Pourquoi choisir la prestation la moins chère est (souvent) une erreur

Hey, mais j’écris sur mon blog, c’est fou ça.

On pourrait bien sur dire que je prêche pour ma paroisse étant donné que je ne suis pas réellement le prestataire le moins cher du marché (pas le plus cher non plus mais c’est un autre problème) mais en fait, cet article est plus dédié à tous ces clients qui ne regardent que le coût (et souvent avec raison par manque de connaissance du secteur) pour choisir leur prestataire.

Cet article concerne bien sûr le type de prestations que je propose (webdesign, formation et référencement) mais peut s’appliquer à peu près à tous types de prestations de service ne nécessitant pas de « matière première ».

Pourquoi « souvent » et pas « toujours » ?

Il y a certains status, l’auto-entrepreneur en tête de liste, qui permettent via une fiscalité qui leur est propre, de proposer des prestations mécaniquement moins chères qu’une « entreprise » plus classique.

Ca ne veut pas dire qu’ils travaillent moins bien que vous et moi, juste qu’avec vos charges, vous ne pouvez tout simplement pas vous aligner sur les tarifs qu’ils proposent.

Maintenant, que se passe-t-il si un client veut faire une grosse modif sur son site et que l’auto-entrepreneur a déjà réalisé le chiffre d’affaire maximum autorisé sur une année ? Ca m’intéresserait d’avoir des retours là dessus.

Pourquoi (souvent) une erreur ?

Tout dépend bien sur de la prestation demandée, mais croyez moi, plus le budget est faible proportionnellement au travail à réaliser, plus le taux d’engagement de votre prestataire est bas.

Prenons par exemple une prestation de référencement :

J’ai souvent des demandes pour des prestations de référencement à des tarifs très faibles (200/300 euros par mois). Je comprends ces demandes, il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir dépenser plus (dans certains secteurs d’activité le ROI n’est pas toujours aisé à estimer) et j’en ai accepté à une époque, presque plus pour rendre service qu’autre chose.

Seulement, il faut être conscient du travail qui sera fourni pour ce prix. A mon tarif horaire classique, une prestation mensuelle de 300 euros correspond à 4 heures de travail.

Il faut intégrer là dedans : le suivi, tracking et analyse de positionnements, le suivi et analyse des statistiques de fréquentation, le conseil, le netlinking, les rapports… sur 4 heures.

Une prestation bien effectuée ne se fait pas 4 heures d’affilée, mais 4 heures dispatchées tout au long du mois. En terme de productivité, 4 heures de travail d’un coup ou 1 heure de travail chaque semaine, ça n’a rien à voir. Donc, soit je vous donne plus de temps et j’y perds, soit je travaille pour vous exactement le temps vendu et croyez moi, vous y perdez.

Ensuite, si je veux me verser un salaire correct il faut que je facture à minima 4500 euros par mois.

Si je ne prends que 300 euros par dossier il me faut donc au minimum 15 clients en référencement chaque mois. Est-ce que j’ai le temps de m’occuper sérieusement de 15 dossiers différents ? Mon expérience dit clairement non.

Je ne dis pas que je ne peux pas le faire, je dis juste que ce ne sera pas du travail sur mesure et de qualité (d’après mes critères).

J’ai pris une prestation de référencement comme exemple, mais ça s’appliquera à tout type de prestation de services.

Plus je baisse mes prix, plus je dois prendre de dossiers chaque mois pour pouvoir vivre, plus je prends de dossiers et plus mon taux d’engagement baisse. Au final le client est perdant.

Nous sommes en période de crise depuis longtemps maintenant, période propice à la négociation des tarifs par les clients, seulement, à trop tirer sur les prix, on finit par avoir ce que l’on voulait : un prix, juste un prix.

 

Le Fail du jour

J’interviens depuis quelques temps pour un nouveau partenaire.

Un de leurs clients, bureau local d’une multinationale veut juste héberger des pages sur un serveur, avec quelques modifications, ces pages ou mini sites sont en général temporaires et ne servent qu’à récolter des infos suite à des mailings.

Mes interventions se limitent en général à « dynamiser » les formulaires de collecte d’info, héberger les fichiers temporairement, bref rien de bien méchant.

D’habitude, je reçois des sites ou des pages réalisés sous dreamweaver, à l’ancienne, tout en tableaux.

