Eric Delcroix : Homme Orchestre

Salut Aymeric, bonjour lecteur,

portrait-eric-delcroixEric Delcroix, bientôt 50 ans et j’ai été salarié 6 mois dans ma vie… il y a longtemps déjà, le reste du temps j’ai toujours été indépendant.

Je ne sais plus depuis quand je connais Aymeric et donc ce blog. Au moins depuis que j’ai invité M. Aymeric Jacquet à une table ronde blog en nord : TPE’ Blogs un 26 juin 2007. Donc, je ne pouvais que connaître ce blog avant :-). J’ai beau consulter mon lecteur de flux, incapable de savoir. Si j’osais une hypothèse ! En suivant ce que racontait Monique de Webatout.

Au niveau de mes activités, le canal historique est divisé en 4 axes dont on trouve toujurs la trace dans le site Ed Productions :

  • rédaction : rédacteur journaliste (Icônes), de manuels, Facebook, on s’y retrouve et Flick, on s’y retrouve… Je travaille actuellement sur d’autres ouvrages ;-)
  • photo : c’est le domaine délaissé du moment. Après avoir été spécialisé dans le reportage et la photo d’illustration, j’ai laissé tomber les prises de vue pour me consacrer à la mise en ligne des photos
  • production PAO et Web : à l’époque de mes débuts 1988 dans ces domaines d’activités, il n’y avait que la PAO : Photoshop, XPress et Illustrator… À l’arrivée d’Internet, pour moi vers 1994 avec AOL à l’époque, j’ai découvert au fur et à mesure ce nouveau monde et je pense pourvoir dire être un généraliste du web : référencement, e-marketing, e-éducation…
  • conseil et formation : ce fut l’objet de notre rencontre précoce avec Aymeric… puisque j’ai travaillé avec lui dans le domaine de la formation !Après avoir été intervenant entre autres à Sup Info Com à Valenciennes, mes activités de conseil et de conférencier ont été boostées ces dernières années depuis que l’on me met les étiquettes de spécialiste de Facebook, spécialiste des réseaux sociaux, spécialiste du web 2.0, spécialiste de l’identité numérique, spécialiste du community management…

En « annexe », je suis le co-fondateur de Blog en Nord et seul organisateur des rencontres aujourd’hui. Depuis, j’ai également l’organisation des rendez-vous Open Coffee Lille à mon actif !

Autre flèche à mon arc, je suis aussi maître de conférence associé à l’Université de Lille 3 où j’ai dirigé pendant plusieurs années un master orienté contenu web : rédaction, référencement… C’est ma seule entorse comme « salarié ».

Aymeric connaît mon histoire ;-) Celle de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf. En étant solo, il y a un stade auquel on peut légitimement se dire : je dois grossir ou passer en société. Cette étape est difficile, très difficile ! Est-on fait réellement pour cela ? J’en suis revenu, aussi pour cause de problèmes de santé à un statut de solo !

Je n’aime pas beaucoup les entreprises qui se créent pour simplement faire un coup de fric ! Pour moi, la vision de la pérennité de l’entreprise est l’un des facteurs majeurs de la mesure de la « qualité » d’une entreprise !

Une anecdote !

Difficile de choisir entre les coups de fils pour les magasins Ed (mon nom en profession libéral est Ed Productions) ou les courriers que je reçois au nom d’Eric Delcroix, avocat proche du front national… Tiens, deux problèmes d’homonymies ;-)

Une dernière : arriver à une formation pour Acrobat et s’apercevoir que la personne ne dispose que du Reader ! L’agence web ne savait pas qu’il y avait une différence entre le logiciel Acrobat et son reader !

Vous pouvez  également me suivre sur mon blog les z’ed, sur Twitter, Facebook, Linkedin ou Viadeo.

Amicalement ou cordialement selon qui me lit :-)

Grand moment de solitude pour un formateur

Dans la vie d’un formateur, il y a de nombreuses raisons pour qu’une formation se passe mal.

Une des raisons principale à ce genre d’incidents, est une mauvaise estimation initiale du client des besoins en formation ou une mauvaise évaluation de l’entreprise de formation des besoins réels du client.

On creuse les besoins réels, bien souvent, en fonction de l’interlocuteur et de son degré de connaissance du milieu de la formation.

Donc, quand un bureau de ressources humaines (dont une partie du métier est quand même de se tenir au courant des formations professionnelles) vous contacte pour une simple initiation sur un logiciel, et bien, vous préparez une initiation, c’est à dire une formation simple orientée outil et non pas orientée métier, et surtout vous choisissez le prestataire le mieux adapté aux besoins de la formation.

