Pourquoi choisir la prestation la moins chère est (souvent) une erreur

Hey, mais j’écris sur mon blog, c’est fou ça.

On pourrait bien sur dire que je prêche pour ma paroisse étant donné que je ne suis pas réellement le prestataire le moins cher du marché (pas le plus cher non plus mais c’est un autre problème) mais en fait, cet article est plus dédié à tous ces clients qui ne regardent que le coût (et souvent avec raison par manque de connaissance du secteur) pour choisir leur prestataire.

Cet article concerne bien sûr le type de prestations que je propose (webdesign, formation et référencement) mais peut s’appliquer à peu près à tous types de prestations de service ne nécessitant pas de « matière première ».

Pourquoi « souvent » et pas « toujours » ?

Il y a certains status, l’auto-entrepreneur en tête de liste, qui permettent via une fiscalité qui leur est propre, de proposer des prestations mécaniquement moins chères qu’une « entreprise » plus classique.

Ca ne veut pas dire qu’ils travaillent moins bien que vous et moi, juste qu’avec vos charges, vous ne pouvez tout simplement pas vous aligner sur les tarifs qu’ils proposent.

Maintenant, que se passe-t-il si un client veut faire une grosse modif sur son site et que l’auto-entrepreneur a déjà réalisé le chiffre d’affaire maximum autorisé sur une année ? Ca m’intéresserait d’avoir des retours là dessus.

Pourquoi (souvent) une erreur ?

Tout dépend bien sur de la prestation demandée, mais croyez moi, plus le budget est faible proportionnellement au travail à réaliser, plus le taux d’engagement de votre prestataire est bas.

Prenons par exemple une prestation de référencement :

J’ai souvent des demandes pour des prestations de référencement à des tarifs très faibles (200/300 euros par mois). Je comprends ces demandes, il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir dépenser plus (dans certains secteurs d’activité le ROI n’est pas toujours aisé à estimer) et j’en ai accepté à une époque, presque plus pour rendre service qu’autre chose.

Seulement, il faut être conscient du travail qui sera fourni pour ce prix. A mon tarif horaire classique, une prestation mensuelle de 300 euros correspond à 4 heures de travail.

Il faut intégrer là dedans : le suivi, tracking et analyse de positionnements, le suivi et analyse des statistiques de fréquentation, le conseil, le netlinking, les rapports… sur 4 heures.

Une prestation bien effectuée ne se fait pas 4 heures d’affilée, mais 4 heures dispatchées tout au long du mois. En terme de productivité, 4 heures de travail d’un coup ou 1 heure de travail chaque semaine, ça n’a rien à voir. Donc, soit je vous donne plus de temps et j’y perds, soit je travaille pour vous exactement le temps vendu et croyez moi, vous y perdez.

Ensuite, si je veux me verser un salaire correct il faut que je facture à minima 4500 euros par mois.

Si je ne prends que 300 euros par dossier il me faut donc au minimum 15 clients en référencement chaque mois. Est-ce que j’ai le temps de m’occuper sérieusement de 15 dossiers différents ? Mon expérience dit clairement non.

Je ne dis pas que je ne peux pas le faire, je dis juste que ce ne sera pas du travail sur mesure et de qualité (d’après mes critères).

J’ai pris une prestation de référencement comme exemple, mais ça s’appliquera à tout type de prestation de services.

Plus je baisse mes prix, plus je dois prendre de dossiers chaque mois pour pouvoir vivre, plus je prends de dossiers et plus mon taux d’engagement baisse. Au final le client est perdant.

Nous sommes en période de crise depuis longtemps maintenant, période propice à la négociation des tarifs par les clients, seulement, à trop tirer sur les prix, on finit par avoir ce que l’on voulait : un prix, juste un prix.