Mais pour un projet un peu plus important, j’ai reçu un dossier de mini site réalisé par le bureau web de la multinationale, du beau boulot, intégration ultra propre, clairement orientée navigateurs récents mais qui se déprécie très correctement avec, au hasard, IE6.

« Se déprécie très correctement » veut dire que oui, il y a de nombreux bugs d’affichage, mais rien de mortel ou qui empêche l’utilisation du site, juste de légers décalages,  les classiques problèmes de layout, des min-height et min-width non interprétés, bref que du classique.

Ma mission (que j’ai acceptée) est de franciser le mini site (travail aisé étant donné que le dev/intégrateur du mini site semble savoir que utf-8 ne se limite pas à un simple charset ) à modifier certains contenus et à « dynamiser » les divers formulaires.

Je fais donc les modifs, publie sur le serveur, préviens mon partenaire qui lui prévient le client.

Les premiers retours du client arrivent, ou il fait mention de bugs d’affichage…

Je vous laisse deviner la suite.

Le Big Fail du jour

Je ne sais pas si j’ai envie de rire ou de pleurer.

Un de mes clients en référencement un peu dispersé, client dont d’ailleurs je songe à me séparer depuis quelques temps pour des questions de paiements laborieux, viens de me permettre d’assister au plus beau fail que j’ai pu voir depuis longtemps.

Je crois que depuis que je travaille pour lui, il a en tête de refaire son site internet, normal, son site avait été fait avec les pieds (de plus amputés des orteils) par une agence parisienne qui soit disant fait également du référencement (enfin elle doit en faire pour elle car chaque site de leurs clients contient des backlinks vers au moins 3 sites appartenant à l’agence).

Bref, dans nos discussions initiales le fait que je refasse leur site avait été abordé, puis finalement non, ce serait fait par une autre agence parisienne, puis par une autre agence Nantaise en collaboration avec moi, puis… plus rien.

Donc, comme je songe à m’en débarrasser, je prépare un petit dossier récapitulatif des actions effectuées depuis le début, des gains obtenus (de très bonnes places sur des requêtes assez concurrentielles – expert comptable en ligne, comptable en ligne, comptable pas cher, j’en passe et des meilleures).

Je check sur Ranks.fr vite fait les positionnements actuels, tient c’est étonnant quelques pages ont fait des chutes vertigineuses… étrange.

Je check les pages ayant encore de bons positionnements et, encore plus étrange je ne les vois pas dans les SERPS à la position qu’elles devraient avoir.

Peut être un bug Ranks, je vérifie un autre site client, tout va bien, puis un autre, les résultats retournés sont bons, de plus en plus étrange.

Je vais donc finalement sur le site client… la refonte du site a été faite… QUOI ? LA REFONTE EST FAITE ?!? WTF ???

Toutes les pages sont modifiées, les urls aussi… OMFG !! Les Urls !! Ah ben oui, forcément, aucune redirection des anciennes urls… prévisible…

Allez je vous laisse le plus beau pour la fin, le robots.txt :

Disallow:/

La politique sur ReadWriteWeb, c’est fini

Dans un des derniers articles de ReadWriteWeb, on peut lire à la fin la chose suivante :

Pour ma part, ceci est mon dernier billet à connotation politique sur ReadWriteWeb, son éditeur en France, soucieux de positionner le blog sur une thématique technologique, à souhaité reprendre en main la direction éditoriale. C’est une décision que je respecte, tant il est vrai que l’actualité politique liée aux technologies avait pris, tant en terme de contenus qu’en matière d’audience, des proportions qui pouvaient porter atteinte à un positionnement certes engagé, mais avant tout technologique de ReadWriteWeb.

Fabrice Epelboin : « Les états autoritaires doivent choisir entre l’économie et le contrôle du numérique »

Pour moi, ReadWriteWeb est une des seules transposition de blog international réussie en France, des articles et des rédacteurs de qualité, de vraies réflexions de fond, pas seulement du communiqué de presse comme le font beaucoup d’autres « versions françaises » ou le travail des rédacteurs se borne en général au minimum syndical : la traduction des articles originaux.

Je pense que la réussite de ReadWriteWeb vient justement en grande partie de ces réflexions sur le rapport politique/technologique. Recentrer l’éditorial risque de transformer ce site en un énième Blog techno Kleenex.

En tous cas je vais suivre de près les projets de Fabrice Epelboin et voir ce que ça donne.

