Qu’est ce que la "surstructuration" en mise en page ?

La nature a horreur du vide, le « metteur en page » amateur également.

Un des travers classiques que l’on peut rencontrer dans les mises en page (web ou print) de personnes dont ce n’est pas le métier, c’est un besoin de structurer leur document à l’extrême.

Cela vient d’une peur bien légitime de ne pas être « lisible » lorsque le document contient une certaine masse d’informations.

L’avatar le plus commun de cette mauvaise habitude est un usage intensif de filets ou de bordures pour délimiter les zones d’information. Et quand je dis filet, je devrais dire parfois gros filets.

En utilisant un(e) filet/bordure, on donne virtuellement (et littéralement) un cadre à son information, car c’est un balisage visible, cela nous rassure, mon information a une force que je vois à l’écran et elle ne se mélange pas avec le cadre de l’information suivante.

Pour être vraiment certain, ces filets sont souvent couplés avec des fond de couleur qui contrastent fortement (et souvent trop) avec le reste du design.

Avec le temps, on apprends qu’un simple fond léger, un repère graphique, un filet unique ( en haut, a droite, en bas, à gauche) suffisent à mettre en avant une information, on arrive à se libérer de ce besoin de structure, à ne plus avoir horreur du vide.

Ps : petite dédicace à l’artichaut Rennais.

Cordialement,
Aymeric Jacquet

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