 

Corinne Schillinger : chef de projet – Inseo

photo-corinneBonjour tout le monde,
La lecture de ces quelques portraits m’a donnée envie de participer à l’aventure en me présentant à mon tour :

Je m’appelle Corinne, j’ai 27 ans et je suis à la tête d’une petite agence de communication inseo.
Spécialisée dans la création de sites internet, elle a vu le jour il y a un peu plus d’un an maintenant.

MERCI PPG

Issue d’un DUT Services et Réseaux de Communication, je dois mon orientation professionnelle à mon grand-père, qui peu de temps avant la fin des inscriptions, m’a appelée pour me dire qu’une nouvelle filière ouvrait ses portes à Mulhouse : un DUT SRC.

Renseignements pris, je me suis dit que ça devait être vachement sympa de faire des affiches et des sites internet. Je me suis donc inscrite et ai été reçue.
J’ai alors découvert comment envoyer un message sur Caramail, comment faire un tableau avec Dreamweaver et comment créer un masque de calque sous Photoshop.

Un profil bien technique que j’ai décidé de compléter par une maîtrise de Concepteur Designer Graphique et Multimédia  (un titre bien pompeux, je vous l’accorde). Je suis donc partie 2 ans à Toulon, histoire de booster ma créativité et peaufiner mon bronzage.

ENVIE D’AVENTURES

Revenue dans ma contré natale, l’Alsace, j’ai commencé à réaliser différents projets histoire de me faire la main.
De fil en aiguille, je me suis inscrite en portage salarial et me suis fait embauchée chez alsacréations avant de me rendre compte que je préférais voler de mes propres ailes.

logoJ’ai donc suivi une formation de création/reprise d’entreprise et me suis lancée en montant inseo.
Je dois bien l’avouer : pas mal de doutes, de nombreuses incertitudes et quelques craintes ont jalonné mes premiers pas dans le monde de entrepreneuriat.

Heureusement, quelques blogs m’ont permis de me sentir moins seule et démunie :

RENCONTRE IRL GRACE A ONE-PIECE

Voilà un petit moment déjà que je suivais son blog et ses interventions sur Twitter sans jamais oser l’aborder. Puis un jour, je vis passer dans ma timeline un message relatant un problème avec le dernier épisode disponible de One Piece. Etant moi-même fan du manga, je me souviens lui avoir envoyé un petit message lui indiquant où trouver une version exempte de bug.

Quelques minutes plus tard, j’avais gagné un nouveau follower !

C’est ainsi qu’à Paris-Web, je pus l’aborder tout sourire  et commencer à discuter de vive voix avec une personne que je côtoyais sur la toile depuis longtemps déjà.

Pub copinage : Profession graphiste indépendant

Désolé Julien, oui, je sais, je suis très en retard, mais chose promise…

Profession graphiste inépendantProfession Graphiste Indépendant est un ouvrage traitant des problématiques liées à l’exercice de la profession de graphiste indépendant (oui, comme son titre l’indique).

L’ouvrage est co-écrit par Julien Moya (graphiste/DA freelance) Et Eric Delamarre (photographe Freelance).

J’ai déjà eu l’occasion d’échanger avec Julien, et si nos avis divergent sur de nombreux points et que nos échanges ont parfois été tendus et enflammés (oui c’est aussi une grande gueule qui ne mâche pas ses mots), Julien a tout mon respect car c’est quelqu’un qui a un vrai sens du partage de son expérience, de son métier, vous le trouverez principalement sur des forums comme kob-one et 1dcafé ou il exerce le difficile rôle de modérateur. Moi, les gens qui partagent sans compter, je respecte plus que tout.

Je ne peux hélas pas vous en dire plus sur le livre étant donné que julien n’a pas eu la bonne idée de m’en faire parvenir un exemplaire, mais je ne saurais trop vous conseiller d’aller voir le site dédié : Profession Graphiste Indépendant où vous trouverez toutes les informations utiles.

L’échec

En novembre dernier, j’embauchais un développeur, Julien Appert, début aout, j’ai été obligé de m’en séparer et croyez-moi, ce ne fut pas de gaité de cœur.