Les annuaires sont utiles, à plus d’un titre

J’ai plusieurs fois lu des webmasters pester contre les jolies positions occupées par des annuaires. D’ailleurs ce billet fait suite à un échange par email avec un lecteur d’Oseox sur cette question…

A mon avis, il est parfaitement illégitime de formuler ce genre de plainte. Pourquoi ? Voici ma vision des choses.

Tout d’abord, personne n’a demandé aux webmasters de s’inscrire dans les annuaires. Il n’y a aucune loi qui oblige de soumettre… Il s’agit d’un acte délibéré. Personne ne vole personne…

Les webmasters qui se plaignent, sont souvent ceux qui reprochent aux annuaires de ne pas envoyer de visiteurs. Mais alors comment envoyer du trafic s’il n’est pas autorisé de se positionner ? Peut être en offrant des campagnes Adwords ;D ?

Aurélien Bardon (Oseox) : Positionnement des annuaires et éthique

Petite mise au point d »Aurélien sur les webmasters qui se plaignent qu’un annuaire se place devant le site qu’ils essaient de référencer.

Qu’un annuaire se positionne sur une requête concurrentielle pour laquelle vous essayer de placer votre site dans les SERPs, c’est normal, du moins dans un premier temps, surtout si l’annuaire est de qualité et jouit d’une bonne visibilité.

C’est d’ailleurs pour ces qualités que vous l’avez choisi cet annuaire non ?

Pour un jeune site dont le référencement débute, qu’un annuaire « visible » se place avant est tout à fait normal, par contre, si ça perdure dans le temps, ce n’est pas la faute de l’annuaire, mais plutôt que vous vous êtes planté quelque part dans votre campagne de référencement.

Je vais même aller plus loin, qu’un annuaire à forte visibilité se place en haut des SERPs est bon pour la visibilité de votre site sur le court terme, le temps que celui-ci se fasse connaître. Vous drainez de la visibilité et du trafic, de quoi vous plaignez-vous ?

Par la suite, votre travail portera ses fruits, votre site remontera, et la fiche d’annuaire, elle, perdra des places, car elle ne bénéficiera pas du travail de référencement effectué sur votre site (voir pour l’exemple l’article : Référencement Google d’un billet de blog).

Un autre point qu’il ne faut pas négliger, c’est la multiplicité des points d’entrée potentiels que représentent ces fiches d’annuaires.

Un de mes client, sur un marché de niche, truste à peu près 30% des résultats dans les deux premières pages de Google, et ce, grâce à son site, mais également aux fiches d’annuaires qui sont également présentes dans les SERPs.

Et croyez moi, c’est tout benef pour lui.

No comment

Bonsoir,
Je souhaiterais un site web de vente en ligne avec les caractéristiques suivante :
– panier + compte client
– 400 produits listables
– payement paypal CB chèques
– site exclusivement langue française

votre concurrent Créa-boutique me propose ses services pour :
400 euros, mais l’hébergement n’est pas inclus (19Euros/an).

Rexis Consulting, merci de ne plus me spammer

EDIT : il semble que la société Rexis Consulting ait été victime d’un prestataire peu sérieux en matière d’emailing.

Vous pouvez aller lire l’article complémentaire : Rexis Consulting : Bonne gestion de crise.

La discussion étant, à mon sens, close, je ferme les commentaires.

Premièrement, c’est un avis personnel, votre newsletter est à vomir graphiquement, tout en gras, illisible, un bandeau image laid et un logo redimensionné à la volée. Du travail d’amateur.

Deuxièmement, je ne pense pas m’être jamais inscrit à votre newsletter, et si je dis « je ne pense pas » c’est juste un effet de style, étant donné qu’avant de recevoir votre spam, je n’avais jamais entendu parler de votre société.

Savez-vous que l’opt-out est sensé être illégale en France ? Ah oui, c’est vrai, la CNIL a considéré que les mailings BtoB devaient bénéficier d’un régime plus souple que le BtoC, c’est peut-être pour ça que je reçois de plus en plus d’emails non sollicités.

Le problème, c’est que voyez-vous, on ne parle même pas d’opt-out là, étant donné qu’il ne m’en est donné nulle part la possibilité de me désinscrire à votre newsletter, j’ai bien cherché pourtant, mais non, rien de rien. Et ça, c’est mal, très mal.

