Glooland.com : le projet

Oui, je sais, le nom peut vous sembler ridicule, mais il a une petite histoire, que vous pourrez retrouver, en partie, sur le site éponyme.

Glooland.com, c’est quoi ?

C’est un projet, que j’ai décidé de mettre en place avec ma femme, un projet de site/blog (appelez ça comme vous voulez), de partage et de discussion.

Glooland.com, c’est également un pari et une expérience, si ça marche, c’est bien, sinon, tant pis, on passera à autre chose, mais j’ai vraiment envie que ça marche.

Le but initial de Glooland, c’est, actuellement pour ma femme et moi, de créer un site/blog « personnel » où l’on parle de ce qu’on aime, où l’on partage nos connaissances, nos passions, dans la plus totale transparence, le but du projet étant de devenir rentable « financièrement » à l’avenir, c’est même annoncé sur le site :

Pour le gratuit, c’est tout simple, ce site est une expérience, nous allons essayer de voir si avec les moyens actuels d’internet (et principalement la publicité) il est possible de gagner sa vie tout en se faisant plaisir. Vous voyez, on ne vous cache rien, on vous dit tout.

Sur Glooland, on parle de tout, de rien, de la vie de tous les jours… Un site me plait, hop une petite fiche, j’ai envie de réagir à l’actualité, un petit billet, bébé9 fait une promo sur les biberons, j’en fais profiter… etc.

Mais pourquoi ne pas faire ça sur l’AJblog

Pour plusieurs raisons, premièrement, parce que je veux que ce blog reste mon blog pro, deuxièmement, parce que ma femme ne se sentirait pas « chez elle ».

En quoi ça nous concerne ?

Et bien, ça vous concerne de deux façons différentes :

1 – La communication

Pas de secrets, la meilleure façon de lancer un projet, c’est de faire parler de lui et c’est là que je compte sur vous. Un petit lien dans une Blogroll, un petit billet pour annoncer la naissance du site, rien du tout, c’est comme vous voulez, mais ça me ferait quand même plaisir.

2 – C’est un projet ouvert

Ouvert, ça veut dire quoi ? Ca veut dire que nombre d’entre nous ont des blogs « pros » ou thématiques, que bien souvent on hésite à balancer un billet plus personnel ou totalement en dehors de notre « charte éditoriale » histoire de garder une ligne directrice claire pour nos lecteurs, et c’est là que Glooland intervient.

Voici ce que je propose aux personnes intéressées :

On vous crée un compte de rédacteur sur Glooland, vous avez un truc à dire, à partager, vous voulez parler de vos passions, de l’actualité, du temps qui passe, du dernier album que vous avez écouté, du dernier film que vous avez vu, faites-le sur Glooland.

A partir du moment où votre compte est créé, vous faites partie de l’aventure, et vous avez bien sûr, votre mot à dire sur les évolutions, améliorations, etc. Surtout que le site en est encore à sa version alpha 0.001, que le design n’est pas fini et les finalités non encore fixées.

Et vous y gagnez quoi ?

Sincèrement, pour l’instant et pour quelques mois encore, pas grand chose, le site ne dégagera pas de réels bénéfices tout de suite.

D’ici là, nous aurons le temps d’y réfléchir, j’ai déjà quelques pistes de réflexion, mais ce n’est pas encore très clair pour l’instant.

Ce que je vous propose en clair, c’est de tenter une aventure commune, de voir si il est possible de vivre d’internet, en étant honnête, en partageant réellement ses passions, ses savoirs, ses idées.

Glooland n’a pas pour vocation de faire du Buzz, ça ne m’intéresse pas, mais bien de créer du contenu de qualité et personnel qui peut potentiellement intéresser monsieur et madame tout le monde, c’est à dire nous.

Pour l’instant, je pense limiter le nombre de rédacteurs à 5, et peut être passer à 10 si le mode de fonctionnement un peu artisanal actuellement peut le gérer.

Oui, mais ça existe déjà sous plein de formes

C’est vrai, ce n’est pas un concept nouveau, mais franchement, nous avons pour la plupart des compétences fortes sur internet, des réseaux de communication, ce serait le diable si nous n’arrivions pas à faire de ce site un succès.

Si vous êtes intéressés, contactez-moi, soit par la voie habituelle (en haut à droite) soit via un des formulaires de contact du site Glooland.com.

Ah oui, c’est par ici que ça se passe : http://www.glooland.com

Webdesigner, Webdeveloppeurs, Référenceurs, formateurs, vos talents m’intéressent

Ca en fait du monde.