Pourquoi « l’échec » ? Tout simplement parce que cette embauche « ratée » est mon premier et seul réel échec depuis que j’ai lancé mon entreprise.

Les raisons sont nombreuses et me prouvent que même si tout semble aller, la vie d’une entreprise est tout de même très fragile.

Pourquoi j’ai embauché ?

C’est un peu la chose la plus importante, les raisons de cette embauche étaient assez diverses.

Vers Septembre de l’année dernière, mon activité a explosé, à tel point que j’ai aligné des semaines à 100 heures de travail sans même m’en rendre compte. Mon corps, lui, s’en est rendu compte et m’a lancé un gros signal sous la forme d’une bonne grosse bronchite qui a trainé en longueur, j’ai dû alors prévenir tous mes clients de la situation et que les dossiers prendraient du retard.

Cette explosion d’activité n’était pas qu’à court terme, mon planning de fin d’année était quasi complet et de nombreux dossiers arrivaient au fur et à mesure avec des perspectives de travail assurées jusqu’à fin juin.

J’avais également créé une trésorerie importante (plus de 20 000 euros) me permettant au besoin d’assurer à l’avenir une baisse possible d’activité sans trop en sentir les effets, pour peu qu’elle ne dure pas trop longtemps.

De plus, j’avais de nombreux projets en tête, mais pour certains de ces projets, il me manquait des compétences techniques, comme vous le savez, je ne suis pas développeur et même si je bidouille du code, je n’aurai jamais la prétention de l’être.

Avoir un développeur était aussi une plus-value pour l’entreprise, un apport de compétences, de possibles nouveaux produits à vendre à mes clients.

Brefs, tous les signaux étaient au vert, je cherchais un développeur, Julien voulait quitter son boulot, on se connaissait un peu d’internet, je l’ai donc embauché.

En février, j’ai également embauché ma femme à mi temps, c’était prévu de longue date, elle s’occupe de la compta et a des compétences de rédactrice et traductrice que je compte bien exploiter.

Vous avez bien tout lu ? Chronique d’un échec annoncé ou presque, j’avais oublié le facteur X dans l’équation.

10 mois plus tard, Julien quitte l’entreprise, alors que les signes sont toujours au vert.

10 mois plus tard, mon entreprise n’a plus de trésorerie ou presque plus.

10 mois plus tard, je dois tout reconstruire ou presque.

La raison principale est simple : tous les dossiers prévus ou signés pour 2009 ont été repoussés à… plus tard.

Soit, près de 60 000 euros de contrats qui devaient se faire entre Décembre et Juin. Nous n’avons vécu que du tout venant, des contrats annexes, des contrats de maintenance et de référencement.

Avec le recul, je ne sais même pas comment nous avons fait pour tenir aussi longtemps.

Je vous donne la liste, c’est amusant, ou pas :

Pour information, la plupart des dossiers dont je parle ici sont des dossiers entre 8k et 20 k.

Premier contrat : gros contrat prévu pour se dérouler entre Décembre 2008 et Février 2009.

Le dossier prend du retard, rien d’inhabituel, le client doit travailler sur ses contenus, c’est un gros boulot, il attend des éléments de différentes sociétés dont il est revendeur exclusif.

Nous travaillons donc sur la structure technique et le design, installons les premiers contenus qui sont déjà importants, puis, plus rien, pas de nouvelles du client.

On arrive à se contacter et là il m’apprend que sa société est rachetée, tout est gelé, il me tient au courant, mais ça va prendre des mois.

Deuxième contrat : très gros contrat pour un partenaire devant commencer en Janvier 2009 et être livré pour fin mai.

Une période de consultation / conseil est prévue, elle se déroule bien, pas de soucis de ce côté et puis plus rien.

Je ne peux pas rentrer dans les détails, mais il s’agit d’un gros compte avec toutes les implications que ça peut avoir.

