur (…les webmasters plutôt tournés vers la technique que le graphisme) mais il a l’avantage de ne pas être bêtement manichéen (…des graphistes polyvalents qui s’intéressent autant aux réalisations imprimées qu’aux réalisations du web) et d’ouvrir une réflexion.

L’article complet : Comment se comprendre entre infographistes et webmasters ?

Vu chez les autres : Si les architectes devaient travailler comme les web designers…

C’est le titre d’un billet de Frédéric de Villamil ayant pour origine cet article de Scott Manning : If architects had to work like web designers (datant de 2002 mais hélas toujours d’actualité).

Frédéric nous livre une traduction agrémentée de réflexions personnelles, morceau choisi :

Cher architecte,

Je souhaite vous confier la conception et la construction de ma nouvelle maison. Je ne sais pas encore vraiment de quoi j’ai réellement besoin, aussi vous fais-je entièrement confiance pour élaborer ce qui me conviendra le mieux. La maison devra héberger entre 2 et 45 chambres. Établissez donc les plans de telle sorte qu’on puisse facilement en ajouter ou en retrancher une. Les plans que vous me fournirez me permettront de voir de quoi j’ai vraiment besoin. Aussi, pensez à indiquer les impacts budgétaires de chacune des options de telle sorte que je puisse choisir sur ce seul critère.

Entendons-nous : la maison de mes rêves devra me coûter moins cher que mon habitation actuelle. Assurez-vous cependant d’en corriger toutes les imperfections : le plancher de la cuisine vibre quand je la traverse, et les murs sont insuffisamment insonorisés.

Etrangement ça me rappelle plein de choses, c’est drôle et pathétique à la fois dans la justesse de la transposition et ça me renvoie mes propres parallèles entre la création web et le bâtiment.

Courrez donc lire l’article complet : Si les architectes devaient travailler comme les web designers…

Merci à Mike (Blog Mots and Co) pour l’info.

Les métiers du web : Ergonome

Après quelques semaines d’attente, je viens de recevoir le texte présentant un métier du web du premier courageux : Raphaël de Robiano alias Raf.

Il nous explique son point de vue sur son métier lié au web : ergonome.

Rappel du billet d’origine : Tu fais quoi déjà comme boulot ?

Raf a donc répondu à la série de questions pour donner sa vision de son métier, je vous livre ses réponses telles quelles, avec quelques ajouts pour expliquer quelques termes techniques.

Une petite présentation

Je suis Belge, habitant à Bruxelles et j’ai 27 ans.
Je suis un sportif (mini foot, tennis, snowboard, cours à pied), j’adore le foot (Anderlecht ;-)), je suis aussi friand de rock belge (Ozark henry, dEUS, Zita Swoon, Hooverphonic, etc) & de rock alternatif en général, je joue un peu de guitare acoustique et je vis depuis un an avec ma copine qui est comédienne.

L’intitulé de ton métier

Officiellement : Consultant en architecture de l’information dans la Cellule Stratégique d’Emakina (www.emakina.com), mais on conseille aussi en e-marketing, référencement, accessibilité, etc.

Je me dit généralement ergonome web ;-)

Cursus initial

  • Je suis licencié en communication appliquée (www.ihecs.be)
  • j’ai ensuite fait une formation professionnelle d’une durée de 3 mois au CEPEGRA (www.cepegra.be)
  • puis j’ai entrepris un D.E.S. en ergonomie à l’Université Libe de Bruxelles (www.ulb.be)

TA définition de ton métier

Pour moi, il s’agit de mettre l’utilisateur au centre de la conception du projet (par l’ergonomie, l’architecture de l’information, la findability, l’accessibilité, l’utilisabilité, l’IHM, etc), tout en gardant un oeil sur les objectifs du client (marketing, branding, référencement, etc).

Mon métier consiste à produire des flowmaps, des sites map, des wireframes, … que je présente au client afin de voir si c’est bien ce dont il a besoin. Ce que je lui apporte c’est ma connaissance de l’internet et des utilisateurs. Pour affiner tout celà, des tests utilisateurs, de l’eyetracking, du card sorting, du questionnaire, et différents outils de l’ergonomie peuvent être également envisagé (selon besoins et budgets).

C’est un métier émergeant mais encore très peu connu (les gens confondent avec agronome ou ils connaissent l’ergonomie des tables/chaises/postes de travail/semelles/ etc) c’est pourquoi je l’explique souvent en expliquant :

  • qu’ils sont déjà certainement allés sur un site sur lequel ils ne trouvaient pas l’information qu’ils cherchaient, alors qu’ils savaient que l’info était pourtant sur ce site
  • ce n’est pas eux qui sont bêtes mais c’est que le site est mal fait, et donc pas ergonomique car pas adapté à leur besoin/compréhension
  • mon métier c’est faire en sorte qu’ils comprennent directement où ils sont dans le site, ce qu’ils peuvent y faire, comment ils peuvent le faire, etc et que c’est généralement de la simplification/adaptation.

Pour beaucoup de monde dans le milieu du web et de l’IT, l’ergonomie se limite à quelques règles (3 clicks, 7 élements de menu, etc) et du bon sens alors que c’est du cas par cas et que c’est une discipline discipline scientifique à part entière.

Ma définition : ergonomie = recherche de la meilleur adaptation entre un objet (site web pour moi) et les utilisateurs

Les compétences professionnels qui te semblent incontournables

  • Sens de la relation client
  • Sens de l’empathie
  • Savoir vulgariser & expliquer simplement
  • Savoir travailler sur de l’abstrait, du conceptuel
  • pouvoir leader un projet
  • Avoir certaines connaissances en programmation, design, hébergement, etc et pas qu’en ergonomie, accessibilité etc
  • sens de la négociation (clients, informaticiens, etc)
  • savoir faire des présentations (power point etc) et tenir des réunion
  • faire un minimum de veille, se tenir au courant : curiosité, envie d’apprendre, intérêt pour le hightech

Merci Raphaël pour cette définition personnelle de ton métier. Comme prévu, si vous avez des questions ou des compléments d’informations ou même votre vision de ce métier, n’hésitez pas à commenter ou m’envoyer vos informations par email.