Pour aller à l’essentiel, l’activité de ma société AJcréa est en passe d’arriver aux limites de ce que je peux produire ou assurer seul dans le cadre de la démarche qualité qui est la mienne.

J’ai déjà un réseau de compétences assez touffu, mais devant l’évolution du marché de ces derniers mois, ce réseau commence à être un peu saturé, ce qui le fait perdre en réactivité et donc en compétitivité.

Donc, si vous pratiquez avec brio un de ces métiers, que vous êtes indépendant (quel que soit votre mode de fonctionnement), que vous partagez la même vision que moi au niveau du métier et le même respect du client, n’hésitez pas à me contacter (mon adresse est tout en haut à droite du blog) en me précisant :

  • Votre spécialité
  • Vos champs de compétences
  • Votre expérience
  • Vos tarifs

Et si possible quelques réalisations ou preuves de la qualité de votre travail.

Même si vous êtes débutant, n’hésitez pas à me contacter, ce n’est pas parce que l’on est débutant que l’on ne fait pas du travail de qualité, bien au contraire.

PS : si vous êtes à l’aise avec tel ou tel CMS, n’hésitez pas à le préciser.

Carte heuristique des compétences d’un référenceur

Sébastien Billard nous livre sa vision des compétences nécessaires au métier de référenceur sous la forme d’une carte heuristique (mindmap) : Dans la tête d’un référenceur (plugin Flash nécessaire).

A mettre de toute urgence dans vos favoris, car non seulement la carte heuristique donne une vision claire et pratique des champs d’application des compétences mais en plus elle contient un nombre important de liens vers des ressources très utiles.

Pourquoi il faut toujours garder le contrôle de ses noms de domaines

Un de mes clients récent, m’a été envoyé par un prestataire de la Région.

Internet n’est pas leur spécialité et leur personnel du secteur ayant décidé de voler de ses propres ailes, ils se sont retrouvés à ne plus pouvoir assurer les dossiers en cours.

Aussi, et c’est tout à leur honneur, pour répondre aux besoins de leurs clients, ils ont décidé de les renvoyer vers des prestataires locaux, en d’autres mots moi (oui, bon, je ne dois pas être le seul, mais on a toujours le droit de rêver).

Démarche commerciale claire, aucun problème pour diffuser l’information en leur possession, pas de rétention de service, bref, on sent vraiment qu’ils ont à coeur de contenter leur clientèle.

Sauf que, vous vous en doutez, il y a une ombre au tableau. Cette entreprise est l’antenne locale d’une entité nationale, et si eux sont réactifs, il n’en va pas de même des services centralisés.

Et là, les problèmes arrivent, parce qu’il y a un service centralisé qui se trouve être LE service clé d’Internet : la gestion des noms de domaines.

Mon client a déposé de nombreux noms de domaines, à l’époque chez 1and1 qui, comme vous le savez peut être, à la fâcheuse habitude d’acheter les noms de domaines par paquets et en son nom propre, il faut faire la demande pour récupérer le nom de domaine déposé à son nom.

Le problème, c’est que la société anciennement prestataire pour internet de mon client, a entamé une procédure de récupération des noms de domaines dans leurs propres services, bilan, ceux-ci sont verrouillés à court terme, m’obligeant à passer par eux pour toute opération.

Et c’est là que ça bloque, réactivité inexistante, opérations douteuses (à ma première demande de redirection temporaire, je me suis retrouvé avec une page hébergée chez eux contentant un refresh pour aller vers l’hébergement actuel) et grande difficulté pour trouver l’interlocuteur au niveau du central, vu que mon contact local est parti en vacances (et c’est , bien sur son droit le plus strict).

Bref, c’est la cata, je perd du temps, mon client perd du temps et surtout, surtout, alors que la première phase du projet devrait déjà être en ligne, il nous manque LA chose essentielle… le nom de domaine.

Ca me rappelle pourquoi je fais TOUJOURS acheter les noms de domaines par mes clients en direct.

La maîtrise de l’outil informatique comme critère commercial

Il y a quelques années, dans la société où je travaillais, nous avions un commercial qui avait décidé de ne plus signer de contrats avec des clients n’ayant pas la moindre connaissance d’internet.

Etrange positionnement pour un commercial non ?

Je vous parle d’un temps (non pas que les moins de vingt ans…) où Internet était encore quelque chose de nouveau et où tout le monde avait ce mot à la bouche sans bien savoir ce que c’était exactement : il fallait être sur internet, ce nouvel Eldorado de la communication.