Et le bloquage fut imprévu. Le dossier était dépendant d’un autre dossier de com du client final, devant l’actualité, le premier dossier a été gelé et par effet de bord, le nôtre aussi.

A ce jour je ne sais même pas quand il reprendra.

Troisième contrat : encore un gros dossier avec un partenaire pour un client pour qui nous avons déjà réalisé un blog. Prévu entre mars et Juin 2009.

Il s’agit d’une refonte complète de leur site internet, avec des prestations diverses dont une grosse partie de référencement.

Premières consultations, livraison de recommandations, livraison de wireframes, puis… plus rien.

Nous apprenons alors que la société a décidé de se faire normaliser ISO et de fait, toutes les ressources humaines et financières sont dédiées à ce projet.

Normalement il doit reprendre prochainement… normalement.

Quatrième contrat : un dossier important pour un de mes meilleurs clients dont je m’occupe depuis les débuts de ma société ou presque. Le dossier devait être réalisé sur Juin, début Juillet.

Comme il s’agit de soutenir le lancement de nouveaux produits hors de leur cible actuelle et que le dossier est très orienté référencement, je réalise un audit sectoriel et concurrentiel pré projet pour orienter les travaux à venir.

Suite au résultat de cet audit, le dossier a besoin d’être recadré et est donc repoussé à… Septembre

Heureusement, celui-là, il est en train de se faire.

Cinquième contrat : celui-ci, il est juste pour illustrer la loi de Murphy. Normalement prévu pour fin Juin, début Juillet.

Un petit dossier, un blog d’entreprise, mais qui, quelque part, conditionne également la récupération totale de la communication internet de l’entreprise.

Consultation faite, contenus initiaux récupérés, blog installé, configuré, une première maquette est proposée…

Et là, plus de nouvelles du client. Je relance, mail, téléphone (messagerie), rien.

Quelques semaines plus tard, le client me contacte pour me prévenir qu’il a été hospitalisé et qu’il reprendra le dossier en main dés que possible.

A ce jour, le dossier est toujours en attente.

Ajoutez à tout ça 10 000 euros d’impayés (dont je n’ai récupéré une partie qu’en Septembre) de 2008 et une régule de charges de 9000 euros prévue pour Novembre et vous aurez une petite idée de l’état dans lequel je me trouve depuis Avril/Mai.

En fait, ce qui a faussé la donne durant ces mois, c’est la trésorerie que j’avais sur le compte de l’entreprise. Cette trésorerie a masqué les faibles rentrées d’argent, tant qu’on peut payer les salaires, ça va, quitte à ne pas me payer, jusqu’au moment où ce n’est plus possible, qu’on se rend compte qu’on va droit dans le mur.

J’ai réagi en Juin, quand le quatrième contrat a été repoussé, je n’avais plus de visibilité à moyen terme, je ne pouvais plus qu’espérer qu’un des contrats se débloquerait ce que j’ai attendu… attendu… en vain.

Fin Juin, bouffé par le stress j’annonce donc à Julien que je vais devoir le licencier, je ne le prends pas en traître, il a  bien vu qu’il n’y avait quasiment pas de travail et je ne lui ai jamais rien caché de la situation.

Et croyez-moi, quoi qu’en disent les bouffeurs de patrons, avoir à licencier quelqu’un, quand on est quelqu’un de normal, je ne le souhaite pas à mon pire ennemi. je crois que je commence tout juste à m’en remettre physiquement tellement la tension et le stress m’ont bouffé pendant des semaines.

En tous cas, cette expérience, bien que malheureuse, aura été riche en apprentissages :

  • Je travaille mieux seul
  • Avoir un employé c’est s’imposer des contraintes auxquelles je n’étais plus habitué
  • Je n’ai en fait, pas besoin d’un développeur à plein temps, mes projets sont surtout des projets de com pure et de référencement
  • Je ne suis pas forcément fait pour être patron
  • Rien n’est jamais acquis (oui celle-là est facile mais quand on se prend une bonne grosse claque on l’assimile mieux)
  • Quand les signes de difficultés sont là, il faut réagir et vite. Si j’avais réagi plus vite la situation serait plus simple actuellement.