Donc, voila vous l’aurez compris, j’ai eu un léger problème ce matin en arrivant devant les stagiaires de la deuxième formation que je devais donner à Brest.

J’attendais des stagiaires désirant « dégrossir » les connaissances de base sur le logiciel prévu (Adobe Lightroom), et je me suis retrouvé face à 4 photographes professionnels, bien habitués à l’outil informatique et ayant dépassé depuis longtemps le stade de l’initiation sur Lightroom vu que leur demande de formation date d’il y a… un an.

Ils ont des questions longues comme le bras, extrêmement ciblées et pointues et surtout complètement en rapport avec leur activité professionnelle, qui est à des années lumière de ma spécialisation.

Un grand moment de solitude.

Que faire dans ce cas là ? Tout simplement ce que je fais toujours : être honnête.

Je leur ai expliqué directement le problème et exposé des solutions à la hauteur de mes compétences, c’est à dire que n’étant pas expert de leur secteur d’activité, je ne pourrais me positionner que sur certains de leurs besoins et principalement d’un point de vue technique en y ajoutant une plusvalue sur de nombreux sujets annexes proches de leurs problématiques.

En clair : transposer une expertise sectorielle à un autre secteur d’activité car nous restons dans des problématiques liées à la gestion des flux de production dans les métiers de la chaîne graphique.

Mais à part ça, pour savoir quel appareil gère le mieux le format raw ou la compression jpeg en natif, là, je sèche. ;)

Quand on dit qu’être formateur c’est continuellement remettre en cause ses compétences.

Quelques nouvelles du programme de formation (X)HTML/CSS

Un peu d’information ne fait pas de mal, surtout pour vous dire que je n’ai pas abandonné le projet, juste pris beaucoup de retard…

Je comptais dans un premier temps m’en occuper cet été, étant donné que c’est en général une période assez creuse pour le secteur de la création Web.

Sauf que contre toute attente, l’été a été plutôt mouvementé et il semble que ce soit général d’après les retours que j’ai eu d’autre professionnels.

Donc, pour revenir au sujet, le projet avance un peu tout de même, j’ai quasi finalisé le plan de formation, ce qui, hélas, n’est que la partie visible de l’iceberg.

Dés que ce plan me convient dans son ensemble, je le posterai sur le blog pour que l’on puisse échanger nos points de vue et voir les améliorations à y apporter.

Je pense que le dossier final sera édité sous forme de livre blanc à télécharger ou bien sur seront citées toutes les personnes ayant participé au projet.

Je pense pouvoir proposer un plan assez complet mi ou fin Septembre, pour le reste, à mon avis ce ne sera pas avant Octobre/Novembre étant donné mon agenda un peu surchargé.

Désolé pour le retard.

Genèse d’une société : III – L’intermède

J’en étais donc à mon choix de faire un pari sur l’avenir et donc, de me focaliser sur ma formation en priorité et de laisser mon activité professionnelle de côté pendant quelques temps.

Juste pour préciser avant de continuer, arrêter son activité, même pour une période qui peut sembler courte, c’est perdre presque tout le bénéfice de vos premiers mois passés à vous faire connaitre, les gens (les clients en clair) vous oublient (bon d’accord pas tous), et vite. Ils ont besoin de réactivité, une réactivité que vous ne pouvez plus leur donner, ils finissent par aller voir ailleurs, et le pire, c’est que c’est avec votre bénédiction (si si je connais quelqu’un de très bien pour continuer à travailler sur votre projet). En plus on se fait plein d’amis dans la concurrence.

C’était donc parti pour 8 mois de formation, dur, très dur.

Ce qu’il y a d’amusant dans les formations professionnelles, c’est que l’on vous dit bien que non, ce n’est pas l’école, ça n’a rien à voir, mais on vous remet rapidement à votre place dés que vous prenez des libertés. Et à 34 ans, c’est très dur de retourner à l’école surtout quand vous venez d’être papa.

La formation en elle-même fut un réel gain, tant du point de vue des compétences de formateur que pour ma pratique professionnelle. En effet, un des fils directeurs de cette formation est la remise en cause permanente de ses propres compétences, on analyse tous les mécanismes nécessaires à l’exercice de telle ou telle activité, tous les savoirs que cela peut demander (ne vous attendez pas à retrouver du jargon de formateur, il me hérisse au plus haut point).

Autre point qui change, pour quelqu’un comme moi ayant l’habitude de travailler à domicile : refaire du trajet matin et soir, se prendre la tête dans les embouteillages, stresser sur l’horaire… Plein de choses que je ne connaissais plus depuis des années puisque même lors de mon activité salariée, j’habitais à 10 minutes à pied de ma société.