J’en avais discuté avec lui autour d’un café (nous étions une société sérieuse) et il m’avait expliqué ses raisons qui, bien sûr, n’étaient pas totalement altruistes (il était commercial tout de même) :

Tu vois, un client qui veut un site internet et qui n’a même pas de connexion, en fait, il ne peut pas savoir ce qu’il veut, il en a juste entendu parler et ça l’intéresse, mais comme il ne voit pas trop en quoi ça peut lui servir, il ne va pas y mettre beaucoup d’argent. En plus, ça va être la galère pour lui expliquer ce qui va avec, l’hébergement, les mails… Bilan, plus d’emmerdes qu’autre chose en perspective donc au final on perd de l’argent et si on perd de l’argent, ça me retombe dessus. Donc je préfère leur dire de s’intéresser à Internet, d’essayer 2 ou 3 mois et de revenir me voir.

Vous me direz, comportement suicidaire, mais à l’époque, la concurrence était quasi inexistante dans la Région.

10 ans après, les choses n’ont pas tant changé que ça, contrairement à ce que l’on pourrait croire vu de notre petite bulle de technophiles ou de early adopters.

Prenez les gens autour de vous, votre famille, vos amis, combien d’entre eux savent réellement surfer, rechercher de l’information efficacement, configurer une connexion internet, configurer un compte mail ? Des choses qui vous semblent tellement naturelles, mais pour l’utilisateur lambda, elles semblent d’une complexité folle.

Transposez maintenant ces compétences « familiales » à votre clientèle existante ou potentielle, vous aurez les mêmes disparités de niveau de connaissance, je ne parle même pas de maîtrise.

On arrive au moment où vous vous demandez où je veux en venir non ?

C’est bien simple, d’un point de vue commercial, certains clients vont avoir une réelle autonomie post projet, d’autres non. Certains clients vous demanderont peut être un conseil de temps en temps, d’autres tous les jours.

Comment prendre ce facteur en compte lorsque l’on signe un contrat ? J’applique déjà ma politique du prix de réserve, mais cela ne concerne que le projet en lui-même, pas l’accompagnement du client sur le long terme.

Et croyez-moi, cet accompagnement peut, dans certains cas, être monstrueusement chronophage et donc coûteux pour le fonctionnement de votre entreprise quand comme moi, votre entreprise, c’est vous.

Pour l’instant, je n’ai pas de réponse toute faite à cette question, je suis en train de réfléchir à des contrats de Webmastering et d’accompagnement/conseil technique, mais, premièrement ce type de contrat est difficile à chiffrer et deuxièmement difficile à faire accepter à des clients déjà habitués à votre disponibilité.

Retour sur le coup de gueule sur les "amateurs" du web et les contributions des lecteurs

Pour rappel, le billet d’origine : Marre des créations « professionnelles » par des amateurs.

De ce qui n’était, à la base, qu’un coup de colère (d’accord, à fort potentiel trollesque), c’est un peu transformé en règlement de compte et défouloir de chacun contre tel ou tel type « d’amateur » que nous percevons à tort ou à raison comme nuisibles à notre profession. Mais le sont-ils réellement?

De nombreux avatars de ces « nuisibles » ont été cités, je vais essayer d’en dresser la liste et de vous donner mon avis sur chacun d’eux.

Ces concurrents que l’on aime détester

Le champion toutes catégories : le neveu du cousin du beau-frère qui a programmé son premier jeu à 6 ans

Vous ne pouvez tout simplement pas lutter, il est trop fort en plus il rend service à la famille et la plupart du temps il travaille gratuitement ou pour pas grand chose.

Ce n’est pas un concurrent, pas encore, mais il peut le devenir à l’avenir. Par contre, c’est un casseur de dossier et c’est là que réside son réel potentiel de nuisance. Il risque de « profiter », la plupart du temps involontairement, des conseils que vous avez prodigués à votre client. Ca se joue en général au détour d’une conversation familiale. « Ah tu veux faire un site internet ? Ca tombe bien, Kévin en fait, tu devrais lui demander. »

Mais attention, Kévin est parfois très efficace, si il est réellement passionné, il écume tous les forums qui parlent technologies Web et Design, même s’il lui manque l’expérience métier et une connaissance approfondie de la communication, il a souvent de réelles compétences techniques.

Rassurez-vous, un client qui préfère faire réaliser son projet par son neveu n’était pas réellement un client pour vous, alors pas de regrets (on se rassure comme on peu hein).