Pour le reste, pas d’inquiétudes, ma société va s’en sortir, et probablement avec un CA supérieur à celui de l’année dernière, mais pas suffisant pour absorber l’énorme augmentation de charges que représente une double embauche.

Le bon côté des choses, c’est que si mon entreprise a survécu à cette année catastrophique, je pense et j’espère qu’à l’avenir elle résistera à tout.

C’est beau un projet de passage en Freelance qui se concrétise

27 Janvier 2008 : Je suis un ingénieur indépendant !
C’est décidé, je me mets à mon compte, je passe indépendant, je travaille en freelance !

Certes en passant freelance je décide de renoncer à un certain confort que j’avais acquis en tant que salarié chez mon ancien employeur : un poste à responsabilités, un bon salaire, un environnement dans lequel j’avais mes marques et que je maitrisais. Pourtant depuis quelques mois, et à cause (ou grâce, c’est selon) de cette désagréable impression de me laisser mourir sur ma chaise de développeur java, j’ai compris que j’avais besoin d’un peu de changement.

14 Avril 2008 : Contrat reçu !
Je l’ai enfin dans les mains ! Ce fameux contrat qui annonce mon entrée dans le monde de la prestation informatique en tant qu’indépendant ! Le contenu est bien sur différent d’un contrat de salarié vu qu’il s’agit ici d’un accord d’entreprise à entreprise, je vais donc éplucher attentivement la quinzaine de pages que je viens de recevoir, on n’est jamais trop prudent !

L’aventure continue !

3 mois séparent ces deux citations du blog FreelanceInformatique.com, personnellement, j’aime bien.

Evènement d’importance : mon premier salaire

Voila, à partir de Septembre, après un peu plus d’un an d’activité, ma société va commencer à me verser un salaire.

Notez bien la différence avec JE me verse un salaire, même si dans les faits c’est à peu de choses près la même chose.

Attention, ce salaire est absolument mirobolant, voir indécent : 800 euros par mois (pas d’histoire de brut ou de net, c’est mon salaire de gérant).

Plus sérieusement, je suis sur que cela vous semble ridicule, et ça l’est si l’on prend en compte les compétences, le temps de travail, les responsabilités.

Je vois d’ailleurs certains apprentis indépendants se dire : tout ça pour ça ?

Oui… et non.

En fait, au jour d’aujourd’hui, je pourrais me verser approximativement le double, ce qui tout de suite vous parle un peu plus.

Seulement, j’ai fait le choix de la sécurité car, même si je pense mon activité pérenne actuellement, avec de bonnes perspectives à court et moyen terme, je ne veux prendre aucun risque pour moi et ma famille.

Si l’activité de ma société continue d’évoluer comme elle le fait actuellement, je pense revaloriser ce salaire sous 6 mois, puis peut-être 6 mois après de nouveau, mais en attendant, je préfère assurer la sécurité financière d’AJcréa plutôt que de me la jouer : ça marche, à moi les sous !

Cette vision des choses, c’est aussi ce qui me permet d’entretenir de très bonnes relations avec mon banquier, je ne suis pas un flambeur, il le sait, il me fait confiance (bon d’accord le fait que le compte de ma société n’ait jamais été dans le négatif en 1 an d’activité joue aussi beaucoup) et quand votre banquier vous fait confiance, croyez-moi, vous négociez plus facilement avec lui.

J’en ai pas mal discuté avec lui et il m’a confirmé que nombres de « faillites » de jeunes sociétés venaient du fait que ses gérants se versaient des salaires trop élevés et trop tôt dans la vie de leur société, il suffit alors de deux ou trois mois de vaches maigres pour sérieusement mettre en péril la vie de leur entreprise et dans vaches maigres, vous pouvez inclure les mauvais payeurs.

