Business et politesse

Une chose me titille depuis que j’ai lancé ma société, c’est l’effarant manque de politesse que l’on peut rencontrer de la part de certains contacts ou prospects.

Bon d’accord j’exagère un peu, il ne s’agit pas vraiment d’impolitesse volontaire mais plus d’impolitesse par omission ou par habitude.

Pour exemple, je reçois, en moyenne, une à deux demandes de devis par semaine pour des prestations Print diverses et variées, allant du package complet (logo, plaquette, papier à en tête, cartes de visite) à la simple carte de visite.

Ce n’est pas réellement mon fond de commerce, mais je prends toujours le temps de répondre, de demander des devis aux imprimeurs avec lesquels je travaille, de proposer un devis.

J’ai oublié de préciser, ces demandes se font toutes par email.

A ce jour, une seule personne a eu la politesse de me remercier de lui avoir répondu, pour les autres, rien, nada, que dalle.

Je sais bien que c’est une habitude dans le secteur, on contacte plein de sociétés, on demande des devis, on choisit celui qui nous convient et voila.

Sauf que nous prenons du temps pour répondre et je pense qu’il est quand même légitime d’attendre un minimum de retour même par email, même avec un message « type ».

Des fois je me dis que je suis un peu extraterrestre à toujours tenir mes clients au courant, à toujours prévenir des personnes que j’ai contacté de l’évolution d’un dossier. C’est vrai, ça me prend beaucoup de temps, mais en retour s’instaure un climat de confiance bénéfique à tous.

Ceci dit, ce n’est pas sans effets collatéraux.

Un jour, après être parti à l’étranger pendant une semaine ou j’étais injoignable, un client m’avoua qu’il était sur le point d’appeler la police, s’inquiétant de ne pas réussir à me joindre (en général, même en vacances je reste joignable pour les cas d’urgence), il avait eu peur qu’il ne me soit arrivé quelque chose.

C’était une personne avec qui nous avions toujours eu des relations cordiales, mais uniquement de travail, j’avais trouvé alors son inquiétude à mon sujet aussi étonnante que valorisante.

D’autres par contre poussent l’impolitesse à la limite de l’escroquerie.

Au début de l’été, je fus contacté par un centre de formation Toulousain. Etonné, je précise à la personne que je suis de la région Nantaise (j’habite une petite ville s’appelant Paulx, il pouvait y avoir confusion avec la ville de Pau, beaucoup plus proche de Toulouse), elle me confirme que oui, elle sait, que cela ne pose pas de problèmes et me propose d’intervenir sur un cycle long de formation PAO/Web à partir d’Octobre.

Ce monsieur me demande alors de lui faire une proposition en terme de tarifs, m’envoie leur programme et me dit que je peux l’adapter au besoin.

Je prépare donc ma réponse, une offre incluant les frais de transport/logement et lui envoie l’ensemble.

En retour, il me propose tant de jours de formation, et que ce serait bien que l’on se rencontre pour parler des modalités.

Soit, je lui propose une date dans la fourchette qu’il m’avait proposé, j’envoie le mail et puis… plus rien.

Je laisse passer un ou deux jours, je renvoie un mail et me décide enfin à appeller, la personne n’est pas joignable, laissez un message, il vous rappelle dans la journée.

Rien.

Nouvel appel, la personne n’est pas joignable blablabla… Stop! je vous explique, rendez-vous proposé, blabla, attente de réponse blabla. Ah, et bien venez monsieur.

Euhh si je dois aller à Toulouse autant que je sois sur de rencontrer la personne hein.

Si je vous dit que c’est bon c’est que c’est bon (vois agacée au téléphone)… Et la marmotte?

J’ai essayé de nouveau de joindre cette personne avant et après la date de rendez-vous, bizarrement il n’était jamais là et « me rappelait le plus tôt possible », juré, promi, craché.

Si c’est pas de la politesse ça.

Cordialement,
Aymeric Jacquet

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4 Commentaires pour Business et politesse

  • J’ai connu le même genre de comportement il y a quelques années.
    On discute d’un "volume important de formations" (une vingtaine de journées) ce qui permet de faire baisser le prix de journée…
    "Non non, pas de bon de commande global, ce sera un bon par session de deux jours…"

    Au final, juste deux journées auront lieu et le client m’apprendra qu’il n’en a jamais été prévu davantage !
    Ensuite, et bien impossible de joindre la commerciale par téléphone et la galère pour arriver a me faire payer :)

    Tout ça date de fin 2001 et depuis j’ai ‘droit’ de temps en temps à un courriel, soit m’avertissant d’un durcissement des conditions de règlement, soit de la pub pour de nouvelles formations… Une seule fois pour une demande d’intervention (à laquelle j’ai préféré ne pas répondre)
    J’ai demandé à être enlevé de leur liste de contacts, mais ils n’ont pas du comprendre.
    Ce qui est amusant c’est qu’ils n’ont pas l’air de connaitre les cci et diffusent ainsi régulièrement l’ensemble de leurs contacts !

    La boite était de Toulouse, probablement la même :o)

    Le 3 janvier 2007 à 23 h 33 min

  • delcroix

    héhéhé… Tu m’avais raconté l’histoire de Toulouse à l’époque :-)
    Ton point de vue est à rapprocher de deux de mes billets qui concernaient aussi les demandes en formation : http://www.ed-productions.com/le... et http://www.ed-productions.com/le...

    Le 4 janvier 2007 à 2 h 18 min

  • Aymeric Jacquet

    @votrewebfacile : Peut être que c’était la même société, avec le recul, ils avaient quand même l’air d’avoir des méthodes bien rodées.

    Le 5 janvier 2007 à 10 h 14 min

  • Oui, ce genre de boite finit par être connue a force. Le niveau des formateurs avec lesquels elles arrivent a bosser doit finit par baisser.

    J’ai connu quelqu’un qui avait ce genre de méthodes ici sur Marseille. Elle présentait des formateurs qui avaient le niveau afin d’obtenir le contrat avec le client final puis les remplaçait rapidement par d’autres beaucoup moins chers (un des clients m’a raconté ainsi avoir viré un des animateurs aprés la première pause…)
    ça lui permettait de casser les prix. Elle se débrouillait en plus pour ne pas régler intégralement les factures.
    Résultat : liquidation après deux ans (avec 1MF de dettes…)

    Le 5 janvier 2007 à 10 h 41 min