Le télétravail c’est bien, mangez-en (ceci est un message subliminal).

Si je devais faire un descriptif de cette formation, je dirais techniquement très bien, humainement très pauvre.

Le groupe de stagiaires était ce que l’on appelle une exception, un groupe composé d’individualités fortes, d’horizons très différents, mais un groupe extraordinairement soudé. Groupe qui en dépit des prévisions du formateur et de son travail de sape s’est entraidé jusqu’au bout. Ce côté humain-là était parfait et croyez-moi d’expérience, c’est très rare.

Là où humainement l’expérience fut pauvre, c’est au niveau de nos relations avec l’AFPA et avec le formateur. Un formateur qui avait décidé de ne pas s’intégrer au groupe, mais de rester en dehors choix que je pense peu judicieux puisqu’il a dû faire face à une entité soudée et solidaire (le groupe).

De plus, la responsable du pôle formation de formateurs était, comment dire, puante…

Pour la petite histoire, nous devions faire trois stages lors de cette formation pour appliquer et valider les apprentissages dans un cadre professionnel.

Le centre de formation où j’ai réalisé mon premier stage, voyant mes compétences professionnelles me demande d’intégrer le Jury pour le passage de titre de leur formation d’Infographiste. Vous vous en doutez, j’accepte, ce n’est pas le genre d’opportunités que l’on refuse.

Lors d’une réunion post stage à l’AFPA en présence de notre formateur et de la responsable du « service », nous faisons un tour de table pour parler du déroulement de notre stage. Quand vient mon tour, je précise que tout s’était très bien passé, bonne relations avec l’équipe du centre de formation, qu’ils m’avaient proposé d’être jury sur une de leurs formations et que bien sur j’avais accepté.

Réaction immédiate et cinglante de la responsable : Ah bon, vous avez le niveau ?

Je suis resté muet de stupéfaction, ceux qui me connaissent pourront vous dire que ce n’est pourtant pas mon genre. Je crois que dans d’autres circonstances je l’aurais hachée menu (difficile mais faisable, la personne en question étant très forte en communication interpersonnelle – traduction : manipulatrice).

Je crois avec le recul, que je suis resté stupéfait, car l’attaque était gratuite, je ne l’avais absolument pas sentie venir, surtout venant d’une personne sensée diriger le pôle de formation et donc connaître les profils de chaque stagiaire. J’ai compris par la suite que c’était certainement volontaire, la dame étant habituée à rabaisser ses interlocuteurs.

Cerise sur le gâteau, nous avons pris une cuite monumentale le dernier soir du passage des titres, nous savions que nous avions nos titres et que nous devions passer les chercher le lendemain matin.

Arrivés à l’AFPA, salle de formation, personne à l’heure prévue, nous attendons, la responsable arrive, nous prévient que le notre formateur ne serait pas là, en arrêt maladie, nous remet nos titres, au revoir, merci d’être venus… Sympa et respectueux…

Mon titre en main, je décide donc de réorienter mon activité d’indépendant en ciblant la formation comme activité principale.

Je repars à la pêche au client. ;)

Un peu compliqué pour la formation, je passe des mois à tisser des contacts avec des centres de formation, des formateurs indépendants, me faire connaitre. Problème, le milieu de la formation est assez particulier et en pleine « crise » depuis un grand nettoyage de printemps en 2003 (chasse aux arnaques et aux pseudo centres de formation profitant des largesses des deniers publics).

La plupart des « petits » centres de formation font peu ou pas de veille sectorielle, ils se contentent de suivre le mouvement initié par les gros groupes principalement pour des raisons budgétaires et structurelles. L’AFPA, pour exemple, a des services d’ingénieurs de formation pour créer et faire évoluer leurs programmes, coût financier difficilement supportable par un petit centre de formation (même pour l’AFPA qui finit par « dégraisser »).

Il y a un « cassage » de prix encore plus important que dans les métiers du web. Un centre de formation qui avait besoin d’un formateur Web pluridisciplinaire me contacte, je les rencontre, le rendez-vous se passe bien, comme ils me proposent une masse de jours de formation mensuelle conséquente, nous négocions au niveau des tarifs pour arriver à une facturation journalière de 300 euros HT. C’est loin de mon taux journalier habituel, mais il faut prendre en compte la masse de travail proposée, qu’ils s’occupent de tout le process pré et post formation, qu’ils ont des programmes et des supports déjà existants.

La personne devait me rappeler en fin de semaine, chose qu’elle n’a pas faite, vous vous en doutez, ils avaient entre temps rencontré un formateur qui leur facturait la journée à 200 euros TTC.