L’étudiant qui veut se faire des références et qui travaille

On y retrouve majoritairement des étudiants en arts graphiques ou filière proches. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que ce sont à peu près les seuls qui ont la culture du book.

Leur clientèle principale : les associations.

Il travaille souvent au noir, pas très cher, il veut surtout améliorer son ordinaire et on ne peut pas lui en vouloir.

Il écume souvent les « places de marchés » et a de réelles capacités de création graphique qui peuvent bluffer un client potentiel, mais bien souvent, ça s’arrête là.

Bien que je ne le considère pas comme un concurrent direct (nous ne ciblons en général pas la même clientèle) il se transforme bien souvent en ce que j’appelle mon « ennemi héréditaire » :

Le graphiste qui fait du web

Attention, je dis bien, « qui fait du web » et non pas « qui sait faire du web« , je connais des graphistes qui se sont réellement investis dans le métier et qui ont fait évoluer leurs compétences en fonction.

« Le graphiste qui fait du web » est un réel concurrent car il bluffe souvent sa clientèle par une création « qui pête ». Flash est son ami, l’html c’est bon pour les geeks et ces binoclards d’informaticiens.

Sa nuisance sur le marché est facile à identifier, il a un réel pouvoir de captation de la clientèle du fait de son positionnement sur le marché de la communication graphique, il « package » : « je vous fais votre logo, votre plaquette et votre site web dans la foulée ».

De fait, intégrant la réalisation web dans un processus plus complet, il tire les prix vers le bas, d’autant plus que ses méthodes de production lui permettent de réaliser des sites internet très rapidement.

Croyez-moi, quelqu’un qui a de vraies compétences graphiques et qui maîtrise bien flash peut vous faire un site qui a de la gueule, qui bouge, qui bluffe en beaucoup moins de temps qu’il ne vous en faut pour ne serait-ce que vendre votre produit et vos conseils.

Ne pas oublier que bien souvent il a de bonnes connaissances en communication graphique et que, de fait, ses réalisations tiennent la route jusqu’à un certain point.

Mais il n’est pas le seul à se positionner sur le marché de la création Internet, pour beaucoup de personnes, c’est un véritable eldorado, c’est ainsi que l’on va retrouver l’avatar suivant :

Mon boucher fait des sites web

Je suis volontairement ironique, c’est cette catégorie que « j’attaquais » dans mon billet coup de gueule.

Le nombre d’entreprises, de tous secteurs (pour peu qu’ils aient un rapport plus ou moins lointain avec l’informatique), qui prétendent faire des sites internet est tout simplement impressionnant.

L’exemple le plus marquant : les magasins d’informatique. Je crois bien que tous les magasins dans lesquels j’ai pu aller récemment font des sites internet, parfois ils ont même de vraies web agencies intégrées, mais là on n’est plus dans la même catégorie.

Leur force ? Comme le graphiste, un pouvoir de captation important via un autre produit ou service, une clientèle d’entreprises ou de particuliers (et la plupart des particuliers travaillent dans une entreprise), pignon sur rue ET une vitrine/devanture, ainsi qu’une proximité importante avec leur clientèle.

Ile ne sont pas des professionnels du secteur, mais des utilisateurs avertis d’internet et de ce fait peuvent aisément passer pour des professionnels auprès d’une clientèle potentielle.

Ils sont, à mon avis, les concurrents qui ont le plus grand potentiel de nuisance sur le marché et ce pour plusieurs raisons :

  • Des prix en général plus bas (grosso modo pour les mêmes raisons que le graphiste, mais là, c’est dreamweaver qui est leur ami).
  • Un fort pouvoir de captation de la clientèle locale.
  • Ils sont perçus comme des professionnels (et avec raison) mais de leur secteur d’activité sauf que bien souvent pour le client final c’est du pareil au même.
  • Les relations professionnelles qu’ils ont avec leurs clients vont biaiser la vision de ces derniers face au marché.
  • Internet n’est pour eux, souvent, qu’un plus à leur activité et n’auront pas de réels suivis des projets de leur clientèle au niveau de l’évolution de leurs besoins.

Leurs clients, vous aurez du mal à les récupérer, sauf si eux-mêmes ont entre temps appris et pris conscience de ce qu’internet pouvait réellement leur apporter, mais hélas, bien souvent ils auront dépensé de l’argent pour pas grand chose et ne seront pas à même d’en dépenser à nouveau.

J’ai gardé pour la fin ceux qui semblent le plus vous marquer :

Les casseurs de prix

Vous avez été presque unanimes sur les casseurs de prix, comme si ceux-ci vous faisaient réellement peur.