Quand on voit que le salaire moyen de patrons de PME est de 4000/4500 euros par mois, je me dis quand même que j’en suis encore loin (bon d’accord je ne suis patron que d’une TPE) mais je pense y arriver d’ici… 2050 ?

Allez, pour fêter ça, ce soir on ouvre une bouteille de mousseux, je n’ai pas encore les moyens de me payer du champagne. ;)

La maîtrise de l’outil informatique comme critère commercial

Il y a quelques années, dans la société où je travaillais, nous avions un commercial qui avait décidé de ne plus signer de contrats avec des clients n’ayant pas la moindre connaissance d’internet.

Etrange positionnement pour un commercial non ?

Je vous parle d’un temps (non pas que les moins de vingt ans…) où Internet était encore quelque chose de nouveau et où tout le monde avait ce mot à la bouche sans bien savoir ce que c’était exactement : il fallait être sur internet, ce nouvel Eldorado de la communication.

J’en avais discuté avec lui autour d’un café (nous étions une société sérieuse) et il m’avait expliqué ses raisons qui, bien sûr, n’étaient pas totalement altruistes (il était commercial tout de même) :

Tu vois, un client qui veut un site internet et qui n’a même pas de connexion, en fait, il ne peut pas savoir ce qu’il veut, il en a juste entendu parler et ça l’intéresse, mais comme il ne voit pas trop en quoi ça peut lui servir, il ne va pas y mettre beaucoup d’argent. En plus, ça va être la galère pour lui expliquer ce qui va avec, l’hébergement, les mails… Bilan, plus d’emmerdes qu’autre chose en perspective donc au final on perd de l’argent et si on perd de l’argent, ça me retombe dessus. Donc je préfère leur dire de s’intéresser à Internet, d’essayer 2 ou 3 mois et de revenir me voir.

Vous me direz, comportement suicidaire, mais à l’époque, la concurrence était quasi inexistante dans la Région.

10 ans après, les choses n’ont pas tant changé que ça, contrairement à ce que l’on pourrait croire vu de notre petite bulle de technophiles ou de early adopters.

Prenez les gens autour de vous, votre famille, vos amis, combien d’entre eux savent réellement surfer, rechercher de l’information efficacement, configurer une connexion internet, configurer un compte mail ? Des choses qui vous semblent tellement naturelles, mais pour l’utilisateur lambda, elles semblent d’une complexité folle.

Transposez maintenant ces compétences « familiales » à votre clientèle existante ou potentielle, vous aurez les mêmes disparités de niveau de connaissance, je ne parle même pas de maîtrise.

On arrive au moment où vous vous demandez où je veux en venir non ?

C’est bien simple, d’un point de vue commercial, certains clients vont avoir une réelle autonomie post projet, d’autres non. Certains clients vous demanderont peut être un conseil de temps en temps, d’autres tous les jours.

Comment prendre ce facteur en compte lorsque l’on signe un contrat ? J’applique déjà ma politique du prix de réserve, mais cela ne concerne que le projet en lui-même, pas l’accompagnement du client sur le long terme.

Et croyez-moi, cet accompagnement peut, dans certains cas, être monstrueusement chronophage et donc coûteux pour le fonctionnement de votre entreprise quand comme moi, votre entreprise, c’est vous.

Pour l’instant, je n’ai pas de réponse toute faite à cette question, je suis en train de réfléchir à des contrats de Webmastering et d’accompagnement/conseil technique, mais, premièrement ce type de contrat est difficile à chiffrer et deuxièmement difficile à faire accepter à des clients déjà habitués à votre disponibilité.

Trop concentré dans mes devis

Je ne sais pas pour vous, mais quand je suis en train de travailler sur des devis, je m’y plonge complètement, je me focalise sur mes documents et la façon de les rédiger, du coup j’oublie tout le reste.