J’ai de plus, pendant cette période, essayé de lancer divers projets tournant autour de la formation professionnelle, celui qui a été le plus près d’aboutir était un projet de création de cellules d’accompagnement/orientation pour les élèves de collège/lycée. Idée que j’avais eu suite à une discussion avec un professeur de Géographie en faculté qui constatait qu’en gros la moitié des élèves arrivant en faculté ne savaient même pas ce qu’ils faisaient là, ils venaient parce qu’ils avaient eu de bonnes notes dans la matière pendant leur scolarité.

Le projet avançait bien, j’avais de bons retours, des débuts de partenariats, et puis le 27 Octobre 2005, la crise des banlieues arrive.

Une annonce du premier ministre, parlant de création d’antennes d’orientation professionnelle pour les scolaires signe l’arrêt de mort de mon projet.

Bref, retour à la case départ, je dois bien avouer mon echec au niveau du recadrage de mon activité vers la formation professionnelle. Quelques mois à m’en remettre, il faut tout reprendre depuis le début, tout analyser. Et surtout rassurer ma femme qui commence à trouver le temps long et mon humeur médiocre.

Qu’à cela ne tienne, on va reprendre les bonnes habitudes et faire ce que je sais faire le mieux : du Web Design !!

La suite de la série « Genèse d’une société » dès que possible : AJcréa, la société.

Dans la série coups de gueule : les logiciels Ciel

Et particulièrement Ciel Compta et Ciel Devis Factures, le Kit classique pour une TPE.

N’achetez pas, jamais.

Ca ne coûte pas cher à l’achat, mais ça vous fera perdre du temps donc de l’argent, les logiciels sont vérouillés et buggés jusquà la moêlle.

Je les avais achetés un peu en urgence pour que ma femme puisse préparer le Bilan en décembre, depuis ça n’a été que bugs, pertes de données, problèmes de configuration et compagnie, au final que du temps perdu.

Je les pense intentionnellement buggés pour permettre à la société éditrice de vendre leurs formules d’accompagnement hors de prix et leur SAV téléphonique payant, et pas qu’un peu.

Demandez conseil à votre comptable, il pourra vous conseiller des logiciels ou des sociétés sérieuses, pas des charlatans.

Il vaut mieux investir dans une solution plus professionnelle (donc plus coûteuse) mais franchement, le temps gagné fera la différence.

Donc, je le redis, n’achetez jamais de logiciels Ciel, c’est de l’arnaque à l’état pur.

Bien débuter l’étude des comportements CSS : synthèse de vos contributions

Avec un peu de retard pour cause d’actualité professionnelle surchargée, je vais donc faire une première synthèse des idées et pistes que vous avez proposé.

Pour rappel, le billet à l’origine de cette synthèse est le suivant :

Appel à contribution : bien débuter l’étude des comportements CSS

Ma proposition initiale :

Pour ma part, pour bien commencer, je conseillerai de débuter par… l’html/xhtml. Bien connaitre les balises, leurs interactions, leur type (en-ligne, bloc), leurs différences d’affichage par défaut dans les principaux navigateurs du marché.

Puis, j’attaquerai les CSS par les positionnements qui sont surement ce qui demande le plus de travail et d’expérimentation.

Le tout organisé autour d’un projet directeur, la création d’un site internet personnel, par exemple, un CV en ligne.

Je vais donc reprendre maintenant chacune de vos propositions classées par contributeur y accoler mes propres réflexions et finir par une synthèse (si possible) pour dégager une piste pour un plan de formation.


Réponse de Florent V :

  1. Commencer par un apprentissage de base (x)html
  2. Puis apprentissage des bases de mise en forme CSS
  3. En troisième, les positionnements
  4. Le tout validé par l’usage et l’application d’une ressource externe : Quelle démarche suivre pour intégrer une maquette en page HTML/CSS ?

La ressource externe servant de base à la méthodologie de création d’une mise en page complète.

Mon point de vue :

C’est pour moi le schéma « classique » d’apprentissage, éprouvé et approuvé, le seul bémol est le désenchantement subi par nombre de personnes qui prennent le temps d’apprendre les bases de mise en forme via CSS et voient ces apprentissages remis entièrement en cause ou presque quand ils passent au positionnements de blocs. C’est une méthode sure mais qui nécessite un accompagnement de l’apprenant.


Réponse de Damien Ravé :

Damien pointe la difficulté de l’apprentissage des positionnements via CSS en utilisant l’argument de la trop grande difficulté pour l’apprenant de commencer son apprentissage par des comportements « volatiles ».