Ah oui, une chose m’intrigue dans votre newsletter, les adresses d’envoi, qui semblent se baser sur des bases de données d’hébergeurs, Infomaniak et Ovh pour ne pas les citer. Là, j’aimerais assez savoir comment vous les avez obtenues, parce que si ces hébergeurs revendent leurs bases mails clients, je sens qu’on va bien rigoler (et là, je serais très, mais alors très déçu par Infomaniak si c’était le cas).

Parce que, en plus, votre spam je l’ai reçu en double et ça, c’est plus que ce que je peux supporter.

Alors, monsieur ou madame Baudouin, merci de ne plus me spammer et de retirer mon ou mes adresses email de votre base d’emailing, ou alors je me verrai dans l’obligation de faire une dénonciation à la CNIL et peut-être même quelques Spam reports au niveau des FAIs, et croyez moi, ce n’est pas très rigolo de voir son domaine banni par les fournisseurs d’accès.

En général, c’est assez dramatique pour une société quand elle ne sait pas si ses emails vont être reçus par leur destinataire.

Et puis, si un jour vous vous décidez à vouloir travailler proprement, à faire de l’emailing professionnel, pensez à faire appel à un expert du sujet, par exemple Snipemaill (oui, oui je sais, pub copinage éhontée mais j’ai toujours fait de la pub pour les gens qui travaillent bien).

Vous pouvez me faire youtube pour 100 euros ?

En tant qu’indépendante, je croule sous les sollicitations et vous vous étonnez parfois que je m’en plaigne. Traiter ces demandes est non seulement une perte de temps, mais souvent une source de déprime tant l’image qu’elles renvoient de la profession est misérable. Jugez-en par vous-même.
Romy Duhem-Verdière : Ah bon, faut payer pour avoir un site ?

Petit coup de gueule de Romy sur les demandes farfelues que l’on peut recevoir par email ou pas téléphone (quoi que par téléphone ce soit moins fréquent).

S’en suit une petite série de perles qui ne manqueront pas de vous rappeler certaines demandes que vous avez forcément eu un jour ou l’autre.

A lire et à déguster vu que pour ma part, je dois en recevoir, 2 ou 3 par semaine.

Au début, j’étais comme Romy, je répondais et expliquais, maintenant, je donne un tarif minimum pour calmer les discussions stériles :

Bonjour, j’ai bien reçu votre demande, mais avant toute chose, sachez que je ne prends pas de dossiers en dessous de 1500/2000 euros (j’adapte).

Fuzz utilise le nofollow ?

Vous me connaissez maintenant, je suis un peu, comment dire, tatillon en ce qui concerne la façon dont les sites font leurs liens vers vous, je vérifie donc les différentes sources.

Et là, consternation, un nofollow sur le lien vers mon article dans la news Fuzz :

Premier lien avec l’ancre sur le titre du billet :

<a href= »http://www.ajblog.fr/module-igoogle-dans-google-webmaster-tools » target= »_blank » rel= »nofollow« >Module IGoogle dans Google Webmaster Tools</a>

Deuxième lien avec l’ancre www.ajblog.fr (donc beaucoup moins intéressant pour les SERPs) :

<a href= »http://www.ajblog.fr/module-igoogle-dans-google-webmaster-tools » target= »_blank » rel= »nofollow« >http://www.ajblog.fr</a>

Bon, je me dis qu’il ya peut être quelque chose qui colle le nofollow tant que l’article n’est pas officiellement validé, je vérifie donc les articles en homepage, et même résultat, les liens vers les sources sont tous en nofollow…

Je veux bien croire que le but d’un digg like ne soit pas de fournir du backlink, mais du traffic (plus ou moins qualifié) mais sincèrement, du nofollow ? L’attribut pensé initialement pour luter contre le spam et qui indique aux moteurs de recherche de ne pas suivre le lien car celui-ci n’est pas forcément digne de confiance ?

Autant vous dire que le trackback Fuzz est passé hors ligne, étant donné que de mon côté, le nofollow, je ne pratique pas.

Donc, Eric, je te le dis comme je le pense, parce que je t’aime bien petit con, je vais t’apprendre la politesse (pour cette phrase il faut des références, depuis le temps que je rêve de la caser) :

Le nofollow, c’est mal, c’est nul, c’est petit, ça créé des trous noirs SEO (black hole SEO) et petit à petit, ça tue l’essence même d’internet : les liens.