De fait, si quelqu’un m’appelle dans ces moments, il me faut un temps d’adaptation pour revenir sur terre, c’est ce que j’appelle le mode autiste (oui je sais, ce n’est pas très heureux) que j’attribue en général aux développeurs.

Et ça, ce n’est pas très bon pour l’image de la société.

Mais pourquoi tous mes clients m’appellent quand ma secrétaire n’est pas là ?!!!

Genèse d’une société : IV – AJcréa

Après avoir repris contact avec différents réseaux professionnels, j’ai commencé à m’intéresser aux discussions tournant autour des standards. Un nom revenait souvent dans les discussions : Alsacréations.

Eric Delcroix semblait porter cette communauté en très haute estime, c’est donc tout naturellement que je suis allé voir. Erreur, monumentale erreur.

Plus je lisais les discussions du forum plus je me rendais compte que moi, qui croyais être un professionnel, je n’étais en fait qu’un bidouilleur de première.

Je pouvais me donner l’excuse d’avoir travaillé de nombreuses années dans une société ou la veille n’était pas de mise, mais je ne pouvais plus décemment continuer à travailler avec de mauvaises méthodes.

J’ai donc décidé de remettre en cause toutes mes compétences professionnelles et de tout reprendre à 0, et croyez moi, ce n’est pas si simple.

Pendant 1 mois, je n’ai fait que ça, des exercices, des tests, de la lecture de ressources, de nouveaux tests plus poussés pour enfin finir par réaliser une nouvelle version de mon site professionnel, respectueuse des standards et entièrement habillé graphiquement par CSS.

C’est donc avec fierté que je propose mon bébé à la vindicte populaire de la partie du forum Alsacréations nommée : Ergonomie et esthétique générale, demandes d’avis et de critiques.

Le code semble bon, mais on me parle de différents problèmes touchant à l’accessibilité… L’accessiquoi ?

Je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais je suis quelqu’un de curieux et de perfectionniste, et quand on me parle de quelque chose touchant à mon métier, j’aime bien savoir de quoi on me parle.

Me voici donc à la découverte d’une autre évolution de mes compétences : l’accessibilité et la qualité.

Et croyez moi, quoi qu’on en dise, ce n’est pas si simple de s’y retrouver dans toutes les bonnes pratiques liées à l’accessibilité : WCAG, WAI, Accessiweb, handicaps multiples et divers, ce qu’en disent les uns, ce qu’en pensent les autres, les pour, les contres, bonnes pratiques pour les uns, hérésie pour les autres.

L’accessibilité numérique est un des domaines de notre métier qui a une forte implication émotionnelle et qui, de fait, entraine parfois des comportements extrémistes.

En parallèle, je travaille à mon positionnement commercial et professionnel.

Ayant déménagé dans un environnement rural, je décide de prendre contact avec tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une association ou une organisation professionnelle.

Je prends, en particulier, contact avec l’association principale d’entrepreneurs des environs, dirigée par un entrepreneur très connu, le PDG des entreprises Beillevaire qui est impliqué dans a peu près toutes les associations et organisation locales.

Pour la petite histoire, il m’a fallu plusieurs appels à son siège social pour prendre contact avec lui, pas mal de messages laissés à son secrétariat avec la promesse qu’il allait me rappeler.

Et il m’a rappelé, un des moments les plus humiliants de ma vie de professionnel.

Exceptionnellement, j’avais ma fille à la maison, elle était malade et donc impossible de la laisser chez sa nounou, on joue un peu, puis vient le moment de lui changer sa couche… Je vous laisse deviner la suite, le téléphone sonne, je réponds… Bonjour, ici monsieur Beillevaire… PAPA!!!!!!!!!! PAPA!!!!!!! PAPAAAAAAAA!!!!!!

Euhhh, est-ce que peux vous rappeler un peu plus tard ? J’ai ma fille là… problème… malade… changement de couche….