Son positionnement ensuite est intéressant, car il divise les apprenants potentiels en deux catégories de compétences :

  • Les « old School » habitués aux éditeurs wysiwyg et aux « tricks » de mise en page qu’il faut purger de leurs vieilles habitudes.
  • Les nouveaux apprenants vierges de tout savoir de mise en page Web.

Damien fait une proposition d’apprentissage par l’exemple, en commençant par une mise en page simple, un balisage html propre auquel on va appliquer des mises en forme CSS petit à petit.

Mon point de vue :

Prendre en compte les compétences initiales est un point important dans la plupart des formations, mais dans le cas qui nous intéresse, il s’agit de totalement modifier les comportements et les habitudes des apprenants maitrisant déjà une base de mise en page. je pense que dans ce cas précis, nous pouvons utiliser le même plan de formation pour les deux catégories. Quand je me suis décidé à apprendre la mise en page via (x)html/CSS, j’ai définitivement fermé mon dreamweaver et utilisé un simple éditeur de texte, oublié mes vieilles habitudes et tout repris à 0.


Réponse de Yvan L. :

Yvan nous propose d’utiliser une ressource externe du site pompage.net : CSS : on reprend tout à zéro !

Mon point de vue :

Dans mon souvenir, cette série d’articles était effectivement intéressant, mais désolé Yvan, je n’ai pas pris le temps de tout relire pour en faire une analyse satisfaisante.


Réponse de clb56 :

clb56 nous propose un plan de formation quasi finalisé, je vais essayer d’en faire un résumé car je trouve son idée très intéressante (dis clb56 tu ne serais pas prof des fois ? ;) ).

Débuter par le html :

  1. Apprentissage du squelette de base d’une page html
  2. Créer du contenu et identifier ce contenu (qu’est ce qui peut être un titre, un sous-titre, un paragraphe, une liste…)
  3. Une fois le contenu identifié, apprendre les éléments html correspondants (<hn>, <p>, <ul>…) rester à la base.

Passage au CSS :

  1. Présentation du couple propriété/valeur
  2. Mise en oeuvre très simples (couleur et taille du texte par exemple) via l’attribut style dans les balises (Ouè, ouè, il faut se débrouiller à faire passer la notion d’attribut sans s’y attarder)
  3. Externalisation des css du body = élément style dans le head.
  4. Introduire les notions de id et de class.

Je vous conseille de lire l’intégralité du commentaire de clb56 pour bien comprendre le positionnement didactique de sa démarche.

Mon point de vue :

Pas grand chose à y redire, c’est un bon déroulé didactique, même si cela ne concerne que la toute base de l’apprentissage. Je retiens particulièrement la méthode d’apprentissage de l’html qui a l’avantage de laisser l’apprenant dans une position active.

Concernant la « recette de cuisine » du RGAA, je la trouve également très intéressante, on y retrouve les informations que l’on utilise en général pour la création de livrets d’autoformation :

  • Finalité/Utilité
  • identification des apprentissages
  • Difficulté
  • Lexique technique nécessaire
  • Ressources complémentaires
  • Exercices d’application
  • Evaluation sous forme d’exercice de synthèse

C’est une forme, il en existe plein d’autres, mais en général on retrouve la plupart de ces éléments.


Réponse de Kozlika :

Kozlika nous propose de partir d’un exemple concret de mise en page en partant d’une page simple puis ajouter des éléments et des mises en forme de plus en plus avancées au fur et à mesure des apprentissages.

Mon point de vue :

l’apprentissage par l’exemple est toujours une bonne chose, cela permets à l’apprenant de conceptualiser et visualiser l’avancée de son travail, pour ma part je pense qu’il faut commencer avec pour finalité un document assez complexe, mais avec des éléments aisément identifiables et évolutifs, je crois que le meilleur exemple pour ce genre d’exercices est la création d’un CV tel que l’on peut en réaliser via un logiciel de mise en page ou un traitement de texte, à voir et à tester.


Synthèse

L’impression qui se dégage de vos commentaires est que, je le pense, vous avez transposé vos propres méthodes d’apprentissage à ce que vous appliqueriez aux autres. ce n’est pas une critique, je dis ça car je « connais » assez bien certains des commentateurs et que je retrouve beaucoup de ce que vous êtes professionnellement et humainement au travers de vos propositions, c’est quelque chose de très intéressant d’un point de vue de professionnel de la formation.

L’élément fort qui se dégage de vos commentaires, le « fil directeur », c’est la quasi unanimité sur l’apprentissage de html. Je crois que nous sommes tous d’accord pour dire qu’il ne sers à rien de commencer l’apprentissage des CSS sans une compréhension solide de ce qui compose un document html.