Je vous donne tout de suite mon avis : moquez-vous en, comme de votre première chaussette.

On pourrait créer deux sous catégories dans ce domaine :

Les vrais casseurs de prix

Ceux qui font des devis au ras des pâquerettes, ceux dont un client vous a déjà présenté un devis et vous avez eu beau recalculer dans tous les sens, vous n’avez pas réussi à comprendre comment il pouvait proposer des tarifs aussi bas.

Plusieurs raisons à ça, il peut s’agir soit d’un négociant qui ne travaille qu’avec des entreprises étrangères où la main d’oeuvre et les charges sont à faible coût.

Là, sincèrement, impossible de lutter car vous avez affaire à des gens intelligents qui peuvent en plus proposer des services de qualité, voir de très grande qualité à des prix imbattables; bienvenue dans la mondialisation des marchés et des compétences. ;)

A savoir que je reçois toutes les semaines des propositions de services de sociétés du Maghreb, d’Afrique Noire, de Madagascar, de Hongrie, de Pologne ou d’ailleurs.

Et je peux vous dire que certaines de ces entreprises font un très très bon travail.

Pour vous rassurer, je vais vous dire ce que j’ai répondu à un étudiant en formation d’infographiste qui m’avait balancé que les mecs comme moi étaient voués à disparaitre face à la concurrence étrangère :

Tu sais, les professionnels de mon secteur d’activité sur Paris sont en général entre 25% et 50% plus chers que moi. A ce jour, je pense qu’il y a toujours des gens qui travaillent sur Paris non ?

Ensuite dans la classe des « vrais casseurs de prix » on retrouve aussi les professionnels qui font du rab, qui arrondissent les fins de mois en faisant du free, soit parce qu’on le leur demande, soit parce qu’ils ont des réseaux ou écument les places de marchés.

Ils font des tarifs bas car dans les faits, c’est de l’argent de poche, ils ont déjà un salaire, qu’ils ont des charges minimales, soit en micro entreprise soit en portage salarial (le portage salarial a la préférences puisque en plus on ne s’emmerde plus avec l’administratif).

Encore une fois, difficile de lutter, car bien souvent ce sont de réels professionnels et qui peuvent capter une clientèle qui aurait pu être la vôtre de par sa présence dans de multiples réseaux.

Le gros souci face à cette concurrence est que effectivement il peut « casser le marché », il s’en moque, pour lui c’est un plus à rajouter à son salaire.

Passons à la sous catégorie suivante :

Les pseudo casseurs de prix

Je prends l’exemple de Lionel car il a eu le courage d’exprimer son point de vue ‘à part » dans un sujet assez chaud : la location ou paiement mensuel en fonction du contenu.

Ce n’est pas un « cassage » de prix, même si ça peut fortement y ressembler, c’est juste un modèle économique totalement différent du nôtre qui, je le pense sincèrement, ne concerne pas la même clientèle, du moins pas dans son entier.

Ce n’est pas un modèle économique auquel j’adhère personnellement, mais dans les faits, quelle est la différence avec les plateformes de sites « tout en un » ? Aucune, si ce n’est, peut-être, un service plus personnalisé.

Là où la différence fondamentale réside, c’est dans la rapidité du gain pour l’entreprise.

Je réalise, je facture : gain immédiat.
Je réalise, je fais payer un peu chaque mois : gain à long terme potentiellement supérieur au gain immédiat.

C’est effectivement un positionnement commercial dangereux car dans l’esprit du client (si il ne calcule pas à long terme) on se rapproche d’un service presque gratuit.

Pour en finir avec cette histoire

Cette liste, on pourrait la transposer dans pas mal de secteurs d’activité, secteurs qui pour certains marchent très bien (je pense particulièrement au bâtiment).

Cette concurrence existe, nous le savons et nous devons faire avec, à nous de prouver à notre clientèle que nous valons les prix que nous proposons avec une politique commerciale claire, une offre réelle, une réelle qualité.

Quelques conseils (suprême prétention) simples pour finir ce billet qui commence à être réellement très long :

  • Ayez un positionnement commercial clair (suis-je dans le qualitatif ou le quantitatif ?).
  • Choisissez vos clients (oui je sais, cela semble facile à dire, mais si vous ne sentez pas un client, laissez tomber, un client pénible ou chieur le sera du début à la fin et vous aurez du mal à vous faire payer au final vous perdrez de l’argent.)
  • Donnez-vous à fond pour vos clients, toujours.
  • Soyez honnête, toujours.

Ce sera tout pour aujourd’hui je pense.