Réponse de mon interlocuteur (je sens bien qu’il est plié de rire au téléphone) : Je vous rappelle un peu plus tard.

Et merdeeeeee…

Heureusement, il a rappelé. J’ai évité le suicide par immersion prolongée dans le bac à couches.

De mes échanges avec monsieur Beillevaire, un élément principal va se dégager : si je désire m’installer dans le coin et prospecter au niveau local, il me faudra créer une société, le portage salarial n’est pas encore forcément bien intégré et les gens aiment bien savoir qui travaille pour eux.

Je décide donc de prendre contact avec différents professionnels ou administrations à même de me conseiller et principalement :

  • Le responsable local de la chambre des métiers et de la chambre de commerce et de l’industrie.
  • Un expert comptable

Si vous avez l’envie de vous installer, surtout dans une zone rurale, ces deux interlocuteurs sont obligatoires. Ils connaissent parfaitement le tissus économique local, ils connaissent les bons interlocuteurs en fonction de votre secteur, ils connaissent tous les réseaux, bref, ils sont incontournables.

N’hésitez pas à rencontrer plusieurs experts comptables d’entreprises différentes, eux même vous le conseilleront si ils sont professionnels, tout simplement pour agrandir votre réseau de connaissances au niveau local.

Pour créer les statuts de mon entreprise, j’ai utilisé les services de deux personnes : mon futur comptable, et mon avocate (bon là ce n’est pas obligatoire, mais j’ai une soeur avocate, autant la faire travailler).

Contrairement aux idées reçues, créer sa société, ce n’est ni long ni difficile, à partir du moment que vous savez ce que vous faites, que vous êtes motivé et que votre projet tient la route.

Ce qui est long, c’est la réflexion autour du projet, quel statut, quel capital, quel nom…

Pour ma part, j’ai fait confiance aux professionnels qui m’ont conseillé, qui ont réfléchi avec moi, sachant que rare sont les choix qui sont irréversibles.

Fin Juillet, mon entreprise était officiellement créée : l’EURL AJcréa.

Comme vous pouvez le voir, je ne me suis pas foulé pour le nom, je n’avais pas envie de trop chercher, sachant que j’allais me présenter en nom propre la plupart du temps. Dans les faits, l’entreprise c’est moi, Aymeric Jacquet.

Mi Aout, je signais le premier contrat de la société, plutôt un signe encourageant.

Et si on se rencontrait 2 : à Paris ou à Lille

Je vous rassure, le « Et si on se rencontrait ? 1  » est toujours d’actualité, juste qu’il faut que je prenne le temps d’organiser la chose.

Là je vous parle de tout autre chose, il se trouve que je suis sensé intervenir à la rencontre Blog en Nord : Juin 2007 TPE Blogs.

Je n’en avais pas parlé jusqu’à maintenant car la chose n’était pas confirmée. Maintenant, c’est sur, j’y vais. Je ne sais pas encore trop en quoi va consister mon intervention (au passage si un organisateur passait par là hein…), mais j’y vais.

Ca se passe donc à Lille le 26 Juin prochain, donc si vous passez dans le coin il y a peut-être moyen que l’on se fasse un petit resto sympa, en clair manifestez-vous. Toutes les informations sont sur le billet de Blog en Nord.

Allant à Lille, et donc passant par Paris, je me suis dit qu’il pourrait aussi être bien de rencontrer des gens, il parait qu’il y a aussi plein de gens sympas à Paris.

Il y a de grandes chances que je sois à Paris les 25 et 27 Juin, j’ai pas mal de gens à voir, partenaires, clients, amis, mais je devrais pouvoir trouver des créneaux pour rencontrer d’autres personnes, donc, encore une fois, manifestez-vous si vous voulez vous faire un petit resto ou simplement taper la discute autour d’un verre en terrasse.

En espérant vous rencontrer.