Je dis bien compréhension et clb56 a mis le doigt dessus, pourquoi un titre, pourquoi un paragraphe, pourquoi utiliser tel code plutôt qu’un autre…

Pour le reste, dans l’ensemble de vos commentaires, on trouve tout ce qui compose un plan de formation, les points techniques, les exercices d’application, l’évaluation finale sous forme d’un exercice de synthèse.

Je vais travailler là dessus et vous proposer un plan de formation à peu près complet dans les jours à venir qui sera ouvert à vos critiques et commentaires.

Merci de votre participation à toutes et à tous.

Qu’est ce que la "surstructuration" en mise en page ?

La nature a horreur du vide, le « metteur en page » amateur également.

Un des travers classiques que l’on peut rencontrer dans les mises en page (web ou print) de personnes dont ce n’est pas le métier, c’est un besoin de structurer leur document à l’extrême.

Cela vient d’une peur bien légitime de ne pas être « lisible » lorsque le document contient une certaine masse d’informations.

L’avatar le plus commun de cette mauvaise habitude est un usage intensif de filets ou de bordures pour délimiter les zones d’information. Et quand je dis filet, je devrais dire parfois gros filets.

En utilisant un(e) filet/bordure, on donne virtuellement (et littéralement) un cadre à son information, car c’est un balisage visible, cela nous rassure, mon information a une force que je vois à l’écran et elle ne se mélange pas avec le cadre de l’information suivante.

Pour être vraiment certain, ces filets sont souvent couplés avec des fond de couleur qui contrastent fortement (et souvent trop) avec le reste du design.

Avec le temps, on apprends qu’un simple fond léger, un repère graphique, un filet unique ( en haut, a droite, en bas, à gauche) suffisent à mettre en avant une information, on arrive à se libérer de ce besoin de structure, à ne plus avoir horreur du vide.

Ps : petite dédicace à l’artichaut Rennais.

Genèse d’une société : II – Le projet

J’expliquais dans le précédent billet que j’étais devenu trop cher pour le marché de l’emploi, je vais vous faire part d’une petite anecdote qui en est l’expression la plus concrète.

Trois mois après mon départ de la société, je reçois, ohh miracle, une offre d’emploi de l’ANPE, un poste d’infographiste ayant des compétences web dans une petite société Nantaise. Comme c’est une offre envoyée par l’ANPE, je dois y répondre avec le kit habituel C.V/lettre de motivation.

Forcément avec mon profil, je suis retenu pour un entretien, nous prenons donc rendez-vous avec le gérant de la société. la discussion va assez rapidement au but, la rémunération que la personne m’annonce, le SMIC, négociable en fonction de l’expérience, tout ça…
Je me retiens d’éclater de rire, la personne en face de moi étant sympathique, et je lui explique que, honnêtement, ça ne va pas être possible, le salaire qu’elle me propose est inférieur à mes allocations ASSEDIC. La personne comprend bien et avoue avoir « tenté le coup », on ne sait jamais, une personne expérimentée, compétente qui accepte de travailler au SMIC, ça se voit tous les jours (hélas).

Bref, revenons à nous moutons, ou plutôt a mes débuts en tant que demandeur d’emploi.

Etre en poste dans une entreprise, c’est bien, mais c’est également souvent restrictif dans l’application de ses connaissances/compétences.
On réalise souvent les mêmes taches avec un panel d’outils limité, on s’encroute, on perd un peu de vue les réalités du secteur, on fait moins de veille technique, on s’enferme dans le train train confortable de l’emploi salarié.

J’avais donc décidé, avant même la fin de mon contrat, de demander à l’ANPE de réaliser un bilan de compétences, un vrai, pas le truc qui se fait en un après midi en groupe, faire ce que l’on appelle dans le jargon de la formation un O.P.I (Objectif Projet Individuel).

C’est un suivi du demandeur d’emploi, souvent réalisé par un prestataire externe de l’ANPE, sur 3 mois. Cela inclut un bilan de compétences complet, des tests psychotechniques, l’élaboration d’un projet professionnel et le suivi/accompagnement par un conseillé en insertion professionnelle.

Bref, la totale et c’est plutôt enrichissant pour se positionner ou se repositionner sur un marché de l’emploi que l’on a quitté depuis si longtemps.

Cet accompagnement m’a alors permis de dégager deux pistes principales pour définir mon projet :

  • Je suis dans un secteur professionnel ou il y a du travail mais pas d’embauche.
  • Bien qu’ayant quelques années d’expérience, je n’ai dans les faits, aucune légitimité en tant que formateur.

J’ai alors décidé de dégager un premier projet : faire une formation de formateur pour acquérir de nouvelles compétences et m’orienter vers la formation professionnelle.

Seulement, on n’entre pas dans une formation comme ça du jour au lendemain, il faut en faire la demande, s’inscrire, passer des tests, des entretiens, bref le parcours du combattant.

Je me suis donc inscrit pour intégrer une formation longue à l’AFPA, seulement, la réponse définitive ne devait être donnée que près de 6 mois plus tard, qu’allais-je bien pouvoir faire pendant 6 mois ? Me la couler douce en profitant de mes allocations ASSEDIC ?

C’est le paradoxe des ASSEDICs, ça permet de pouvoir prendre un peu de temps de réflexion mais l’effet pervers c’est que l’on est pas pressé par une échéance à court terme, étant licencié économique, je profitais d’un PARE (Plan d’Aide au Retour à l’Emploi), c’est à dire que mes allocations étaient maintenues à taux plein pour 23 mois.

Un évènement attendu m’a un peu « forcé la main », j’allais être papa. Et quoi qu’on en dise, la paternité, ça vous colle une bonne grosse couche (sans mauvais jeu de mots) de responsabilité sur votre insouciance de « jeunesse ».

Je précipite donc les choses, on laisse tomber les pseudo idées que de toutes façons je ne pourrais pas mener à bien si je fais ma formation, et je me concentre sur ce que je sais faire : du Webdesign.

En premier, j’opte pour une solution de portage salarial, car cela n’entraine pas d’investissement initial, que j’en ai eu de bons retours lors de discussion à droite et à gauche, et que ça se marie parfaitement bien avec ma situation d’allocataire.

Et là, je préviens la terre entière que je me lance, ça y est, je vais travailler en freelance, je suis disponible, donnez moi vos projets !

Quand je dis la terre entière, ce n’est pas un vain mot, tout ce que je pouvais compter comme contact plus ou moins proche y est passé :

  • L’intégralité de mon carnet d’adresse mail
  • Les amis
  • Les amis de mes amis
  • Des connaissances
  • Tous les forums et toutes les listes de diffusion auxquelles je participais depuis plusieurs années
  • Mon ancienne société
  • D’anciens contacts professionnels rencontrés sur un salon ou un autre
  • Et j’en oublie surement…

Et vous savez quoi ? Ca marche, vraiment (oui bon, ok, être dans le secteur depuis 6 ou 7 ans ça aide).

Deux semaines après l’annonce de mon « installation », je signais mes deux premiers contrats :

  • Avec la société ou j’avais effectué mon OPI car elle lançait un nouveau produit.
  • Avec un ami dont le père reprenait une société dont il désirait moderniser la communication

Plus quelques autres contacts pour des projets à clarifier à plus ou moins long terme.

Un début plutôt encourageant.

Pour vous donner un ordre d’idée, mon CA pour mes 5 premiers (et temporairement seuls) mois d’activité à l’époque a été de 32000 euros.

J’étais alors très motivé et mes perspectives à moyen et long terme étaient plutôt bonnes.

Sauf que…

Sauf que, j’ai été pris dans la formation de formateur que j’avais demandé d’intégrer, et cette formation s’est révélée beaucoup plus intense que ce que j’avais pensé initialement, en clair, une vraie formation à temps plein, de celles qui font qu’il est impossible de cumuler la moindre activité complémentaire.

J’ai du faire un choix, un pari sur l’avenir, croyez moi, ce ne fut pas facile, j’allais diviser par 3 mes revenus sur une durée assez longue (10 mois), devoir prévenir tous mes clients que je cessais mon activité temporairement (en résumé, vous les perdez), et recommencer à 0 après ma formation toute ma partie communication/prospection pour relancer mon activité.

Tout ça pour acquérir des compétences de formateur dont je ne savais même pas si elles me seraient utiles à l’avenir dans le cadre de mon activité.

J’ai fait le pari de l’avenir, j’ai choisi la formation, je ne le regrette pas, mais croyez-moi, je le paie encore aujourd’hui.

La suite de la série « Genèse d’une société » d’ici quelques jours : l’intermède.

Genèse d’une société : I – Pourquoi

Ce qu’il y a de bien quand on travaille dans une TPE/PME c’est que quand la société va mal, il est difficile de le cacher aux employés.

Après un an où, à la production, nous passions notre temps en auto-formation, tant sur des sujets professionnels que sur notre connaissance des quakelike, l’information attendue est enfin arrivée à nos oreilles, mais cette fois-ci par la voie officielle : il va y avoir restructuration de la société.

Vous connaissez ce mot, restructuration, c’est la version politiquement correcte pour licenciement.

Pas besoin de beaucoup de spéculations pour savoir qui allait partir, mais je vous propose un exercice, comme ça, pour la forme.

Vous avez une société, cette société est FAI, hébergeur, et réalise des sites Internet.

Sachant que vous avez été un des premiers FAI/hébergeur de la région Nantaise, vous avez une certaine masse de clients, d’autant plus que vous avez racheté les hébergements d’un concurrent il n’y a pas très longtemps.
On a là des services et produits à forte valeur ajoutée, rentables.

De l’autre côté, nous avons le pôle création, qui vivote, qui n’est plus concurrentiel face aux poids lourds du secteur ou aux jeunes pousses qui cassent le marché…

Quel secteur va être restructuré?

Mon collègue, Stéphane Peigné, et moi-même, avant même de recevoir notre recommandé, pensions déjà à « l’après », nous rassurant mutuellement quant à nos capacités à retrouver un emploi.

Forcément, des Webdesigners travaillant depuis 1996 dans la région Nantaise, ça doit être recherché, vous vous en doutez, des professionnels avec une telle expérience…

Sauf qu’entre temps, la bulle internet avait démarré, enflé, explosé. Tous les centres de formation ayant rapport de près ou de loin avec l’informatique se lançaient dans de la formation au Webdesign, parfois avec beaucoup de sérieux, plus souvent histoire de récupérer quelques miettes de clientèle avide de ce nouvel Eldorado.

L’effet pervers au niveau du marché de l’emploi s’est vite fait sentir en allant même au-delà du seul secteur de la création web.

En effet, ces formations à la création Web nécessitaient également un minimum d’initiation à certains outils d’imagerie numérique « classiques », principalement Photoshop et Illustrator. Comme l’offre de compétences au niveau du marché de l’emploi internet a rapidement dépassé la demande, un grand nombre de personnes nouvellement formées avec des compétences très inégales se sont retrouvées à se positionner sur tout ce qui touchait aux métiers de la chaine graphique.

Une aubaine pour nombre d’entreprises, un vivier de travailleurs peu qualifiés, peu ou pas expérimentés, pouvant aisément remplacer des Infographistes/Webdesigners voir même opérateurs PAO à moindre cout.

Pourquoi embaucher un professionnel expérimenté et compétent quand pour beaucoup moins cher je peux embaucher une personne motivée avec de faibles prétentions salariales et dont les compétences conviennent largement pour le travail que je lui propose?
Il n’est pas nécessaire d’avoir un opérateur PAO ou un infographiste qualifié pour faire du redimensionnement d’images à la chaine.

Au bout d’un moment, après analyse du marché de l’emploi dans ma ville (Nantes à l’époque) et mon département, il fallait bien que je me rende à l’évidence, j’étais trop cher.

Mes études de design graphique, ma spécialisation en imagerie numérique, mes sept années d’expérience de Webdesigner, mes compétences de formateur, mes compétences de gestion de projets et de relationnel clientèle, mes réseaux, certes intéressaient les entreprises susceptibles de m’embaucher, mais les propositions salariales étaient du domaine du ridicule.
Pourtant mes prétentions en terme de salaire n’étaient pas faramineuses, loin de là.

Il fallait alors chercher une solution au problème, c’est ce que j’ai fait par la suite.

Ce sera tout pour aujourd’hui, vous retrouverez très prochainement la partie II de cette série d’articles : Le projet.

PS : ce billet a été initialement publié en juillet 2006. j’ai enfin décidé de continuer la série, donc le temps que je finisse l’écriture du deuxième Opus, je réactualise ce billet au jour d’aujourd’hui.

Appel à contribution : bien débuter l’étude des comportements CSS

J’ai reçu un email ce matin d’un visiteur du blog qui m’a posé une question très intéressante :

Par quoi commencer l’étude des feuilles de style CSS ?

Pour bien répondre à Loic, je vais donc préparer un « plan de formation » sous la forme d’un billet à venir, mais vos avis m’intéressent aussi grandement pour voir nos divergences ou convergences.

Pour ma part, pour bien commencer, je conseillerai de débuter par… l’html/xhtml. Bien connaitre les balises, leurs interactions, leur type (en-ligne, bloc), leurs différences d’affichage par défaut dans les principaux navigateurs du marché.

Puis, j’attaquerai les CSS par les positionnements qui sont surement ce qui demande le plus de travail et d’expérimentation.

Le tout organisé autour d’un projet directeur, la création d’un site internet personnel, par exemple, un CV en ligne.

Et vous ?